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Nos petites inconséquences de Alix Marin

15 février 2019



Résumé :
France est la reine de l’anticipation, de la prévision et du contrôle. Sauf qu’elle n’avait pas prévu que le jour où elle se déciderait à dévoiler enfin ses sentiments à Jules, son meilleur ami, ce dernier la prendrait de vitesse en annonçant son mariage. Ce qu’elle n’avait pas prévu non plus, c’est qu’à son retour à Paris, Jules enverrait Émile, le meilleur ami de la future mariée, pour l’accueillir à l’aéroport. Résultat, elle se retrouve coincée avec ce rugbyman tout en muscles et en tatouages pour rejoindre en 4L le lieu de la cérémonie, à Bordeaux. Un long, très long voyage qui va vite se révéler plus plaisant qu’elle ne l’imaginait. Car Émile est vraiment charmant et… imprévisible ! 

Moi j'en dis :
Je poursuis mon petit bonhomme de chemin dans le #GwenlanChallenge. Et je dois dire que je pioche mes lectures sereinement. Je vais de surprise en surprise et je me demande systématique comment j'ai pu passer à côté du roman. Il en va de même pour ce roman sans prétention qui nous transporte dans un roadtrip fort sympathique où la frontière entre l'amour et l'amitié est poreuse.

Honnêtement, je ne m'y attendais pas du tout... il faut dire que je m'étais monté le bourrichon : alors que je ne lis jamais les résumés des romans qui me sont recommandés, je décode les couvertures et j'arrive à m'autopersuader que mes hypothèses sont justes. Ainsi, pour cette couverture avec l'alliance du jaune solaire et du bleu layette, la voiture en route vers l'océan, les petits ballons qui s'envolent, je m'attendais à une histoire de maladie, de deuil, de résilience et de quête de soi ! Évidemment, grand n'importe quoi. L’histoire est solaire : à la fois douce, légère et drôle, avec au passage des questions de vies existentielles !

L’histoire c’est celle de France et d'Émile, alors qu’ils ne se connaissent pas, ils vont devoir partager un bout de trajet ensemble entre Paris et Bordeaux n 4L pour arranger leurs meilleurs amis respectifs débordés par la préparation de leur mariage.

Bien que très pratique (et généreux), France ne s'attendait pas à devoir partager son trajet avec un autre que son meilleur ami, à qui elle a mille et une choses à dire : entre autres qu'elle est amoureuse de lui et que son mariage à venir est une erreur ! Émile ne sachant rien de l'entreprise de France fait preuve d'une mansuétude sans commune mesure à son égard, il lui pardonne ses sautes d'humeur et ses élans taciturnes. Il est serviable au possible, il est doux, il communique sans prendre de détour... Face à lui France est versatile ! Plus d'une fois j'ai eu envie de la secouer pour qu'elle canalise ses sautes d'humeur et ses indécisions. Tout en comprenant parfaitement ses doutes et ses craintes à la lumière de son passé. vous l'aurez compris j'en suis tombée amoureuse d'Émile et je me suis beaucoup attachée à France !

Entre Paris et Bordeaux il va leur arriver mille et une petites choses qui leur permettront de développer une complicité. On avance avidement dans l'histoire pour savoir comment leur complicité va évoluer et surtout si elle va résister face au projet initial de France !

Verdict : Ah qu'il est chouette ce roman : Entraînant, drôle et profond.​

Les infos : 
Date de parution : 02/05/2018
Editeur : Editions Harlequin
Collection : Collection &H
Nb. de page : 240 pages

N'oubliez pas, c'est mon avis : Aimez, détestez, peu importe respectez.
Au plaisir.


Point Lecture #03

12 février 2019



  • Mille baisers pour un garçon de Tillie Cole (Hachette Romans - 26/10/2016)
Poppy et Rune sont amoureux depuis l'enfance. Ils pensaient que rien ni personne ne pourraient jamais les séparer. Jusqu'au jour où Rune part pour deux ans dans sa Norvège natale. Pourquoi Poppy cesse-t-elle alors de répondre aux appels de Rune ? Pourquoi coupe-t-elle les ponts, sans raison, sans explication Rune a le sentiment qu'on lui arrache le coeur. Poppy, elle, a le coeur brisé par un secret bien trop lourd. La vie leur laissera-t-elle le temps de se retrouver et de s'aimer ? 


Première lecture du #GwenlanChallenge, et quelle entrée en matière ! Il s’agit d’une histoire d’une sensibilité incroyable qui bouleversera tous les lecteurs qui auront le courage de tourner la première page. Sans aucun doute, tous succomberont au charme étourdissant de l’histoire de Poppy et Rune, deux personnages qui en fait ne font qu’un. Ils sont l'extension de l'autre depuis qu'ils ont 5 ans. 

De l'amitié à l'amour il n'y a qu'un pas et ils le franchissent rapidement, depuis ils partagent un amour profond et total, bercé par un doux rituel qui consiste à recenser tous leur plus beau baiser dans un bocal offert par la grand-mère de Poppy. Leur amour est beau, absolu et inébranlable. Cela jusqu'au déménagement de Rune, là sans sommation leur amour va se déliter. L'un va ghoster l'autre... et à partir de là, les questions se multiplient pour savoir le pourquoi du comment. Le lecteur est complètement baladé entre les sentiments des deux personnages. 

Pour permettre à chacun de découvrir les surprises de cette histoire je n'en dirai pas plus. Il va sans dire que j'ai adoré, passionnément, à la folie ce roman, lu d'une traite tant je ne pouvais laisser mes questions en suspens. 

Je chipote : Je trouve le message transmis par l'épilogue plutôt gênant ! Je ne lui trouve aucune poésie. Je dois plutôt dire qu'il m'a beaucoup fâchée.
Edit : Après conversation avec une lectrice, je comprends mieux le choix de l’auteur et l’impact sur l’histoire. C’est même très sensé. 



  • La Ronde des saisons, Tome 1 : Secret d'une nuit d'été de Lisa Kleypas (J'ai lu - 31/08/2009)
Annabelle désespère de trouver l'homme riche et titré qui aidera sa famille à régler ses difficultés financières. Elle décide donc de s'allier avec trois jeunes filles : elles s'aideront mutuellement à décrocher le mari idéal, quitte à user de ruses et de stratagèmes.


L'auteur a choisi de faire tourner son intrigue amoureuse autour des problématiques des classes, avec une héroïne plus toute jeune contrainte à se marier au plus vite sous peine de faillite familiale. Elle a le choix entre un bon mariage, un mariage sous sa condition ou devenir la maîtresse d'un aristocrate. Elle va mettre en place une stratégie pour arriver à ses fins, digne d'une partie d'échecs très corsée !

Au-delà du choix de l'héroïne (et de ses atermoiements), l'auteur nous apporte un éclairage intéressant sur les rapports de classe bouleversés par les nouveaux riches qui viennent briguer des titres des quatre coins du monde. Le rapport de forces est sur le point de s'inverser, s'ajoute à cela la révolution industrielle qui se prépare doucement mais surement. 

Très bonne contextualisation. Une héroïne capricieuse et inconstante face à un héros viril et malléable MAAAAIS des personnages secondaires intrigants. Vivement la suite. 



  • Something About You de Mily Black (Harlequin - 10/01/2018)
Elle est le genre de femme que personne n'ose contrarier. Personne, sauf lui. Jo n'a pas l'habitude qu'on lui tienne tête. Il faut reconnaître qu'avec ses cheveux bleus, ses nombreux tatouages, son franc-parler et son expertise en mécanique, la plupart des gens qui la croisent détournent le regard. Mais pas Andrew Anderson. Le bras droit de Mme Nichols - la puissante femme d'affaires qui vient de la recruter comme chauffeur particulier - aurait même tendance à la défier ; une attitude hautement risquée de la part de cet homme charismatique qui donne au costume-cravate une tout autre dimension. Jo ne s'y trompe pas : sous ses dehors policés, Andrew Anderson dissimule un tempérament de guerrier. Et elle a bien envie de tester le self-control de son nouveau collègue... 


Joséphine, l'héroïne que l'on suit bataille doucement mais surement, pour un avenir plus doux que son passé. La vie ne lui a pas laissé l'occasion d'être trop gourmande, alors elle se contente d'un jour meilleur après l'autre. Malgré elle, quels que soient ses efforts, elle est ramenée à la case départ par son ex toxique au possible. Elle n'a plus le choix, si elle veut sortir de ce cercle vicieux, elle va devoir lui échapper définitivement. Ni une, ni deux, la voilà qui débarque de l'autre côté de l'océan pour se tailler une part du rêve américain. 

Rapidement on dirait bien que la roue tourne pour Jo, les étoiles se sont enfin alignée. En plus d'avoir un peu de répit tant mérité, les opportunités se bousculent devant elle. Toutefois, pour les saisir, il va falloir qu'elle se familiarise avec un concept avec lequel elle n'avait pas encore franchement fricoté : la confiance. En elle d'une part, et envers les autres d'autre part. 

Le temps de quelques questions, remise en question, tourments, incertitudes... et la roue tourne à nouveau, les étoiles s'éparpillent et la voilà confrontée à de nouvelles menaces, des menaces dont elle n'est pas la cible, mais les effets collatéraux elle connaît bien, alors la méfiance est de mise. 

L'auteur nous propose ici un très, très bon cru. La romance à l'équilibre parfait ! Galerie de personnages, rebondissements et intrigues, profondeur et message : tout est amené avec fluidité, sobriété et intelligence. Du grand art, de la grande romance.



N'oubliez pas, c'est mon avis : Aimez, détestez, peu importe respectez.
Au plaisir.

Hors de portée de Georgia Caldera

11 février 2019


Résumé :
Sa spécialité ? Fuir toute relation. Et on peut dire que Scarlett est docteur ès " disparition au petit matin ". Inutile de lui parler relation sérieuse, confiance et stabilité, elle en est incapable. Si investissement il y a, c'est dans la société de décoration d'intérieur qu'elle vient de créer avec sa cousine, ancienne mannequin déjantée, et qui lui prend le plus clair de son temps. Pourtant, face à son nouveau client, le très entêté et séduisant M.
Mufle-Connard, plus connu sous le nom d'Aidan Stern, le savoir de Scarlett ne lui sera d'aucun secours. Mais parviendra-t-il vraiment à guérir les blessures du passé ?

Moi j'en dis :
Lors du Festival du Roman Feminin en 2017, j'ai eu l'occasion de rencontrer Georgia Caldera et de recevoir son roman Hors de portée. J'avais hâte de découvrir la plume de l'auteur, et puis le temps à filer. Résolution oblige, grâce à mon challenge "Sors de cette PAL" j'ai enfin pris le temps de le découvrir et je suis loin d'être emballée. Cette lecture me laisse franchement désappointée.

C'est l'histoire d'Aidan, un informaticien de talent à la tête d'une entreprise au succès florissant, qui fait appel à Scarlett pour qu'elle se charge de la décoration intérieure de ses bureaux mais aussi de sa nouvelle maison. Leur première rencontre ne se déroule pas comme il conviendrait. Leur entente est loin d'être cordiale et pourtant elle ne met pas fin à leur collaboration. Il faut dire que ce n'est pas la première fois qu'ils se rencontrent : Aidan n'a pas fait appel à Scarlett par hasard. Elle fait partie d'un projet plus vaste que celui de choisir ses nouveaux fauteuils.

Aidan et Scarlett sont des personnages haut en couleur. Chacune de leur rencontre se transforme en bataille pour savoir qui aura le dernier mot. Aussi têtus l'un que l'autre, ils se ressemblent plus qu'ils ne voudraient bien l'admettre.

La vie les a marqué tous deux par plus d’une cicatrise. Ils baladent dans leur bandoulière plus de galère que le commun des mortels. Quand l’un n’est pas à l’aise dans les interactions sociales, l’autre est passé pro dans l’art de la fuite et de l’évitement des attachements.
De beaux bras cassés, comme dans bien d’autres romances. Toutefois, ici sans l’annoncer cette romance a pour personnage principal, un héros digne d’une Dark Romance. Est-ce un problème ? Oui, parce que dans une Dark Romance, je suis averti dès le départ que les comportements des personnages seront pervers et despotiques, ici je ne l’étais pas et ça m’a profondément dérangée. Certaines scènes m’ont donné la nausée. Et pour l’anecdote, j’ai fait un cauchemar d’une rare violence le soir de ma lecture.

Aidan est (volontairement je n'utilise que des termes utilisés par l'auteur) : dur, acide, méprisant et méchant. Par ailleurs, il est aussi calculateur, manipulateur, regorgeant d'amertume et obnubilé par la vengeance. [Fin de citation]
Dans le roman, il fait preuve de violence physique, mais aussi verbale. Il ne se prive d'aucune pique assassine et acerbe envers l'héroïne. Il est maladivement possessif. Et quand il est mi-face à sa violence, il blêmit et il est décrit comme penaud (WTF) Il s'excuse bien volontiers, mais cela ne l'empêche pas de recommencer 40 pages plus loin.

Face à lui, l’héroïne a des comportements qu’on rencontre chez les femmes battues... elle est riches en initiatives, forte et indépendante quand elle se trouve loin de lui et a son contact, elle capitule, elle cède, elle s’autopersuade qu'elle grossit le trait. Dans la dernière partie, après une énième dispute, elle lui propose enfin LA solution intelligente... et ne tiens que deux lignes avant de céder. C’est hallucinant.

Loin de me charmer, j’ai trouvé leurs relations toxiques tout simplement.

Verdict : À mesure de ma lecture j'étais de plus en plus consternée. Pour reprendre l'expression de copine Althea : ce roman me fait penser à un accident de voiture. On ne peut pas s'empêcher de fixer le désastre ! Ma lecture était entièrement motivée par la conclusion que l'auteur apporterait... Et comme pour boucler la boucle, elle m'a fâchée encore plus fort.


Extrait

"Elle avait encore trop mal. Plus jamais elle ne lui redonnerait ce pouvoir sur elle. Elle se l'était juré.
— Non, tu n'as pas besoin de moi pour y parvenir, articula-t-elle, luttant pour avaler une bouffée d'air et conclure : Tu dois le faire seul. Je ne reviendrai pas. Nous deux, c'est fini.
— Non... non, répéta Aidan d'un ton faible, mais paniqué, blêmissant subitement.
Il se redressa brusquement, quittant l'appui du mur pour avancer vers elle.
— Ça ne peut pas être fini, ce n'est pas possible, nia-t-il encore tandis qu'elle s'éloignait, s'efforçant de préserver cette fameuse distance. Ne me fais pas ça, je t'en supplie.
Encore cette prière... et l'écho torturant des souvenirs qu'elle ramenait avec elle, résonnant dans son crâne.
Mon Dieu, c'était horrible. Scarlett avait l'impression qu'on lui broyait le cœur en ce moment même. Il fallait qu'il arrête, elle ne tiendrait pas sans ça. Et surtout qu'il cesse d'approcher !
— Reste où tu es ! lui intima-t-elle en tendant la main devant elle, totalement perdue.
Il s'arrêta, désemparé, son visage ciselé ayant perdu toute couleur. Puis il fit un nouveau pas, sans paraître s'en rendre compte. Et encore un autre, comme attiré malgré lui. Les traits crispés, aux abois, il se contenta de refuser :
— Je ne peux pas... Je ne pourrai jamais.
Aidan était maintenant si près...
Ce fut alors l'instinct de préservation qui la poussa à fuir. C'était sans doute la solution la plus pathétique et immature qui soit. Mais dans l'urgence, Scarlett ne réfléchit pas et prit ses jambes à son cou. Elle traversa le séjour en courant - toujours perchée sur ses talons de la veille, aussi vertigineux que dangereux - , puis la chambre, essayant d'aller se réfugier dans la salle de bains.
Mais, au lieu de dissuader Aidan, comme la logique l'aurait voulu - à défaut d'éclater de rire, il aurait au moins dû tiquer devant un comportement aussi grotesque - , celui-ci se lança à sa poursuite.
Et la rattrapa en un éclair, avant qu'elle n'ait eu le temps de se retourner pour claquer la porte derrière elle. Il la captura brutalement, l'attrapant à bras-le-corps. Puis il la serra de toutes ses forces contre lui, au risque de l'étouffer.
Scarlett hoqueta de stupéfaction tandis qu'une plainte sourde, de soulagement et de dépit mêlés, roulait dans la poitrine d'Aidan.
Ce n'est que lorsque le choc de se voir prise en chasse fut passé, que Scarlett songea à se débattre et se mit à ruer furieusement.
Elle lui donna un rude coup de coude dans les côtes, puis un second, lui envoya durement son talon dans le tibia. Mais il ne voulut rien savoir et ne céda pas d'un pouce.Lâche-moi ! protesta-t-elle piteusement.
Non, jamais, s'entêta-t-il, incliné sur elle, la bouche sur ses cheveux. J'en suis incapable. Peu importe où tu t'enfuiras, je te retrouverai toujours.
— Aidan..., gémit-elle, déchirée de l'intérieur tant ce contact révoltant lui était également - et paradoxalement - salutaire.
Sa chaleur. Son odeur. La pression de ses bras... C'était tout ce qui lui avait tant manqué ! Comment vivre sans ça ? S'en était-elle réellement crue capable ?
Bon sang, elle n'arrivait même plus ne serait-ce qu'à l'envisager ! Comment allait-elle pouvoir s'en sortir ?
Comme s'il craignait par-dessus tout qu'elle ne finisse par lui échapper, l'étreinte d'Aidan se resserra encore. Devenant alors si puissante et éperdue qu'elle en fut douloureuse. Physiquement douloureuse. Probablement lui laisserait-elle quelques bleus d'ailleurs.Pourtant, Scarlett ne pensait plus à s'y soustraire.
En fait, elle ne pensait plus à rien...
[...]
En guise de réponse, Aidan lui mordit la nuque dans un grondement, assez fort pour lui infliger une légère douleur, ainsi que pour lui faire comprendre qu'il ne désarmerait pas, qu'il irait jusqu'au bout...Et Scarlett trouva cela aussi choquant que... qu'excitant. Une vive décharge électrique courant le long de sa colonne vertébrale, pour ensuite diffuser une enivrante chaleur à l'ensemble de son corps.
Son corps, toujours prisonnier d'Aidan, totalement à sa merci.
Une de ses mains parvint à se faufiler sous son haut, remonta habilement - non sans déformer quelque peu le vêtement cependant - , et se glissa dans son soutien-gorge pour s'emparer de son sein droit. Tandis que son autre bras restait fermement enroulé autour de sa taille, afin de la maintenir contre lui, immobile.
— Rentre avec moi, ordonna-t-il d'une voix rocailleuse, mais tellement impérieuse. Il ne peut en être autrement, tu es à moi.
Puis les doigts qu'il avait enfoncés dans sa hanche pour la retenir, la quittèrent lentement, pour se promener sur son ventre. Et descendre encore. Il retroussa sa jupe en un rien de temps et s'immisça tout aussi rapidement sous sa culotte.
Déconcertée, à la fois en proie à un vif désir, mais également outrée qu'Aidan ose aller jusque-là, Scarlett lui saisit l'avant-bras pour le retenir.
C'est alors qu'il captura brusquement son poignet et l'éloigna sans douceur de l'endroit qu'il convoitait. Le lui ramenant ensuite dans le dos, une expression farouche sur le visage, tandis que d'un genou, il la forçait à écarter les jambes.
Les infos : 
Date de parution : 04/06/2014
Editeur : Editions J'ai Lu
Nb. de page : 480 pages

N'oubliez pas, c'est mon avis : Aimez, détestez, peu importe respectez.
Au plaisir.


Les émois du mois #63

10 février 2019

LE « MOI » De JANVIER

En chaque fin de mois, un petit recap' en facette de mes lectures ! Avec en quelques lignes mes impressions sur la "meilleure" et la "moins bonne"  lecture du mois.


Janvier,

Sur twitter, j'ai lu qu'une fois le mois de janvier terminé, on peut considérer que l'année entière est passée. J'ai souri et puis j'ai réalisé, qu'on était encore en janvier . La semaine d'après on était toujours en janvier et celle qui a suivi aussi ! Sans être touchée par le Blue Monday, j'ai trouvé le mois de janvier horriblement long. Souvenez-vous, j'ai un terrain favorable à ce genre d'impression avec ma distorsion du temps. C'est dans ce contexte-là que le mois de novembre et celui de décembre ont disparu. 

En janvier, les bonnes résolutions sont passées par là : j'ai été très active sur le blog !
J'ai publié :
  • une pléthore d'avis de lecture ! 
  • mes bilans de lecture de l'année 2018 en littérature contemporaine/ classique et en bandes dessinées. Et -incroyable- je n'ai pas réussi à dresser un top 10 de mes romances favorites ! J'arrive à peine à un podium de 5 titres... 
  • le top 10 des articles les plus consultés sur mon blog en 2018. C'est la première fois que je dresse ce type de bilan et j'ai constaté avec plaisir que les articles les plus consultés reprennent toutes les facettes de mon blog : littérature, romance, albums, challenge / tag, bilans...
  • une partie du dossier sur La Romance Chorale que j'ai écrit pour le webzine Les Romantiques. La première partie sur les règles, les exigences et surtout les effets de ce procédé d'écriture. La suite se trouve dans le webzine du mois de janvier. Avec les résultats d'une petite étude menée sur un panel de lecteurs amateurs de romance que nous avons interrogés sur le sujet et l'autre des interviews de deux auteurs qui utilisent cette méthode.

Bonus :
  • Je poursuis doucement, mais sûrement mes points de lecture anarchiques, et c'est une formule qui me convient assez bien : quand je rédige mes impressions de lecture, si c'est trop succinct, op ça bascule dans le prochain "Point lecture". Parfait !
  • J'ai participé à mon premier blog tour ! Il a mis à l'honneur la dernière publication de Charlotte Orcival "Ma folie la plus sage". C'était l'occasion de publier ma première interview sur le blog. C'était une chouette expérience. Au-delà du partage de nos impressions entre lectrices, prendre part à l'élan de promotion autour d'un ouvrage (et d'un auteur) en qui je crois était très enrichissant.
  • Quelques challenges rythmes mes lectures : le Gwenlan Challenge, ma PAL de saison : PAL Hivernale 2018, le challenge Amhellie & Maryrhage et le challenge sors de cette PAL. 


Mes lectures : 

En janvier, j'ai lu ! Je sors en douceur de ma panne d'album. J'ai réalisé il y a pas très longtemps que ma panne a commencé quand mon libraire BD m'a annoncé qu'il allait quitter la librairie que je fréquente assidûment. C'était le printemps dernier. 

TOP

  • Reste avec moi de Ayobami Adebayo (Charleston - 09/01/2019)
Yejide espère un miracle. Un enfant. C’est ce que son mari attend, ce que sa belle famille attend, et elle a tout essayé. Mais quand une délégation familiale se présente à sa porte escortant une jeune femme, son univers vacille. Accepter une seconde épouse, c’est au-dessus de ses forces.⠀

Mon avis : Ô qu'il est grand ce roman ! Il porte en lui un peu d'Americanah de Chimamanda Ngozi Adichie et de Baba Segi, ses épouses, leurs secrets de Lola Shoneyin, deux grands romans sur la femme nigériane contemporaine tiraillée entre modernité et tradition. ⠀

Ô qu'il est grand ce roman ! C'est un grand roman sur la réalisation de soi, sur l'émancipation féminine, sur le désir de maternité, sur la femme, sur la famille. L'auteur sous couvert d'une écriture distanciée nous livre une critique vive et féroce d'une société plus patriarcale que le mot patriarcat !⠀

L'auteur nous propose ici le portrait de Yejide, une jeune Nigériane, épanouie et sereine. Profondément optimiste et insouciante. Financièrement indépendante, elle tient un salon de coiffure réputée et très fréquenté pendant que son mari travaille dans la première banque du pays, autant dire qu'ils sont tous les deux très privilégiés. Bien qu'heureux en ménage, une ombre plane sur leur couple : les mois passent sans que Yejide ne tombe enceinte. Malgré eux, cela menace l’équilibre de leur mariage. ⠀

La menace devient concrète quand la belle-famille de Yejide la somme d'enfanter sous peine d'être suppléé par la toute nouvelle épouse de son mari. À partir de cette polygamie imposée, l'univers de Yejide bascule, ses immuables vacilles... Avec elle, on va traverser les affres de l'impuissance face au désir d'enfanter, face à cette absence de grossesse. On découvre une organisation sociale patrilinéaire, où l'homme se réalise au travers de sa filiation. On est impacté par le poids de la famille, ses ingérences et ses exigences. Le tout dans un contexte incroyable, celui d'un pays tiraillé entre coup d'État et promesse d'élection. ⠀

  • Les mauvaises herbes de Keum-Suk Kim (Delcourt - 26/09/2018)
Corée du Sud, 1943. En pleine guerre du Pacifique, le pays est sous occupation japonaise. Sun, 16 ans, est vendue par ses parents adoptifs comme esclave sexuelle à l'armée japonaise basée en Chine. Elle raconte soixante années passées loin de son pays avant de regagner sa terre natale, le récit d'une vie qui embrasse tout un pan de l'histoire moderne.

Mon avis : L'auteur nous propose un témoignage historique, entre pudeur et colère, des atrocités subies par les Coréennes lors de l'occupation japonaise pendant la Guerre du Pacifique en 1943. Elle nous raconte également le devenir de ces femmes de l'après-guerre jusqu'à aujourd'hui. Concrètement, qu'est-ce que la mémoire collective du pays a retenu de leur sort ? Et qu'en est-il de la mémoire du Japon ? C'est bouleversant et saisissant. 

Le dessin est d'une justesse incroyable. Un noir et blanc d'une luminosité prodigieuse. L'auteur parvient à glisser de la poésie dans l'horreur pour nous permettre, à nous lecteur, de la dépasser. L'atrocité est suggérée et c'est certainement plus puissant que de la dessiner.


  • Le parfum d'Irak de Feurat Alani (Nova éditions - 03/10/2018)
Recueil de mille tweets postés par l'auteur sur le réseau social durant l'été 2016, racontant sa vision de l'Irak, ses souvenirs de son premier séjour dans le pays à 9 ans et sa décision de devenir journaliste pour couvrir la guerre sur place.

Mon avis : Entre reportage et récit personnel à base de tweets, l'auteur nous raconte l'Irak. Son Irak ordinaire, son Irak glorieuse, son Irak sous les bombes, son Irak bafouée. C'est intéressant, passionnant et intelligent. L'auteur prend le temps de contextualiser les situations qu'il décrit, d'expliciter les termes pointus, de présenter les personnalités de haut rang pour donner aux néophytes toutes les clés pour le comprendre et le suivre dans son parcours. 

Le dessin est canon, c'est lui qui m'a poussé à l'achat : Chaque vignette porte en elle un message et une force auto-suffisante ! Toutefois, je dois dire que le découpage de certains doubles pages est complètement raté, avec l'axe central perdu au collage dans la reluire, c'est très frustrant, mais je chipote. 

BOF

  • Anarchie de Megan Devos : 
Une très bonne histoire dans un contexte à haut potentiel qui n'est pas exploité jusqu'au bout. J'ai trouvé l'histoire édulcorée et bien trop positive pour le contexte. Il n'arrive rien de bien grave au héros tout au long du récit. Quand l'auteur les entraîne les héros dans des situations délicates, ils les traversent sans tracas. Quand tu sens venir l'angoisse d'une scène qui va déraper... eh bien il ne se passe rien. Il y a aucune situation désespérée, aucune crise de larmes. Mon esprit n'est pas très affûté à ce genre, mais il est clairement plus sadique.

Des Chiffres

Gwenlan Challenge : 5 sur 12 livres (41%)
Ma PAL de saison : PAL Hivernale 2018 : 5 sur 20 livres (20%)
Challenge Amhellie & Maryrhage : 0 sur 60 points
Challenge Sors de cette PAL : 5 sur 60 livres (12%)

Au plaisir.

Maintenant que tu le dis... de Kristan Higgins

8 février 2019


Résumé :
Elle qui croyait être accueillie à bras ouverts...
Quand Nora Stuart, jeune gastroentérologue, se fait renverser par une camionnette d’extermination des nuisibles, elle y voit comme un signe. Ajoutez à cela une séance aux urgences durant laquelle son petit ami flirte ouvertement avec une autre, et c’est la goutte d’eau.
Ressentant un besoin urgent de soutien, Nora saute le pas et décide de revenir à Scupper Island, son île natale qu’elle avait soigneusement évitée depuis 15 ans. Si elle espérait que les habitants de l’île lui auraient pardonné tout ce qu’ils lui reprochaient au lycée, c’est raté. L’accueil de sa mère et de sa nièce est tout aussi froid. Mais c’était sans compter sur l’optimisme et la détermination sans faille de Nora, prête à tout pour ressouder sa famille et passer un bon été sur cette île qui n’oublie jamais rien. 

Moi j'en dis :
Dans le Parthénon de mes auteurs de romance favoris, la souveraine est sans conteste Kristan Higgins ! Elle et moi sommes dans un grand chelem de lectures appréciées et plus encore. De toute sa bibliographie traduite en français, j'ai volontaire omis de lire 3 de ses romans, pour avoir une bouée de lecture dans mes moments de flottement. C'est mon auteur doudou, ses histoires ont une malice toute particulière et ses personnages ont toujours une profondeur faite de qualité et de défauts crédibles et authentiques.

Elle truffe ses histoires de scènes improbables et rocambolesques. Elle n'a aucune pitié pour ses personnages, elle n'hésite pas à les malmener et leur faire subir des humiliations hautement hilarantes. Toutefois, ça ne vire jamais au lynchage. Disons qu'elle bouscule les héros avec tout l'amour qu'elle leur porte.

Les romans de Kristan Higgins sont chouettes, drôles et légers (en apparence). Elle me fait passer par une palette d'émotions en quelques pages... je souris, je ris, je râle, je m'énerve franchement, je suis triste. Elle fait tourner son intrigue dans tous les sens, fait supposer un million d'hypothèses pour aboutir à un final plus que parfait sans tomber dans les clichés ou dans une histoire trop loufoque et abracadabrantesque. C'est une auteure que je recommande avec beaucoup de facilité à la médiathèque... et tous ceux qui la découvrent tombe sous son charme.

Évidemment, je suis tombée sous le charme de "maintenant que tu le dis" ! J'ai commencé ma lecture sans lire d'avis de lecture ou même le résumé. Je suis allée de surprises en surprises.
Le schéma de cette histoire, rejoint les autres titres de l'auteur : l'héroïne, Nora Stuart, revient dans son petit village natal, qu'elle avait quitté pour ses études et se réaliser professionnellement, pour panser ses blessures au calme. Elle avait déjà eu l'occasion de revenir de temps en catimini, mais jamais suffisamment longtemps pour affronter les démons de son passé.

À l'inverse des autres romans de l'auteur, elle n'est pas du tout accueillie les bras ouverts. Il faut dire que ces années de jeunesse ont été jalonné d'épisode traumatisant et bouleversant. Au point de la faire fuir précipitamment.

Je suis tombée amoureuse de Nora ! Elle est canon : déterminée, vive, intelligente, dynamique et bourrée d'humour. Son sens de la repartie est une arme de destruction massive. Elle est lucide et pragmatique tout en étant d'un optimisme légendaire. Elle m'a bluffée. Loyale, patiente droite dans ses bottes, c'est la copine qu'il nous faut. Et plus d'une fois j'ai eu envie de lui faire un câlin.

Le temps de sa convalescence elle va se lancer dans une croisade pour convaincre les autres de faire table du ras du passé et pourquoi pas l'aider dans l'enquête qu'elle mène. Elle va également tenter de reconquérir sa famille, perdue au moment de sa fuite. Son mea-culpa s'adresse également à son amour de jeunesse et à son frère qui ont vécu un événement dont elle se sent coupable.

Dans ce roman il est question d'abandon familiale, de culpabilité, de construction à l'adolescence et d'émancipation. Mais aussi de résilience et de dépassement de soi. C'est un roman plus sombre que d'ordinaire. Certaines scènes, d'un réalisme crépitant, m'ont fait froid dans le dos. J'ai dévoré ce roman en quelques sessions de lecture tant j'étais prise dans l'histoire de Nora. A un tel point que, à ce jour,  Maintenant que tu le dis est mon roman préféré de l'auteur.

Les infos : 
Date de parution : 10/10/2018
Editeur : Editions HarperCollins
Nb. de page : 480 pages
Prix : 19,90€

N'oubliez pas, c'est mon avis : Aimez, détestez, peu importe respectez.
Au plaisir.


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