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#BlogLife : Dans mes valises #07

2 juin 2019


Madagascar, nous voilà !

Comme d’habitude, peu de temps pour lire, mais bon...
j’aime mieux prévenir que guérir, sait-on jamais ! 



A bientôt !
Des bisous <3

Les émois du mois #67 | Mai 2019

1 juin 2019

LE « MOI » de Mai

En chaque fin de mois, un petit recap' en facette de mes lectures ! Avec en quelques lignes mes impressions sur la "meilleure" et la "moins bonne"  lecture du mois.


Mai, 

Le mois du retour ! 

Peu de lecture et pourtant j'en avais du temps avec cette succession délicieuse de jour férié, mais l'oisiveté du Pays m'a rendu hyperactive ici. Hyperactivité nourrie par la fin des saisons culturelles au théâtre, au maillon, à l'orchestre philharmonique. S'ajoute à cela un rythme intense au boulot pour compenser les absences précédentes et suivantes avec des projets plus canons les uns que les autres ! 

Je réalise que je n'ai lu que des romances... autant dire qu'il fallait de la douceur pour panser l'après-Pays. Des romances ordinaires, des romances déjantés, des romances qui m'ont donné envie de poser des questions à leurs auteurs, je n'ai osé le demander qu'à l'une d'elles Camille Lanvin, dans un article sobrement intitulé Des questions, des questions, des questions... et c'est passionnant !

Le mois de Juin s'annonce palpitant. Avant de retourner au Pays pour un nouveau séjour d’acclimatation, il est temps de partir en vacances. Cette fois-ci c'est Madagascar qui nous accueille.

Haut les cœurs !


Mes lectures : 


TOP 

Un roman entre mélancolie et exaltation.
Sous couvert d’une histoire de passion amoureuse, l’auteur nous raconte aussi, et surtout, les désarrois d’une génération qui pense avoir facilité les rapports humains grâce au pouvoir du clique et qui se retrouve malmenée dans les courants contradictoires de la communication via écran ; qui semble exiger mais finalement se contente ; qui prône la franchise et se cache derrière les faux-semblants. Une génération qui a perdu son insouciance des lendemains avec les attentats. Une génération dont le leitmotiv est : « aimez-moi, même si moi je ne n’aime pas ». 

L’écriture est incandescente : lumineuse, chaleureuse et évocatrice. Un brin pudique. Tout en finesse et en élégance. Le style est poétique et virevoltant. J’ai été complètement hypnotisé par chacun des mots. J’ai quitté Réjane, comme on quitte une amie, en lui souhaitant le meilleur. 

Ce livre est envoûtant. Il y a une véritable ambiance qui s’en dégage. 

Ce roman en plus d’être courageux, porte en lui un vrai message ! 
Il est porté par une écriture d'une grande sensibilité, pleine de délicatesse et de douceur.

L'auteur nous propose une histoire qui sort des sentiers battus. L’histoire d’une mélancolie amoureuse, l’histoire d’une quête de soi par des errements sentimentaux, l’histoire d’une reconstruction parle regard des autres.

L’histoire, les personnages, l’écriture tout est maîtrisé. 
Il n’y a pas de fausse note, pas de raccourci, pas de précipitation. L’auteur prend le temps de donner à chaque héroïne l’importance qu’elle mérite avec un arc narratif étoffé par des rebondissements et des moments de tension. 

Comme à son habitude, l’auteur ne se prive pas d’aborder des thématiques sensibles, toutes plus intéressantes les uns que les autres, et de bousculer ses personnages en les questionnant et les faisant douter.

L’écriture et la répartition de la narration sont d’une grande intelligence. L’histoire avance selon un rétroplanning qui mène le lecteur au jour J, avec une alternance des voix entre les différentes héroïnes. Avec de temps en temps un narrateur omniscient qui vient nous donner un indice sur ce qui attend nos sept femmes. Cette narration multiple permet de recoller les différents morceaux du puzzle tout en s’arrachant les cheveux de ne pas en savoir plus, maintenant, tout de suite. Cela dit, la cadence est telle qu’il est difficile d’interrompre la lecture !


BOF


Angélia méritait tellement mieux ! C'est la pépite du roman. Elle est forte, intelligente, généreuse. Bouleversante dans ses questionnements et ses doutes perpétuels. Impressionnante dans sa lutte vers la résilience. L’auteur a parfaitement construit sa personnalité, entre faille et éclat, faiblesse et bravoure. 

Dans ce roman il y a une banalisation de violence ordinaire qui est particulièrement gênante. J’ai été très mal à l’aise plus d’une fois, notamment quand la violence (verbale ou physique) était à l’encontre de femmes. Au vu du thème du roman, c’est très maladroit de la part de l’auteur. 

Des Chiffres


Au plaisir.

Escalier B, Paris 12 de Pierre Lunère

30 mai 2019


Résumé :
Le quotidien de Pierre se partage entre son immeuble (il est gardien), son tarot (il est aussi voyant), sa colocataire et son pékinois albinos. Il n'aspire qu'à une chose : qu'on lui foute la paix.
C'est compter sans Marion-Lara, nouvelle voisine et authentique cagole débarquée de son Marseille natal pour faire vibrer la capitale.
Quand cette jeune flic comprend la nature des dons de Pierre, elle se dit qu'un coup de pouce surnaturel ne sera pas de trop dans son boulot.
Des prostituées chinoises sous la coupe d'un sosie de la Première dame, des kidnappings peu professionnels, des allergies aux cacahuètes qui sentent le meurtre... Quoi de mieux qu'un peu de voyance pour aider à résoudre les enquêtes  ?

Moi j'en dis :
Je découvre la comédie policière avec ce roman et l’on ne va pas se mentir j’ai eu beaucoup de mal à apprivoiser les codes et surtout me mettre au diapason du ton... autant de légèreté pour aborder des sujets plus ou moins costaud, ça m’a laissée circonspecte. Et puis, quelques pages passants, Pierre, le héros, est parvenu à m’entraîner dans sa routine pas comme les autres.

Une routine faite de grande et de petites choses de sa vie de gardien d’immeuble et aussi, et surtout, de voyant. Un don qui l’entraîne dans l’intimité des gens... Ce dont il se serait passerait bien volontiers. Sans être misanthrope, Pierre n’est pas friand d’interaction sociale non sollicitée, alors autant dire que la Voix et ses visions sont parfois encombrantes.

Ce n’est pas de l’avis de Marion-Lara, fraîchement débarquée de sa campagne dans l’immeuble de Pierre, et policière de son état. Elle comprend vite, après un mystère résolu en un tour de main, que Pierre peut lui donner un coup de pouce non négligeable dans son enquête en cours et puis la suivante, et pourquoi pas celle d’après aussi ?

Autour d’eux gravite une galerie de personnages aussi loufoques qu’attachants, dont on traverse les vies pour le meilleur et pour le pire.

Pierre est sans conteste la force de ce roman ! Sa personnalité est plus originale que le mot original ! Il est tour à tour méprisant et cynique. Il manie l’ironie acerbe comme il respire... et pourtant de page en page on s’attache irrémédiablement à lui et son mauvais, très mauvais caractère.

Verdict : C’est un roman déjanté et truculent ! Un roman qui se dévore, les rebondissements s’enchaînent sans jamais se ressembler. D'autant plus que le style est vif, entraînant et dynamique. Résultat, impossible d’interrompre sa lecture sans avoir le fin mot de l’histoire.

Les infos : 
Date de parution : 09/09/2019
Editeur : Editions HarperCollins
Nb. de page : 420 pages

N'oubliez pas, c'est mon avis : Aimez, détestez, peu importe respectez.
Au plaisir.


You make me so bad de Jay Crownover

24 mai 2019


Résumé :
Il est celui qui lui a brisé le cœur.
Lorsqu’elle a quitté The Point, Karsen s’est promis d’oublier ses rues malfamées et dangereuses, qu’elle pensait siennes. Elle s’est surtout promis d’effacer de son cœur Noah, un homme aussi violent et imprévisible que cette ville. Celui à qui elle a offert son cœur… et qui l’a broyé de la plus horrible des façons.
Elle est celle qu’il s’est interdit d’aimer. 
Depuis le départ de Karsen, Noah fuit l’absence de celle qui le hante nuit et jour dans la violence et l’adrénaline. Il sait qu’il a eu raison de la faire partir  : dans la vraie vie, la Belle ne doit pas être avec la Bête, au risque de se faire dévorer. Pourtant, quand il apprend que Karsen est en danger, il n’hésite pas une seconde et part la rejoindre. Même s’il sait que leurs retrouvailles seront une douce torture.

Moi j'en dis :
The Point tire sa révérence avec un dernier tome à la hauteur de la série, et surtout avec un couple qui se tourne autour depuis le début : Karsen et Noah.

Une histoire a priori facile à mettre en boîte, mais la facilité n’étant pas du goût de l’auteur, elle nous propose une histoire pleine de rebondissements. Une histoire où elle fait tomber le masque de nos héros. Des héros qui se révèlent plus énigmatiques qu’en apparence. Eh oui, une fois encore, l’auteur poursuit sa démarche autour des apparences qui ne trompent que ceux qui s’y arrêtent.

Après une soirée qui l’a brutalement ramenée sur terre, Karsen s’est exilée à plusieurs heures de route pour échapper à The Point, et surtout à Noah, aka, Booker, le temps de ses études.
Son diplôme en poche, et surtout le mariage de sa sœur approchant : l’heure est venue pour elle de rentrer à la maison et de se confronter à ses fantômes. Enfin, ça, c’était le plan avant que les fantômes ne fassent la route jusqu’au Colorado. À partir de là, commence un road-trip fait de rebondissements et de révélations qui se bouclera sur un final explosif.

Dans cette aventure, tout en muscle et en sang, Karsen se révèle d’une pugnacité féroce. Loin de l’image de princesse gâtée et couvée qui lui colle à la peau depuis le début, elle est farouchement indépendante et impulsive. Elle m’a bluffée par son intransigeance... Tout de même, j’aurais préféré, que son choix de carrière soit plus arrêté... MAIS je chipote.

Face à elle, le mystérieux Booker m’a fait tomber de ma chaise ! Il est coincé dans un rôle d’exécutant, sans jamais mesurer le pouvoir dont il dispose. Loyal, fidèle et honnête. Sûr de lui et de ses muscles. Et pourtant il est d’une vulnérabilité titanesque, mutilé par un passé qui demeure sa kryptonite. Un passé qui a annihilé toute sa confiance en lui, et sa confiance envers les autres.

La combinaison des deux personnages est une grande réussite. Leur histoire est menée avec une grande intelligence. On l’imagine orchestrée par l’auteur dès l’écriture du premier tome de la série. Il faut dire qu’elle avance dans l’histoire avec beaucoup de finesse, sans précipitation, en laissant les actions/réactions s’imbriquer en douceur.

Verdict : Ce dernier tome permet à l’auteur de boucler sa série de façon magistrale ! Sous le prétexte de nous raconter l’histoire de Karsen et Noah avec un bond dans le temps de quatre ans, elle en profite pour nous en dire plus sur le devenir des personnages et celui de The Point. Depuis le premier tome, la ville s’est complètement métamorphosée. Une transformation à laquelle on a assisté, mais que nous n’avons pas forcement constaté. Cette prise de recule nous permet de saluer le cheminement de chacun et l’impact que cela a eu sur son environnement et ainsi de quitter la série sereinement.

Elles sont rares les séries que je termine et « The Point » va carrément me manquer !
D’un bout à l’autre, la série nous a proposé des tomes d’une rare intensité, bousculés par mille et une aventures, du drame, du sang, des larmes.. Et puis des sourires, des éclats de rire, de la complicité, de la solidarité, du soutien, de l’amouuuuur.
D’ailleurs, je trouve que l’auteur a su maintenir une qualité narrative équilibrée tout au long des tomes. Évidemment, nous avons nos personnages chouchous, mais chacun a eu une histoire intelligente et originale.

Les infos : 
Date de parution : 02/05/2019
Editeur : Editions Harlequin 
Nb. de page : 380 pages

N'oubliez pas, c'est mon avis : Aimez, détestez, peu importe respectez.
Au plaisir.


7 bonnes raisons de rester célibataire (ou pas) de Cécile Chomin

22 mai 2019


Résumé :
Elles sont sept, sept filles qui se connaissent depuis la fac et qui partent en Italie pour enterrer la vie de jeune fille de l'une d'entre elles, Juliette. Après quelques couacs dans l'organisation du voyage, elles posent enfin leurs valises dans un hôtel au bord du lac de Côme. Alors que le séjour débute sous les meilleurs auspices, Juliette disparaît.Coup de tête, coup de foudre ? Elles ne seront pas trop de six pour élucider le mystère !

Moi j'en dis :
L’auteur nous propose ici une délicieuse comédie où elle fait la part belle à l’amitié et la sororité.

Il y a quelques années, elle nous avait déjà proposé l’histoire d’une bande de copains, mais je n’avais pas accroché. Ici, alors qu’elle reprend la formule du groupe d’amis qui se partagent la parole dans la narration, c’est tout l’inverse : j’ai adoré !

L’histoire, les personnages, l’écriture tout est maîtrisé.

Sans en dire trop, l’histoire c’est celle de Juliette, Claire, Mélanie, Kate, Lana, Amandine et Rose. Pour le meilleur et pour le pire, elles vont passer quelques jours ensemble à Como, en Italie, pour l’enterrement de vie de jeune fille de l’une d’entre elles. Au programme : bain de soleil, baignade et cocktails. Clairement, elles ne s’attendaient pas à s’embarquer dans un roadtrip et à mener l’enquête...

Il n’y a pas de fausse note, pas de raccourci, pas de précipitation. L’auteur prend le temps de donner à chaque héroïne l’importance qu’elle mérite avec un arc narratif étoffé par des rebondissements et des moments de tension. D’ailleurs, la palette de diversité dans leurs caractères est la grande force de ce roman : elles sont toutes aussi différentes qu’attachantes. Résultat, leurs réactions aux événements sont riches et surtout crédibles !

Bonus ? Comme à son habitude, l’auteur ne se prive pas d’aborder des thématiques sensibles, toutes plus intéressantes les uns que les autres, et de bousculer ses personnages en les questionnant et les faisant douter. Chacune d’elles bataille avec une épine dans son quotidien.. La grande problématique étant : « est-ce que le passé conditionne l’avenir ? »

L’écriture et la répartition de la narration sont d’une grande intelligence. L’histoire avance selon un rétroplanning qui mène le lecteur au jour J, avec une alternance des voix entre les différentes héroïnes. Avec de temps en temps un narrateur omniscient qui vient nous donner un indice sur ce qui attend nos sept femmes. Cette narration multiple permet de recoller les différents morceaux du puzzle tout en s’arrachant les cheveux de ne pas en savoir plus, maintenant, tout de suite. Cela dit, la cadence est telle qu’il est difficile d’interrompre la lecture !

Verdict : C’est du bon, du très bon Chomin Cécile.

Les infos : 
Date de parution : 08/05/2019
Editeur : Editions J'ai lu
Nb. de page : 254 pages

N'oubliez pas, c'est mon avis : Aimez, détestez, peu importe respectez.
Au plaisir.


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