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​C'est lundi que lisez-vous ? #189

16 juillet 2018


Rendez-vous repris et organisé par Galleane.
Le principe est simple et sympa, chaque lundi le blogueur
qui se prête au jeu doit répondre à trois questions :

L'échange de Rebecca Fleet

3 juillet 2018


Résumé :
Quand Caroline et Francis reçoivent une offre pour échanger leur appartement de Leeds contre une maison en banlieue londonienne, ils sautent sur l'occasion de passer une semaine loin de chez eux, déterminés à recoller les morceaux de leur mariage. Mais une fois sur place, la maison leur paraît étonnamment vide et sinistre. Difficile d'imaginer que quelqu'un puisse y habiter. Peu à peu, Caroline remarque des signes de vie, ou plutôt des signes de sa vie. 

Les fleurs dans la salle de bains, la musique dans le lecteur CD, tout cela peut paraître innocent aux yeux de son mari, mais pas aux siens. Manifestement, la personne chez qui ils logent connaît bien Caroline, ainsi que les secrets qu'elle aurait préféré garder enfouis. Et à présent, cette personne se trouve chez elle...

Moi j'en dis :
Il est bon, il est même très bon ce roman.

Le postulat de départ est très simple : grâce à une plateforme en ligne, un couple échange son appartement à Leeds contre une maison en banlieue londonienne. Ces vacances low-cost leur permettront de se retrouver le temps d'une semaine loin de leurs problèmes, de leur routine et de leur environnement étouffant. Avec le minimalisme de la maison qu'ils vont habiter, autant dire qu'ils sont complètement dépaysés par cette décoration épurée. Bien que tout soit ramené à l'essentiel, l'ambiance est loin d'être zen ! Petit à petit, des objets se révèlent dans ce désert minimal, des objets que l'héroïne reconnaît. À partir de là une ambiance toxique s'installe !

L'auteur nous propose une intrigue plurielle et arachnéenne qui se tisse entre deux temporalités et deux localisations, qu'il orchestre finement et avec brio. Ainsi, il nous parle du passé, pour mieux nous parler du présent.

Au passé comme au présent, trois narrateurs se partagent la parole. Il y a la voix en italique sur laquelle le roman démarre, a priori le propriétaire de la maison. Une voix pleine de mystère, dont on suppose rapidement que les intentions sont loin d'être louable. Et il y la voix de Caroline et celle de son époux Francis. Un couple au bord de l'implosion, qui balade plus d'une casserole dans leurs bandoulières.

La lecture de ce roman est grandement motivée par la curiosité et par l’enchaînement de questions que suscitent les circonstances, mais paradoxalement on avance avec l'angoisse de découvrir les réponses ! L'auteur a su poser une atmosphère lourde et alarmante. Pour cela, il a disséminé volontairement des mots-clés et des indices qui permettent aux lecteurs de faire mille et une suppositions sans jamais réussir à mesurer l'ampleur de la situation.

Verdict : C'est un livre qui se dévore, un livre compliqué à lâcher tant à veut savoir le comment du pourquoi, maintenant et tout de suite ! J'ai adoré !

Les infos : 
Date de parution : 07/06/2018
Editeur : Editions Robert Laffont
Nb. de page : 330 pages
N'oubliez pas, c'est mon avis : Aimez, détestez, peu importe respectez.
Au plaisir.

Les émois du mois #57

25 juin 2018

LE « MOI » de Juin

En chaque fin de mois, un petit recap' en facette de mes lectures ! Avec en quelques lignes mes impressions sur la "meilleure" et la "moins bonne"  lecture du mois.


Juin,

Je ne sais pas où vous en êtes, mais de mon côté j'ai décidé d'arrêter cet épuisant mois de juin ! Je préfère faire le bilan avant que les mauvaises ondes actuelles ne sabordent mes impressions sur le mois entier. 

Il a commencé en fanfare avec la très belle présentation de la rentrée littéraire des Éditions Stock. Leur rentrée s'annonce aussi vive et mordante que la vie ! Une rentrée qui voyage dans l'espace et dans le temps. Une rentrée qui met à l'honneur des thématiques problématiques et épineuses. Une rentrée avec le GRAND retour de trois auteurs que j'attendais comme le messie (la lectrice-groupie que je suis est ravie de savoir que mon messianisme a été récompensé) : Samar Yazbak, Clara Dupont-Monod & Adrien Bosc

J'ai profité de mon passage à Paris pour visiter la très intéressante exposition « L'épopée du canal de Suez. Des pharaons au XXIe siècle » à l'institut du monde arabe et pour tomber amoureuse de l'exposition Ronan Toulhoat à la galerie Glénat. D'ailleurs je réfléchis sérieusement à fêter mon anniversaire pour me faire offrir un des dessins... pour l'anti-anniversaire que je suis, autant dire que cette réflexion met mes nerfs à rude épreuve.

Début juin j'ai également eu l'occasion de visiter furtivement Lorient à l'occasion des délibérations du Prix littéraire Lorientales. La journée a été passionnante, j'ai pris beaucoup de plaisir à écouter les impressions des autres membres du jury. J'ai été impressionnée par leur capacité à diffuser la passion qu'ils ont eux avec chaque lecture et surtout par leur bienveillance les uns pour les autres, pour les livres et pour leurs auteurs. C'était un moment d'échange et de partage tout à fait privilégié que je me sens chanceuse d'avoir eu. D'autant plus que leur avis de lecture a donné un nouvel éclairage à chacune de mes lectures. La sélection était d'une grande qualité et c'est L'amas ardent de Yamen Manai (Ed. Elyzad - 14/04/2017) qui a été distingué du Prix Lorientales 2018 !

Autre point positif du mois : ma PAL printanière qui a quasiment fondu ! Sur 25 titres sélectionnés, il m'en reste 3 à lire. Et encore j'ai des circonstances atténuantes : 
  • Les cancres de Rousseau d'Insa Sané > la lecture est en cours.
  • Or et nuit de Mathieu Rivero > Une LC est programmée dans les jours qui viennent.
  • Keila la rouge d'Isaac Bashevis singer > ma morosité de fin de mois, m'empêche de sacrifier ce dernier Singer. Je dois le lire avec tout le plaisir qu'il mérite !
Je n'ai aucune ambition avec ma PAL estivale, je ne ferais certainement pas aussi bien, alors autant y mettre plus de folie xD

Juin, c'est aussi la fin de la saison culturel 2017/2018, avec :
  • 15 concerts à l'OPS : les concerts de musique de chambre du dimanche matin restent mes favoris, bien que le cycle Beethoven ait été fabuleux. Je me réjouis de la saison prochaine qui va mettre en avant le grand, très grand Chostakovitch !
  • 10 pièces de théâtre au TNS : 3 coups de coeur... ce n'est pas très encourageant pour la suite et pourtant on a décidé de prendre tous les spectacles sans sélectionner pour la prochaine saison.. Choisir c'est renoncer !
  • 8 spectacles au Maillon : 6 coups de coeur (1 spectacle annulé) ! L'engagement politique du maillon me touche à chaque fois en plein coeur. 



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  • Zabor. ou Les psaumes de Kamel Daoud (Actes Sud - 16/08/2017) | Prix Méditerranée - 2018. Prix Transfuge du meilleur roman de langue française - 2017.
C'est un roman qui choisit ses lecteurs !
Selon les profils :
  • soit il le laisse pénétrer et l'emporte; 
  • soit il devient hermétique et la lecture d'une page en plus devient douloureuse.
Ce roman, il mérite toute l'attention et la concentration du lecteur et paradoxalement, d'entrée de jeu il faut accepter de s'y perdre et de ne pas tout saisir dans l'instant, mais d'avoir le plaisir de la révélation par la suite.

L'histoire, c'est celle de Zabor, orphelin (réel de mère, symbolique de père). Marginalisé par la communauté dans laquelle il vit, il se nourrit de livre et d'écriture au point de se convaincre d'avoir un pouvoir : celui de repousser la mort de quelqu'un s'il écrit en sa présence. Il est le dernier recours, l'appel de secours quand un de ces semblables semble être au trépas. Pas amer pour un sou, il se prête à l'exercice pour sauver des vies, bien que nul ne lui rende ! Mais en sera-t-il de même, quand son demi-frère l'appellera au chevet de leur père ? Se prêtera-t-il à ce nouvel exercice qui met à rude épreuve sa mansuétude et sa miséricorde ?

Digne d'un conte oriental, un brin mystique et incompréhensible, avec des éclairs de révélations qui apparaissent et disparaissent encore plus vite. Ce roman, c'est avant tout un hommage au pouvoir de l'écriture, une réflexion sur la religion et une critique des rapports interpersonnels, notamment dans la cellule familiale.

L'écriture est majestueuse, intelligente et pleine de surprise !


  • La terre qui les sépare : récit de Hisham Matar (Gallimard - 12/01/2017) | Prix du livre étranger France Inter-JDD 2017, Prix Pulitzer de la biographie 2017.
Hisham Matar, l'auteur, nous propose dans ce récit une immersion complète dans ses tourments. Des tourments causés par la disparition de son père Jaballa. Un éminent opposant au régime de Kadhafi. En raison de ses prises de positions et de son engagement il a été enlevé, emprisonné et ... Trois points de suspension, parce que justement nul ne sait ce qu'il est advenu de lui. Les quelques informations reçues secrètement par la famille s'interrompent du jour au lendemain. À partir de là commence l'enquête de l'auteur portée tour à tour par le désespoir et l'espoir.

Rapidement, on tombe dans la tristesse d'Hisham, on partage ses questions, ses doutes, ses batailles. Il ne demande pas grand-chose, juste la vérité. Cette vérité, il va la réclamer à cor et à cri, et sera épaulé par la communauté internationale. Évidemment, c'est loin d'être apprécié par les successeurs du régime.

J'ai été bouleversée par cette lecture. Bouleversée par le récit cathartique et libérateur de l'auteur. On sent qu'au fur et à mesure de l'écriture, l'auteur s'apaise (sans se résigner). Bouleversée par l'écriture sobre et simple, sans jamais tomber dans le larmoyant, alors que bon sang la situation s'y prête ! Bouleversée.

Ce livre est nécessaire. Nécessaire pour propager la voix de son auteur. Nécessaire pour que le monde prenne connaissance d'une situation. Nécessaire pour donner une infime visibilité à tous les destins brisés, tous les destins fauchés par le régime de Kadhafi. Un livre nécessaire. ​

Au plaisir.

#BlogLife - Prix du livre Lorientales 2018

9 juin 2018


En Mars dernier, j'ai eu le plaisir de découvrir que ma candidature pour devenir jurée du 8ème Prix du livre Lorientales 2018 avait été retenue !

Un prix qui récompense un titre dont le récit, les personnages ou l'action se réfèrent à l'univers oriental, parmi l'ensemble de livres édités entre le 1er janvier et le 31 décembre de l'année passé. Plus d'infos, par ici.

Quel privilège, quel honneur pour la petite bibliothécaire (et encore plus petite blogueuse) que je suis de participer au jury du prix qui a révélé en 2016 le Très Grand Niroz Malek pour son roman Le Promeneur d'Alep (éditions Le Serpent à plumes).

Pour cette nouvelle édition, voici la liste des livres sélectionnés par le comité de lecture, la liste des livres que les jurés doivent départager :⠀
❤️ Zabor de Kamel Daoud, Actes sud⠀
❤️ Sors, la route t’attend de Slimane Zeghidour, Les Arènes⠀
❤️ L'amas ardent de Yamen Manai, Elyzad⠀
❤️ La terre qui nous sépare d'Hisham Matar, Gallimard⠀
❤️ La religion de ma mère de Karim Akouche, Écritures⠀

Les délibérations pour célébrer le lauréat de l'édition 2018 auront lieu, aujourd'hui, samedi 9 juin à Lorient. Nous saurons cet après-midi à 16h quel titre succède à "Le bleu entre le ciel et la mer" de Susan Abulhawa (Éditions Denoël) (livre Lorientales 2017) et "Le Promeneur d'Alep" de Niroz Malek (Éditions Le Serpent à plumes) (livre Lorientales 2016). En attendant, je vous propose de découvrir mes avis de lecture et évidemment, mon favori de la sélection !


  • Sors, la route t'attend de Slimane Zeghidour (Les Arènes - 16/02/2017)
La Kabylie, l'Algérie et la France. 
Cohabitation, Assimilation, Guerre. 

Alors que l'oubli est prescrit, l'auteur se souvient de tout : des petits et des grands événements, mais aussi des anecdotes de l'ordinaire et du mysticisme de certaines croyances et coutumes. Il nous raconte et se raconte. Il nous parle des siens avec nostalgie, il nous parle du rapport de la France sur l'Algérie avec lucidité. Il nous parle de la guerre d'Algérie sans louvoyer : torture, camp de regroupement, luttes de clans, disparitions, rafles, trahisons. Au même moment, il nous parle aussi de sa plongée dans le XXe siècle : l’électricité, les voitures, l'école (Ah l'école et son institutrice flamboyante). Il nous parle du passé, et il nous interroge sur le présent et l'avenir. Entre autobiographie et reportage historique, c'est surtout un livre qui nous emporte. 

Je dois dire que j'ai commencé cette lecture sans empressement et puis de page en page, je me suis complètement emballée. L'auteur est un véritable conteur, son écriture est extraordinairement évocatrice !


  • L'amas ardent de Yamen Manai (Ed. Elyzad - 14/04/2017) | Prix des Cinq continents de la francophonie 2017, Grand prix du roman métis 2017.⠀
Une menace sans précédent bouleverse la routine de Don, un apiculteur solitaire. Pour sauver ses ruches, il va devoir sortir de sa zone de confort et renouer avec un monde qui avait fait le choix de quitter il y a quelques années ! ⠀

Passionnant ! Passionnant ! Passionnant ! ⠀

Un thriller apicole sur fond de manigance et de tractation politique et pseudo-religieuse. ​L'écriture est dingue, l'histoire est passionnante, les problématiques soulevées sont intelligentes (et abordées sans concessions), les personnages sont canons. J'ai adoré ! ⠀


  • Zabor. ou Les psaumes de Kamel Daoud (Actes Sud - 16/08/2017) | Prix Méditerranée - 2018. Prix Transfuge du meilleur roman de langue française - 2017.
C'est un roman qui choisit ses lecteurs !
Selon les profils de lecteur :
  • soit il le laisse pénétrer et l'emporte; 
  • soit il devient hermétique et la lecture d'une page en plus devient douloureuse. 
Ce roman, il mérite toute l'attention et la concentration du lecteur et paradoxalement, d'entrée de jeu il faut accepter de s'y perdre et de ne pas tout saisir dans l'instant, mais d'avoir le plaisir de la révélation par la suite.

L'histoire, c'est celle de Zabor, orphelin (réel de mère, symbolique de père). Marginalisé par la communauté dans laquelle il vit, il se nourrit de livre et d'écriture au point de se convaincre d'avoir un pouvoir : celui de repousser la mort de quelqu'un s'il écrit en sa présence. Il est le dernier recours, l'appel de secours quand un de ces semblables semble être au trépas. Pas amer pour un sou, il se prête à l'exercice pour sauver des vies, bien que nul ne lui rende ! Mais en sera-t-il de même, quand son demi-frère l'appellera au chevet de leur père ? Se prêtera-t-il à ce nouvel exercice qui met à rude épreuve sa mansuétude et sa miséricorde ?

Digne d'un conte oriental, un brin mystique et incompréhensible, avec des éclairs de révélations qui apparaissent et disparaissent encore plus vite. Ce roman, c'est avant tout un hommage au pouvoir de l'écriture, une réflexion sur la religion et une critique des rapports interpersonnels, notamment dans la cellule familiale.

L'écriture est majestueuse, intelligente et pleine de surprise ! 


  • La religion de ma mère de Karim Akouche (Ecriture - 04/10/2017)⠀
Le roman commence sur un hommage d'un fils, Mirak, vers sa mère dévouée qu'il vient de perdre. Il la raconte et se raconte au passage. Il raconte sa jeunesse en Algérie et l'Algérie d'aujourd'hui.

Les premières pages sont passionnantes, et puis l'auteur se perd dans son propos. Les digressions en amènent d'autres et finalement la lecture devient laborieuse. J'en attendais davantage sur la religion, sur les coutumes et les habitudes de la mère... je me sens flouée. C'est dommage, l'écriture vive, dynamique et cynique était pleine de poésie.⠀


  • La terre qui les sépare : récit de Hisham Matar (Gallimard - 12/01/2017) | Prix du livre étranger France Inter-JDD 2017, Prix Pulitzer de la biographie 2017.
Hisham Matar, l'auteur, nous propose dans ce récit une immersion complète dans ses tourments. Des tourments causés par la disparition de son père Jaballa. Un éminent opposant au régime de Kadhafi. En raison de ses prises de positions et de son engagement il a été enlevé, emprisonné et ... Trois points de suspension, parce que justement nul ne sait ce qu'il est advenu de lui. Les quelques informations reçues secrètement par la famille s'interrompent du jour au lendemain. À partir de là commence l'enquête de l'auteur portée tour à tour par le désespoir et l'espoir.

Rapidement, on tombe dans la tristesse d'Hisham, on partage ses questions, ses doutes, ses batailles. Il ne demande pas grand-chose, juste la vérité. Cette vérité, il va la réclamer à cor et à cri, et sera épaulé par la communauté internationale. Évidemment, c'est loin d'être apprécié par les successeurs du régime.

J'ai été bouleversée par cette lecture. Bouleversée par le récit cathartique et libérateur de l'auteur. On sent qu'au fur et à mesure de l'écriture, l'auteur s'apaise (sans se résigner). Bouleversée par l'écriture sobre et simple, sans jamais tomber dans le larmoyant, alors que bon sang la situation s'y prête ! Bouleversée.

Ce livre est nécessaire. Nécessaire pour propager la voix de son auteur. Nécessaire pour que le monde prenne connaissance d'une situation. Nécessaire pour donner une infime visibilité à tous les destins brisés, tous les destins fauchés par le régime de Kadhafi. Un livre nécessaire. ​


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Une très belle sélection, difficile à départager et pourtant mon favori s'est révélé de lui-même : La terre qui les sépare : récit d'Hisham Matar. Il me tarde de savoir ce qu'en pensent les autres ! 

Et vous ?
Vous avez lu certains titres de la sélection ?
Vous avez envie d'en lire ?


Au plaisir.

Les émois du mois #56

31 mai 2018

LE « MOI » de MAI

En chaque fin de mois, un petit recap' en facette de mes lectures ! Avec en quelques lignes mes impressions sur la "meilleure" et la "moins bonne"  lecture du mois.



Mai,

Un mois riche et intense agréablement rythmé par une succession de jours fériés idéalement placés pour des ponts et des viaducs. Je me suis vite habituée à cette cadence digne d’un mois d'août et le retour à la vie active a été compliqué, mais j'ai bien vu que tout le monde était dans le même bateau : quand on traîne tous au même rythme on se soutient !

Le mois de mai, c'était aussi le festival du Roman féminin. Une très belle édition une fois de plus : Organisation tip-top, bonne ambiance et conférences variées et passionnantes ! C’était l’occasion de retrouver les copines, d’en rencontrer de nouvelles (j’ai lutté contre mon handicap social) et surtout, surtout, de dire bonjour à nos auteures préférées. Bravo à l'équipe des romantiques ! 

Bonus : Je suis rentrée avec des petites choses, pas d’excès, pas de folies... j’ai même été plus que raisonnable... régime PAL tout ça, tout ça :)

Si on aborde les choses qui fâchent, parlons du #RégimePal : j’ai décidé d’auto-saboter ma PAL sur booknode, considérant qu’elle n’était plus à jour (d’autant plus que j’ai lancé une grosse opération de purge), j’ai décidé de la supprimer, tout simplement (tâche plus compliquée qu’il n’y paraît). Bon. La liste de ma PAL est a priori à jour sur mon blog. J’y reviendrais à la rentrée... Maintenant que l’été commence, je reprends mes réflexes d’opacité et de déni. Enfin, disons que je fais une pause *culpabilisation*.

Concernant mon régime PAL, parlons d'une réussite : ma PAL printanière 2018 ! Sur les 25 titres sélectionnés, il m’en reste 9 à lire. Je ne voudrais pas marchander la peau de l'ours, mais c’est un très beau résultat de mi-parcours. C'est mon meilleur score de PAL de Saison pour le moment ! 

Juin, be cool, please. 

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  • L'amas ardent de Yamen Manai (Ed. Elyzad - 14/04/2017) | Prix des Cinq continents de la francophonie 2017, Grand prix du roman métis 2017.

Une menace sans précédent bouleverse la routine de Don, un apiculteur solitaire. Pour sauver ses ruches, il va devoir sortir de sa zone de confort et renouer avec un monde qui avait fait le choix de quitter il y a quelques années ! 

Passionnant ! Passionnant ! Passionnant ! Un thriller apicole sur fond de manigance et de tractation politique et pseudo-religieuse. ​L'écriture est dingue, l'histoire est passionnante, les problématiques soulevées sont intelligentes (et abordées sans concessions), les personnages sont canons. J'ai adoré ma lecture !

  • Nos richesses de Kaouther Adimi (Seuil - 17/08/2017) | Prix Renaudot des lycéens 2017, prix du Style 2017
Le canon. Ce livre c’est un bout d’Histoire, celle de l’Algérie, celle de la France, et surtout celle de la littérature. Elle est racontée par Edmond Charlot, le vieil Abdallah et le très jeune Ryad. Tous les trois, bien que dans des temporalités différentes, nous dressent le portrait d’un lieu hors du commun qui a vu naître plus d’un écrivain de la Méditerranée. Il nous raconte le début, l’apothéose et la fin d’une aventure humaine, une aventure littéraire portée avant tout par une bande de copains.

J’ai adoré ma lecture. J’ai eu l’impression de plonger dans une époque. L’auteur a su me transporter en Algérie entre 1935 et 2017, j’ai traversé ses ruelles et senti la chaleur de ses étés. J’ai eu plaisir à découvrir l’histoire de ce lieu et son créateur, découvrir les auteurs qui l’ont fréquenté, découvrir leur passion commune. J’ai adoré suivre leur essor. Je me suis réjouis des réussites et des victoires de la petite équipe. Une routine qui sera bouleversée par les événements, a.k.a la guerre l’Algérie, à partir de la j’ai eu peur, j’ai eu de la peine. Vous l’aurez compris, ce roman c’est une pépite d’émotion.

  • Ar-Men : l'enfer des enfers de Emmanuel Lepage (Futuropolis - 16/11/2017)
Un album extraordinaire entre fiction et documentaire ! 

L'histoire et le dessin, je suis tombée amoureuse de cette combinaison absolument réussie. Et pourtant, je n'ai aucune affinité avec les phares, je ne connaissais pas du tout l'histoire d'Ar-Men le phare breton le plus exposé... mais voilà c'est Emmanuel Lepage aux commandes et je trouve qu'il rend intéressant tout ce qu'il touche ! 

Je n'ai pas encore eu le temps de regarder le reportage DVD qui l'accompagne, mais ça ne saurait tarder tant l'album m'a rendu curieuse d'en savoir plus. 

  • Héritiers des larmes, tome 2 : La belle des salines de Penny Watson-Webb : 
L’histoire, les rebondissements, les personnages, l’écriture, tout est au top. J’ai été impressionnée par le sens de la précision et du détail de l’auteur pour la contextualisation de l’époque ! Tout comme le premier, ce deuxième tome entre tout droit dans mon TOP 10 de mes romances historiques favorites de tous les temps.

Au plaisir.

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