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Les émois du mois #72 | Novembre 2019

1 décembre 2019

LE « MOI » de Novembre

En chaque fin de mois, un petit recap' en facette de mes lectures ! Avec en quelques lignes mes impressions sur la "meilleure" et la "moins bonne"  lecture du mois.




Mes lectures : 

  • Les voeux secrets des soeurs McBride de Sarah Morgan
  • Qu'est-ce qu'elle a ma gueule ? de Avery Flynn
  • Toi seul de Carine Pitocchi
  • Le Silence de la mer de Vercors
  • Un si petit oiseau de Marie Pavlenko
  • Les Hathaway, Tome 1 : Les Ailes de la nuit de Lisa Kleypas
  • L'Honneur d'une Viking de Anna Lyra


Des Chiffres


Au plaisir.

Le Souffle des Highlands, Tome 1 : La Disparue des Highlands de Natacha J. Collins

16 novembre 2019


Résumé :
Il a l'audace de la choisir; elle a le courage de l'aimer.

Écosse, XIIIe siècle.
Quand sa mère lui apprend le nom de l’homme qu’elle doit épouser, Kenna se sent trahie, vendue. Comment ses parents peuvent-ils l’unir à un Fraser, ce clan de brutes, d’assassins… leurs ennemis de toujours ? Pourtant, lorsqu’elle rencontre son promis pour la première fois, Kenna est surprise : Liam se révèle être un homme aimable, peut-être même séduisant. Tout le contraire de son cousin Murtagh, un Highlander aussi ténébreux et solitaire que Liam est sociable. Mais, à mesure que les noces approchent et que le comportement de son fiancé se fait plus ambigu, Kenna se demande lequel des deux cousins est le plus à craindre…

Moi j'en dis :
Une histoire surprenante et addictive ! 

Elle débute sur une trame classique, avec l’annonce d’un mariage arrangé entre notre héroïne, Kenna, et le fils du laird d’un clan ennemi pour apaiser les tensions. Cette union est décisive, ainsi, la jeune fille n’a pas son mot à dire, et pourtant elle se sent trahie et abandonnée par sa famille sur l’autel de la paix au profit d’un clan réputé sanguinaire, brutal et violent. Elle en est là dans sa réflexion quand elle rencontre finalement son fiancé, elle déchante, enfin… au contraire, elle est enchantée : il est aimable, séduisant, distingué.

À partir de là, l’auteur sort des sentiers battus et son histoire prend un tournant inattendu ! Impossible d’en dire plus sous peine de vous gâcher le plaisir.

Verdict : J’ai adoré ! Merci à Copine Gwenlan du blog La Malle aux livres pour cette recommandation.

Les infos : 
Date de parution : 01/09/2018
Editeur : Editions Harlequin
Collection : Victoria 
Nb. de page : 384 pages

N'oubliez pas, c'est mon avis : Aimez, détestez, peu importe respectez.
Au plaisir.


Toi seul de Carine Pitocchi

14 novembre 2019


Résumé :
Jeune et brillante avocate new-yorkaise, Moira Wallace vient de gagner le procès qui va faire décoller sa carrière. Pourtant, prise de doutes et rattrapée par les désillusions, elle décide de tout quitter pour s’engager dans une mission humanitaire en Éthiopie. Là-bas, loin de tout, elle découvre non seulement une dure réalité, mais également la richesse du peuple africain. Et elle n’est pas au bout de ses surprises, surtout quand débarque Liam Spencer, acteur hollywoodien des plus sexy… Partie pour trouver un sens à sa vie, Moira était loin de s’imaginer à quel point cette expérience allait bouleverser son existence.  

Moi j'en dis :


Cette lecture a été difficile.
Difficile parce que dérangeante et problématique.
Difficile parce que frustrante et superficielle.
Difficile parce que le résumé vend du rêve, alors que l’histoire n’est pas à la hauteur.

L’histoire, c’est celle de Moira Wallace, une jeune avocate New-Yorkaise qui vient de remporter le procès du siècle. Le procès infâme du siècle. Le temps de boire une coupe de champagne et la voilà rattrapée par sa conscience. Cette victoire la couvre d’ignominie. Une chose en entraînant une autre, c’est tout son quotidien qu’elle envoie valdinguer. Pour retrouver son identité, elle décide de s’engager dans une mission humanitaire en Éthiopie.

Tu vois le potentiel ? Tu le sens comme il est palpable ?

L’histoire est traitée d’un bout à l’autre de manière superficielle.
Le début est chaotique. Le cœur du roman est bâclé. La fin est précitée.

Dans les premières pages, on sent que l’auteur veut faire arriver son héroïne en Éthiopie, mais elle veut aussi nous donner des détails sur sa vie, sur son métier, sur sa famille, sur sa relation amoureuse. Masse de détails et accélération c’est une équation antinomique.
Cela dit, elle parvient à dresser le portrait d’une héroïne à bout. Une héroïne qui sort doucement, mais sûrement de son hibernation carriérique. Une héroïne difficile à apprécier tant elle est égocentrique, narcissique et autocentrée.
Au début du roman, pourquoi pas ? Ce sont des traits de caractère auxquels on peut s’attendre, mais ne la voyant pas gagner en maturité de page en page, j’ai vite déchanté. Toutes ses prises de paroles n’ont qu’un seul objectif : la maintenir au centre de l’intérêt !

Des exemples, pendant : 
  • la crise de panique de son collègue, elle répond : « Tu vas respirer un bon coup et arrêter de me faire flipper. »
  • une dispute avec des villageois, elle répond : « Cet acte anodin me rappela avec un peu trop de vivacité que son séjour parmi nous s’approchait dangereusement de son terme et que je serais bientôt séparée de lui. »
  • une menace sur un membre du groupe, elle répond : « Ne fais pas ça, protestai-je mollement en me laissant aller contre lui. Je n’y arriverai pas sans toi. »
  • Bonus : « C’est très gentil de ta part de t’intéresser à nous, mais ça ne m’aide pas vraiment. »
S’ajoute à cet art de tout ramener à elle : son sens de la déresponsabilisation. C’est la première fois que je lis une quête initiatique qui tourne en eau de boudin :
« Je ne me cache pas. Après cette histoire, je me suis simplement rendu compte que tout ce que j’avais fait jusqu’à présent, je ne l’avais fait que pour satisfaire les exigences de ma famille. »

Bon.
Au-delà de cette héroïne en tout point catastrophique.

L’histoire aurait pu s’arranger avec l’arrivée en Éthiopie, mais non. L’auteur s’enlise de maladresse en maladresse. L’histoire continue sur une onde de superficialité.
L’auteur se contente d’enfoncer des portes ouvertes. D’aborder à la volée une pléthore de sujets épineux et problématiques dont les enjeux sont à peine effleurés. Elle annonce de grandes vérités sans jamais les étayer d’arguments, d’anecdotes ou d’explications. L’ensemble dégouline de bons sentiments et de bonnes intentions. Résultat, c’est trop sucré !

L’auteur place son histoire en Éthiopie, sans contextualisation solide. L’histoire aurait pu se dérouler en Somalie, en Érythrée, au Yémen, au Mali… ça ne changeait rien. Enfin si 3 paragraphes vikidia, balancé comme un copier/coller, sans profondeur, sans recul, et pire que tout avec une impression d’empathie téléphonée. Elle ne donne aucune explication du contexte géopolitique. Elle survole le conflit sans jamais dire qui sont les belligérants et les groupuscules par exemple. Même d’un point de vue culturel elle ne donne aucune information ! D’un point de vue religieux : néant absolu.
L’arrivée de l’héroïne à l’orphelinat se fait via une roadtrip de plusieurs jours : elle ne décrit aucun paysage, elle ne témoigne d’aucune rencontre.

Et pourtant elle dit : « On nous reçut comme des proches et les soirées furent extraordinaires à leurs côtés. Ce genre de moments de partage qui vous restent gravés en mémoire à tout jamais. D’une certaine façon, j’avais l’impression d’apprendre la véritable définition du mot “humanité”. »

Je ne comprends pas ? Pourquoi ne pas partager la rencontre avec le lecteur ? Pourquoi une vérité absolue plus tôt qu’une description incluante ?

Pour arriver plus vite à la romance ? Liam arrive au chapitre 11, comme un cheveu sur la soupe. Il n’apporte rien, ni à la quête de l’héroïne dans son équilibre ni au contexte dans lequel il est introduit. Pire que tout : les raisons de sa présence à l’orphelinat m’ont mise mal à l’aise. Il vient faire l’autruche dans une campagne humanitaire après une révélation qui bouscule son planning ? Depuis quand l’humanitaire est-il synonyme de centre de repos ? Quel est le sens de cette motivation ?

De façon générale, ici la vision de l’humanitaire est très proche d’une philosophie de chevalier blanc avec une touche de néocolonialisme compassionnel qui gangrène l’humanitaire et qui me fait furieusement grincer des dents.

Verdict : Bon. Tu veux lire une romance autour de l’humanitaire, choisi plus tôt « Pour t’avoir » de Shirley L.B aux éditions Harlequin.


Bonus : Un extrait
Je promets solennellement que les coupes faites dans le texte, indiquées par le symbole […] n’orientent en rien l’extrait que je vous propose. J’ai simplement retiré les jalons d’intrigues pour raccourcir l'extrait.

Exceptionnellement, j’avais décidé de m’octroyer une petite pause pour me plonger dans la lecture d’un roman que m’avait chaudement recommandé Merry dans son dernier colis – apparemment, c’était LE best-seller du moment ! […] Je m’étais donc tranquillement installée sur les marches devant mon bureau pour m’atteler à la lecture de ce fameux roman « trop addictif » qui s’arrachait à des millions d’exemplaires. À la centième page – et il avait fallu que je fasse un effort conséquent pour arriver jusque-là –, je décidai que j’en avais assez lu. Les personnages fades et dénués du moindre intérêt avaient un horrible goût de réchauffé.

L’héroïne bête et nunuche à bouffer du foin était le cauchemar de toute bonne féministe qui se respectait. Quant au mec qui faisait fantasmer des millions de femmes à travers le monde, il était inconsistant, narcissique, pervers et dominateur. En soi, il n’avait rien pour plaire excepté le fait d’être beau et riche… mais, vraisemblablement, ça suffisait pour tout lui pardonner. Je me demandais si l’engouement général de ces dames aurait été le même si le personnage principal du livre avait été moche et pauvre.

Un peu désespérée à l’idée que ce pamphlet soit devenu l’objet de tous les fantasmes féminins actuels, je le jetai par terre devant moi. Moi qui pensais passer un bon moment de lecture, c’était raté.

À vrai dire, la découverte de ce livre m’avait plus gonflée qu’autre chose. Le contraste avec ce que subissaient les femmes ici, privées de tout droit, avait quelque chose d’exaspérant, voire de révoltant.

Il y avait quand même un phénomène inquiétant dans le succès de ce bouquin. On nous vendait ça comme une magnifique histoire d’amour romantique. Moi, je n’y voyais qu’un jeu de domination et de soumission malsain et – pour en avoir fait l’expérience malheureuse – je savais pertinemment que perversité et sexualité faisaient rarement bon ménage et que, surtout, l’amour n’avait pas grand-chose à voir dans tout ça. Bref, Merry, en voulant me faire plaisir, avait gâché ma journée.

Du coup, perplexe, je restai là à réfléchir en contemplant le bouquin échoué à mes pieds.

 […] 

Quelques minutes plus tard, Liam réapparut, débraillé et gris de la tête aux pieds. On aurait dit qu’il s’était fait piétiner par un troupeau d’éléphants. Il se dirigeait vers moi.

— Je peux m’asseoir ? demanda-t-il en soufflant comme un phoque.

J’acquiesçai en retenant un fou rire.  […] 

Il se releva pour aller ramasser le bouquin que j’avais jeté au pied de l’escalier. Il l’étudia un moment et je me mis à rougir en imaginant ce qu’il devait penser d’une fille qui lisait ce genre de trucs pour nanas en mal de sensations fortes.

— C’est bien ? demanda-t-il en retournant le bouquin pour lire le résumé.

— J’ai détesté ! lâchai-je.

Il se mit à sourire plus franchement, visiblement satisfait de ma réponse.

— Ils vont en faire un film, m’informa-t-il en se rasseyant près de moi.

Il avait bien sûr eu connaissance du succès planétaire de ce livre.

— Vous n’allez pas jouer dedans ?! m’alarmai-je en l’imaginant dans le rôle du mec beau et riche qui fait découvrir les fessées à sa petite copine.

Il éclata de rire en voyant la tête que je faisais.

— Non, bien sûr que non. Autant jouer direct dans un porno. Je crois que je préférerais encore ça, s’esclaffa-t-il.

— Tant mieux, soufflai-je avec un soulagement qui ne lui échappa pas.

— J’ai un peu plus de classe que ça, plaisanta-t-il.

— Je sais, murmurai-je, à nouveau intimidée par le regard qu’il portait sur moi.

Un silence lourd de sens s’abattit sur nous.  […] 

— Qu’est-ce qu’on va bien pouvoir faire de ce truc ? demanda-t-il en posant le livre sur le plat de sa main.

— Je n’en ai pas la moindre idée.


Le bashing de l’œuvre c’est une chose, le bashing de la lectrice ? C’est indécent ! Indécent, dans la mesure où la cible de son roman est approximativement la même que celle de E. L. James. 
D’autant plus indécent, que les deux auteurs partagent le même éditeur, et que trèèèèès certainement la manne financière apportée par E. L. James permet à l’éditeur des souplesses et des prises de risques éditoriales.. Comme proposer un concours d’écriture dont le lauréat est couronné d’une publication par exemple.

Les infos : 
Date de parution : 09/05/2019
Editeur : Editions JC Lattes
Collection : &Moi
Nb. de page : 300 pages

N'oubliez pas, c'est mon avis : Aimez, détestez, peu importe respectez.
Au plaisir.


​ #BlogLife : PAL Automne Hiver 2019

11 novembre 2019

Bis repetita...

Je reprends, lâchement les mots que j'avais utilisés pour introduire ma PAL estivale : Sachez bien que j’admets sans mal la défaite face à ma PAL. Malgré tout, je trouve sain de continuer mon combat... voici donc ma nouvelle PAL pour cet automne / hiver :  

La sélection officielle :

                             



       

*

Le challenge étant de piocher mes prochaines lectures ici.
Je peux le faire. Je dois le faire.
Si je suis méthodique, je peux la vider, je peux... oui, je peux, enfin si je veux quoi ! #Repeat

*


*EDIT*

TERMINÉ(S) :

  


Vous avez lu certains de ces titres ? 
Vous en avez à me recommander à lire maintenant, tout de suite ? 

Haut les coeurs ! 
Au plaisir.


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