Slider

You make me so bad de Jay Crownover

24 mai 2019


Résumé :
Il est celui qui lui a brisé le cœur.
Lorsqu’elle a quitté The Point, Karsen s’est promis d’oublier ses rues malfamées et dangereuses, qu’elle pensait siennes. Elle s’est surtout promis d’effacer de son cœur Noah, un homme aussi violent et imprévisible que cette ville. Celui à qui elle a offert son cœur… et qui l’a broyé de la plus horrible des façons.
Elle est celle qu’il s’est interdit d’aimer. 
Depuis le départ de Karsen, Noah fuit l’absence de celle qui le hante nuit et jour dans la violence et l’adrénaline. Il sait qu’il a eu raison de la faire partir  : dans la vraie vie, la Belle ne doit pas être avec la Bête, au risque de se faire dévorer. Pourtant, quand il apprend que Karsen est en danger, il n’hésite pas une seconde et part la rejoindre. Même s’il sait que leurs retrouvailles seront une douce torture.

Moi j'en dis :
The Point tire sa révérence avec un dernier tome à la hauteur de la série, et surtout avec un couple qui se tourne autour depuis le début : Karsen et Noah.

Une histoire a priori facile à mettre en boîte, mais la facilité n’étant pas du goût de l’auteur, elle nous propose une histoire pleine de rebondissements. Une histoire où elle fait tomber le masque de nos héros. Des héros qui se révèlent plus énigmatiques qu’en apparence. Eh oui, une fois encore, l’auteur poursuit sa démarche autour des apparences qui ne trompent que ceux qui s’y arrêtent.

Après une soirée qui l’a brutalement ramenée sur terre, Karsen s’est exilée à plusieurs heures de route pour échapper à The Point, et surtout à Noah, aka, Booker, le temps de ses études.
Son diplôme en poche, et surtout le mariage de sa sœur approchant : l’heure est venue pour elle de rentrer à la maison et de se confronter à ses fantômes. Enfin, ça, c’était le plan avant que les fantômes ne fassent la route jusqu’au Colorado. À partir de là, commence un road-trip fait de rebondissements et de révélations qui se bouclera sur un final explosif.

Dans cette aventure, tout en muscle et en sang, Karsen se révèle d’une pugnacité féroce. Loin de l’image de princesse gâtée et couvée qui lui colle à la peau depuis le début, elle est farouchement indépendante et impulsive. Elle m’a bluffée par son intransigeance... Tout de même, j’aurais préféré, que son choix de carrière soit plus arrêté... MAIS je chipote.

Face à elle, le mystérieux Booker m’a fait tomber de ma chaise ! Il est coincé dans un rôle d’exécutant, sans jamais mesurer le pouvoir dont il dispose. Loyal, fidèle et honnête. Sûr de lui et de ses muscles. Et pourtant il est d’une vulnérabilité titanesque, mutilé par un passé qui demeure sa kryptonite. Un passé qui a annihilé toute sa confiance en lui, et sa confiance envers les autres.

La combinaison des deux personnages est une grande réussite. Leur histoire est menée avec une grande intelligence. On l’imagine orchestrée par l’auteur dès l’écriture du premier tome de la série. Il faut dire qu’elle avance dans l’histoire avec beaucoup de finesse, sans précipitation, en laissant les actions/réactions s’imbriquer en douceur.

Verdict : Ce dernier tome permet à l’auteur de boucler sa série de façon magistrale ! Sous le prétexte de nous raconter l’histoire de Karsen et Noah avec un bond dans le temps de quatre ans, elle en profite pour nous en dire plus sur le devenir des personnages et celui de The Point. Depuis le premier tome, la ville s’est complètement métamorphosée. Une transformation à laquelle on a assisté, mais que nous n’avons pas forcement constaté. Cette prise de recule nous permet de saluer le cheminement de chacun et l’impact que cela a eu sur son environnement et ainsi de quitter la série sereinement.

Elles sont rares les séries que je termine et « The Point » va carrément me manquer !
D’un bout à l’autre, la série nous a proposé des tomes d’une rare intensité, bousculés par mille et une aventures, du drame, du sang, des larmes.. Et puis des sourires, des éclats de rire, de la complicité, de la solidarité, du soutien, de l’amouuuuur.
D’ailleurs, je trouve que l’auteur a su maintenir une qualité narrative équilibrée tout au long des tomes. Évidemment, nous avons nos personnages chouchous, mais chacun a eu une histoire intelligente et originale.

Les infos : 
Date de parution : 02/05/2019
Editeur : Editions Harlequin 
Nb. de page : 380 pages

N'oubliez pas, c'est mon avis : Aimez, détestez, peu importe respectez.
Au plaisir.


7 bonnes raisons de rester célibataire (ou pas) de Cécile Chomin

22 mai 2019


Résumé :
Elles sont sept, sept filles qui se connaissent depuis la fac et qui partent en Italie pour enterrer la vie de jeune fille de l'une d'entre elles, Juliette. Après quelques couacs dans l'organisation du voyage, elles posent enfin leurs valises dans un hôtel au bord du lac de Côme. Alors que le séjour débute sous les meilleurs auspices, Juliette disparaît.Coup de tête, coup de foudre ? Elles ne seront pas trop de six pour élucider le mystère !

Moi j'en dis :
L’auteur nous propose ici une délicieuse comédie où elle fait la part belle à l’amitié et la sororité.

Il y a quelques années, elle nous avait déjà proposé l’histoire d’une bande de copains, mais je n’avais pas accroché. Ici, alors qu’elle reprend la formule du groupe d’amis qui se partagent la parole dans la narration, c’est tout l’inverse : j’ai adoré !

L’histoire, les personnages, l’écriture tout est maîtrisé.

Sans en dire trop, l’histoire c’est celle de Juliette, Claire, Mélanie, Kate, Lana, Amandine et Rose. Pour le meilleur et pour le pire, elles vont passer quelques jours ensemble à Como, en Italie, pour l’enterrement de vie de jeune fille de l’une d’entre elles. Au programme : bain de soleil, baignade et cocktails. Clairement, elles ne s’attendaient pas à s’embarquer dans un roadtrip et à mener l’enquête...

Il n’y a pas de fausse note, pas de raccourci, pas de précipitation. L’auteur prend le temps de donner à chaque héroïne l’importance qu’elle mérite avec un arc narratif étoffé par des rebondissements et des moments de tension. D’ailleurs, la palette de diversité dans leurs caractères est la grande force de ce roman : elles sont toutes aussi différentes qu’attachantes. Résultat, leurs réactions aux événements sont riches et surtout crédibles !

Bonus ? Comme à son habitude, l’auteur ne se prive pas d’aborder des thématiques sensibles, toutes plus intéressantes les uns que les autres, et de bousculer ses personnages en les questionnant et les faisant douter. Chacune d’elles bataille avec une épine dans son quotidien.. La grande problématique étant : « est-ce que le passé conditionne l’avenir ? »

L’écriture et la répartition de la narration sont d’une grande intelligence. L’histoire avance selon un rétroplanning qui mène le lecteur au jour J, avec une alternance des voix entre les différentes héroïnes. Avec de temps en temps un narrateur omniscient qui vient nous donner un indice sur ce qui attend nos sept femmes. Cette narration multiple permet de recoller les différents morceaux du puzzle tout en s’arrachant les cheveux de ne pas en savoir plus, maintenant, tout de suite. Cela dit, la cadence est telle qu’il est difficile d’interrompre la lecture !

Verdict : C’est du bon, du très bon Chomin Cécile.

Les infos : 
Date de parution : 08/05/2019
Editeur : Editions J'ai lu
Nb. de page : 254 pages

N'oubliez pas, c'est mon avis : Aimez, détestez, peu importe respectez.
Au plaisir.


#BlogLife - Des questions, des questions, des questions... à Camille Lanvin

18 mai 2019



Concernant ton parcours

* Parle-nous de toi, de ton parcours.

J’ai grandi entre un père totalement coupé de ses émotions et sentiments et une mère qui a trompé ses quatre maris. Très vite, je me suis posée beaucoup de questions sur l’amour, le couple, la fidélité, le rapport aux autres et à soi. Puis rapidement, j’ai compris que j’avais beau jouer les grandes et flirter, j’étais une vraie fleur bleue (tout en aimant séduire...)

* Quand tu n’écris pas, que fais-tu ?

Je m’occupe de mes deux petits monstres, les amours de ma vie, je lis, j’apprends la permaculture, je rêve que bientôt je vais enfin pouvoir refaire du cheval (quand mes petits monstres seront plus grands) et je passe du temps avec mes amis (des vrais pour qui je serais prête à me couper un bras). Ah oui et je dédicace !! Je suis également très engagée envers la protection de la biodiversité (livres et bénévolat). 

* Quel est ton roman favori ?

J’ai adoré « l’homme qui murmurait à l’oreille des chevaux », en version originale (anglaise). Le roman n’a rien à voir avec le film, il est mille fois plus riche, profond et sensible. Du coup, j’ai lu tous les livres de Nicolas Evans et j’ai toujours été profondément touchée. J’ai également lu et relu « Les enfants de la Terre » de J.M. Auel. J’ai d’ailleurs donné le prénom de l’héroïne à ma fille J 

* La playlist de ta journée idéale en 10 morceaux ?

Chaque journée est différente alors je serais malheureuse de n’avoir qu’une seule playlist. Surtout que lorsque j’imagine, je peux écouter trente fois le même morceau afin de demeurer dans l’état d’esprit que celui-ci a créé en moi. En revanche, j’aime bien découvrir des morceaux incongrus. Le dernier en date : Raido de Wardruna (c’est de la musique scandinave). J’adore danser devant ma fille en faisant n’importe quoi. Ensuite, elle me copie tout en éclatant de rire, c’est trop mignon !

Concernant La peau des hommes

* Raconte-nous La peau des hommes

C’est une histoire d’amour à laisser partir afin de pouvoir renaître et aimer à nouveau.

* De quelles thématiques traites-tu dans ton roman ?

Je parle du premier amour, de sa force et de son immaturité, puis du Grand amour. Entre les deux, il y a l’errance, l’espoir, l’échec, le flirt, le jeu, l’envie. Il y a la possibilité de se perdre comme celle de grandir, de se trouver et de rayonner. 

* Pourquoi devrait-on lire ton roman ?

Chaque roman est un voyage que l’on a envie de faire ou non, parce qu’il coïncide avec ce que l’on vit et désire apprendre.

 * Parle-nous de tes personnages, du lien entre eux, et de celui que tu as avec eux.

Estelle, l’héroïne, m’a quittée. Je la laisse poursuivre sa vie et moi la mienne. Quant à Yann, il sera toujours en moi. Le roman lui est dédié. Quand j’ai écrit ce livre, le vrai Yann était encore vivant. Il est mort l’an passé, un mercredi. Le lendemain, Harper Collins m’appelait. 

* Qu’est-ce que tu aimes chez Estelle ? Et chez Ganaël ? Yann ? 

Estelle est une vraie fleur bleue, comme moi. J’aime sa façon de transformer le banal en merveilleux. Le revers de la médaille, c’est que du coup elle refait longtemps les mêmes erreurs, parce qu’elle s’accroche à ce qui n’existe que dans sa tête… Quant à Ganaël, il est lâche, c’est certain. Mais nous le sommes tous à un moment ou à un autre de notre vie. Estelle et Ganaël en paient le prix fort… 

* À l’heure où c’est à la mode d’avoir une héroïne sûre d’elle, de ses choix, de ses envies tu nous présentes une Estelle complètement pommée, qui enchaîne les décisions qu’elle regrette aussitôt, qui ne s’aime que par le touché des autres, c’est osé, non ? 

Lol ! Alors je ne suis pas très au fait de la mode ! Et je ne réfléchis pas à ça quand je me lance dans un roman. Je pars dans une histoire parce que j’ai besoin de l’écrire. Un besoin viscéral qui me réveille la nuit. J’ai écrit trois fois ce roman avant d’arriver à sa version finale. Et heureusement que je n’ai jamais pensé à comment il serait perçu, autrement je n’aurais jamais osé aller aussi loin !! Le prochain est sur le désir. Je me suis mariée il y a peu et j’avais besoin, à travers ce prochain roman, de répondre à mes propres questionnements. 

* Estelle & Ganaël : Leur histoire commence comme un conte de fées : une rencontre, un coup de foudre, une complicité incroyable et puis tu décides de déliter le tout. Le Grand amour qui s’effondre c’est courageux ou téméraire dans le doux monde la romance ?

Encore une fois, ce n’est ni l’un ni l’autre. C’est mon histoire. Pour info : j’avais jeté ce roman après avoir fini de l’écrire, parce que je ne l’assumais pas. Il a atterri chez Harper Collins par un concours de circonstances ! 

* Estelle me semble bien entourée par sa famille, ses amies, ses collègues. Et pourtant il y a peu d’interaction avec eux, pourquoi ? Peu de grands discours sur sa situation ? Pas de copains qui tentent de les rabibocher ? C’est une ficelle évidente que tu n’as pas voulu utiliser ?

Tout à fait ! Je ne voulais pas faire un roman traditionnel mais demeurer dans ce rapport Ganaël/Estelle. Estelle ne parle des autres hommes que parce qu’ils ont un lien avec Ganaël. Dans la première partie du roman, chacune de ses pensées est centrée sur lui. Le reste n’existe plus pour elle. Sa famille, ses amis sont là mais elle ne les voit pas. 

* Pourquoi le personnage qui la sauve d’elle-même à ce profil ? Pourquoi ce choix ?

Yann a existé pour moi. Ces vérités qu’il assène à Estelle, il me les a dites… 

Concernant l’écriture

* Pourquoi ne pas avoir changé de voix entre les différentes parties ? Donner la parole à Gan ? Et au personnage qui la sauve ?

Donner la parole à Ganaël aurait été faire le procès de Gan contre Estelle : lequel des deux a raison ? Lequel a causé le divorce, etc. Ce qui ne m’intéressait pas. D’une manière générale, dans ce livre, ce que pensent les autres importe peu. Ce qui importe, c’est ce qu’Estelle pense d’elle-même, comment elle se perçoit et perçoit son univers. 

* Comment as-tu écrit le roman ? Seule ? Dans le noir ? 

Lol ! Non. Mais j’ai pleuré et manqué d’air à plusieurs reprises. J’ai ri aussi et à la fin, j’ai eu envie de faire l’amour pendant des heures et des heures, avec romantisme et Amour… 

* Quelles sont tes sources d’inspiration ? Est-ce qu’il y a un peu de toi dans ce roman ?

Un peu, beaucoup, passionnément, à la folie, pas du tout…

* Est-ce que tu avais sous le coude une fin alternative ? Ou des ramifications d’intrigue différentes de celle qui a été publiée ? 

Oui, mais au final, il me semble avoir choisi la fin la plus juste. La plus Vraie. 

* Quels sont tes engagements quand tu écris ? Ton objectif ? Les messages ou les émotions que tu veux faire passer ?

Je m’engage à tout donner, quitte à avoir du mal à assumer ce que j’ai écrit, et à aller au bout de mes réflexions et choix. 

* As-tu des anecdotes d’écriture à partager avec nous ?

Avec plaisir, devant une bonne bouteille de blanc ! 

* Quels sont tes prochains projets d’écritures ?

Je viens d’achever « Les origines du désir » à paraître en avril prochain. 

*  Tu veux ajouter quelque chose ?

Merci
Au plaisir.

La peau des hommes de Camille Lanvin

17 mai 2019


Résumé :
J’aimais les hommes. J’aimais leurs peaux, leurs yeux, leurs mains de bûcheron, d’intellectuel, de professeur, de collégien, de vieillard, de nomade... Chacun d’eux était une île à la dérive, un univers encore vierge de mes caresses, un coffre-fort dont je détenais la clé.

Estelle multiplie les rencontres. Qu'ils soient tendres, drôles, égoïstes ou spirituels, elle aime observer les hommes et les mettre à nu avec d'autant plus d'entrain qu’elle fuit sa propre histoire. Car l'avantage de tous ces hommes, c'est qu’ils ne sont pas  lui  : Ganaël, celui qu’elle a réussi à quitter dans un ultime réflexe de survie. L’amour de sa vie à qui elle avait tout donné. A Paris, elle tente désormais de tourner la page, et c'est à travers le regard des hommes qu'elle va chercher la femme en elle, celle dont elle a perdu la trace...

Moi j'en dis :
L'auteur nous propose une histoire qui sort des sentiers battus. L’histoire d’une mélancolie amoureuse, l’histoire d’une quête de soi par des errements sentimentaux, l’histoire d’une reconstruction parle regard des autres.

En effet, ici, la narratrice se livre dans une confession où elle relate le désenchantement de sa vie amoureuse, qui entraîne celui de sa vie tout court, quand l’amour de sa vie se délite sous l’effet de la jalousie, de la manipulation et du manque de communication... Elle le perd, elle se perd. Elle le quitte, elle se quitte. Elle s’en remet à l’amour des autres pour s’aimer elle-même. Des amours physiques éphémères qui lui apportent des moments de répit dans son désespoir. Et quand le shoot est retombé ? Elle reprend en pleine figure encore et toujours plus de peine.

L’héroïne se consume d’amour pour son Grand Amour. Elle est obnubilée par lui en son absence et ne se remet pas de ses présences. Elle tente bien de remettre sur les rails cet amour, mais chacune de ses tentatives l’entraîne vers un marasme de tristesse sans commune mesure.

Malgré tout, elle s’enferme dans un déni qui maintient cet amour au-delà de tous les autres, au-dessus de toutes les rencontres qu’elle fait. Elle est prisonnière de ses illusions et s’avilit (ce sont ses mots) à chaque nouvelle aventure, à chacun nouvel amant, en espérant se retrouver au passage. Elle dit oui, quand elle pense non, pour finalement arrêter de penser.

Ce roman c’est un maelstrom où se croisent questions et sentiments. Au fur et à mesure des pages qui défilent on s’attache farouchement à l’héroïne en lui souhaitant de s’accrocher, de trouver un peu répit, de se pardonner et de s’aimer enfin à nouveau.

C’est une héroïne d’une incroyable véracité, au-delà de ses doutes et de ses questions, son « malaise amoureux » l’a entraîné dans une grande vulnérabilité qu’elle ne parvient pas à endiguer.
À force d’avancer et de la voir répéter les mêmes erreurs ou prendre des risques inconsidérés, j’ai eu l’impression que l’histoire traînait en longueur... Et pas du tout. Son processus cathartique il prend le temps qu’il mérite ! Et c’est là où ça sent le réel.

Le roman est porté par une écriture d'une grande sensibilité, pleine de délicatesse et de douceur.

Verdict : Ce roman en plus d’être courageux, porte en lui un vrai message !

Les infos : 
Date de parution : 02/05/2019
Editeur : Editions Harlequin
Nb. de page : 320 pages

N'oubliez pas, c'est mon avis : Aimez, détestez, peu importe respectez.
Au plaisir.


Armand de Réjane del Fabbro

15 mai 2019


Résumé :
Installée dans son petit appartement parisien, Réjane se laisse porter par le rythme de la ville, ses bruits, ses passions. Au milieu de toute cette agitation anonyme, les sites de rencontres sont une aubaine pour tisser des liens et échanger avec humour et curiosité. Bien vite cependant, toutes les discussions se ressemblent, formatées et oubliables. Jusqu’à lui. Celui qui sort du lot, qui la fait succomber, qui chamboule son quotidien rêveur et bouleverse ses nuits.

Sans que Réjane s’en doute, cette relation réveillera en elle des souvenirs enfouis : l’absence d’un père qu’on regrette, l’amour inconditionnel d’une mère… Mais comment se retrouver dans un monde où tout va si vite que l’on peine à s’arrêter sur les petits plaisirs de la vie ? À moins, bien sûr, de se retourner, et de regarder le passé en face.

Moi j'en dis :
Un roman entre mélancolie et exaltation.
Rejane, la narratrice nous entraîne dans Paris, son premier amour, à la rencontre du suivant, présélectionné sur internet. Un déjeuner plus tard et elle tombe radicalement sous son charme et son emprise. Mais comment faire autrement ? Comment ne pas être envoûté par le très mystérieux Armand ? Un homme hypnotisant qui la maintient sous sa coupe juste avec un regard. 

Sous couvert d’une histoire de passion amoureuse, l’auteur nous raconte aussi, et surtout, les désarrois d’une génération qui pense avoir facilité les rapports humains grâce au pouvoir du clique et qui se retrouve malmenée dans les courants contradictoires de la communication via écran ; qui semble exiger mais finalement se contente ; qui prône la franchise et se cache derrière les faux-semblants. Une génération qui a perdu son insouciance des lendemains avec les attentats. Une génération dont le leitmotiv est : « aimez-moi, même si moi je ne n’aime pas ». 

L’écriture est incandescente : lumineuse, chaleureuse et évocatrice. Un brin pudique. Tout en finesse et en élégance. Le style est poétique et virevoltant. J’ai été complètement hypnotisé par chacun des mots. J’ai quitté Réjane, comme on quitte une amie, en lui souhaitant le meilleur. 

Verdict : Ce livre est envoûtant. Il y a une véritable ambiance qui s’en dégage. Évidemment, c’est un coup de cœur.



Les infos : 
Date de parution : 10/04/2019
Editeur : Editions BMR
Prix : 9,99€

N'oubliez pas, c'est mon avis : Aimez, détestez, peu importe respectez.
Au plaisir.


Sur Instagram

© Hors les murs. Design by FCD.