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From New-York with love, Tome 1 : Rencontre dans l'Upper East Side de Sarah Morgan

7 décembre 2018


Résumé :
Voici Molly.
Rédactrice au courrier du cœur à New York, elle se considère comme une experte en relations amoureuses. Enfin, seulement celles des autres. Car pour elle, le grand amour de sa vie, c’est son dalmatien.
Et voici Daniel.
Avocat spécialiste des divorces, il est bien placé pour savoir que les relations amoureuses sont à éviter à tout prix. Pourtant, un beau matin, il se retrouve à faire des pieds et des mains pour emprunter un chien… tout ça dans le but de provoquer une rencontre avec la mystérieuse joggeuse qu’il croise quotidiennement à Central Park avec son dalmatien…

Molly et Daniel ont un avis bien arrêté sur les relations amoureuses. Leur rencontre risque de tout bouleverser…

Moi j'en dis :
Sarah Morgan, ma fée, l’auteur qui m’a donné des envies de vacances au ski !
C’est d’ailleurs sa série Snow Crystal qui l’a placé dans Parthénon de mes auteurs de romance favoris. Place confortée avec sa série Coup de foudre à Manhattan. Par ailleurs, j’ai lu un petit roman d’elle que j’ai trouvé presque abominable d’incohérences, de précipitations et de clichés éculés... sans le citer, nous parlerons d’une œuvre de jeunesse qui ne méritait pas une réédition. Malgré tout, cela n’a pas remis en question son positionnement dans mon podium.

Je dis tout ça pour amorcer le fait que je n’ai pas du tout accroché au roman Rencontre dans l'Upper East Side qui inaugure sa nouvelle série From New-York with love. Ne me tapez pas, je le dis tout de suite : ce n’est pas lui, c’est moi !

Sans déconner, il avait tout pour lui ce roman, des personnages canons en l’occurrence Molly psychologue en relation interpersonnelle de jour et rédactrice au courrier du coeur de nuit et Daniel, avocat spécialiste des divorces. Deux handicapés du coeur qui vont s’entendre à merveille pour développer une liaison passionnelle sans attachement émotionnel, jusqu’à ce que tout déraille évidemment. Des intrigues à base de secrets, de révélation, de trouble psychologique dû à des traumatismes. L’écriture de l’auteur est toujours aussi fluide et dynamique, le tout saupoudré d’un humour tout à fait délicieux. C’est sexy à souhait. Comme d’habitude avec l’auteur elle ne se prive pas de parler de sujets profonds et intéressants, ici, il est question de bashing sur les réseaux sociaux, des relations abusives, des conflits parentaux et des conséquences sur les enfants. Le métier de l’héroïne permet d’ailleurs à l’auteur d’amener des contenus pertinents et précieux sur de nombreuses problématiques amoureuses.

Et ben c’est quoi le problème ?

Je ne supporte pas les histoires où la moitié de l’intrigue tourne autour d'animaux. Ça me soûle comme d’écouter un match de foot à la radio et au bout d’un moment ça devient pire qu’une punition. Pour ce roman ça n’a pas loupé, j’ai mis plusieurs semaines à le terminer. Chaque fois que le chien revenait sur le devant de la scène j’étais obligée de faire une pause... Et autant vous dire que jusqu’à la dernière page il est question de chien. J’étais ravie.

Verdict : ce n’est pas lui, c’est moi. Néanmoins, il me tarde de lire le prochain roman de la série, qui me semble safe niveau taux de présence animal et surtout très très très intrigant. Soyons fou pour Felicity, je veux bien qu’elle se balade de temps en temps avec un chien.​

Les infos : 
Date de parution : 07/03/2018
Editeur : Editions Harlequin
Nb. de page : 468 pages
Prix : 14,90€

N'oubliez pas, c'est mon avis : Aimez, détestez, peu importe respectez.
Au plaisir.



La kippa bleue de David Allouche

4 décembre 2018


Résumé :
Kippour, c'est le jour que Sasha Cohen a choisi pour annoncer à son père qu'il ne croit plus en Dieu. Deux jours le séparent de cette confrontation. Au fil de ses rencontres et de ses déambulations parfois hallucinées dans Paris, se dessine le caractère d'un jeune homme impétueux et romantique qui entend conquérir sa liberté et son autonomie intellectuelle et affective. Dans les cheveux de Carla, sa muse, il fait l'apprentissage de la vie d'adulte. Le retour des identités religieuses le fera-t-il revenir sur sa décision et accepter la religion familiale, ou bien son cheminement intérieur sera-t-il plus fort et le conduira-t-il à s'émanciper ? La vérité qui lui sera finalement révélée lors de l'affrontement avec son père ne fera qu'ajouter à son trouble et renforcer sa détermination à tracer sa propre route.

Moi j'en dis :
L’histoire, c’est celle de Sacha, un jeune Marseillais de 17 ans expédié par son père en escapade à Paris pour « le salon de l’étudiant » afin de lui donner des perspectives d’avenir plus formatées. Mal lui en a pris, Sacha va profiter de ces quelques instants de liberté pour s’émanciper.

Sacha c'est un personnage solaire, un personnage lumineux, éclatant et dynamique. Bouillonnant d’hormones, il invincible, sûr de lui et confiant, c’est typiquement l’ados dont on a envie de partager la conversation quand on entend ses éclats de rire à l’autre bout de la pièce. Quand on le rencontre dans les premières pages du roman, il est au croisement de sa vie. Il ne sait pas encore ce qu'il veut, mais il sait ce qu'il ne veut pas. Il ne sait pas encore celui qu’il voudrait être, mais sait celui qui ne veut plus être. Il voudrait se délester du poids de la religion dans sa vie, pour cela, il va devoir affronter son père qui aurait bien fait de lui un rabbin. Il va le faire. Il sait déjà quand il va le faire, le jour du Kippour. Il lui reste deux jours d’insouciance, il compte bien en profiter et il nous amène avec lui dans ses déambulations parisienne.

Avec du recul, maintenant que j'ai terminé ma lecture, je peux dire que je me suis davantage retrouvée dans la philosophie et la manière de penser du père plutôt que dans celle de Sacha. Sacha, je l’ai suivi tout au long de ces pages un petit peu comme si j'avais suivi mon petit frère dans les balbutiements de sa construction en tant qu'homme, dans ses questions, ses doutes et ses insécurités. Je l’ai trouvé adorablement versatile. Difficile de le prendre au sérieux quand il change de grand amour à chaque fois qu’il croise une belle paire de jambes. Du coup, on se pose des questions sur sa crise de foi. Temporaire ou irrévocable ? N’est-ce pas tout simplement un écho à retardement de sa crise d’ados ?

Mon grand regret ? La peu de place qui est laissée à la confrontation entre Sasha et son père. J’ai avancé dans ma lecture en fourmillant d’hypothèses sur son déroulement, sur la joute verbale qui allait en découler. Et quand elle arrive, il ne se passe rien ou si peu. Il y a bien une révélation surprenante, mais elle n’a pas suffi à me contenter. Ou plutôt, elle n’a pas été suffisamment développée pour lui donner de la profondeur. J’ai eu l’impression que le soufflet était retombé.

Verdict : Ce roman c’est une petite douceur qui nous amène superficiellement dans les habitudes d’une communauté et d’une religion. Il pose des doutes (par forcément des questions) sur la foi et les dogmes qui la régisse. C’est intéressant d’autant plus que l’impertinence de l’adolescence de Sacha donne du caractère aux questions. On ne répond pas à un ados « C’est comme ça », on lui doit une argumentation. Et dans ce roman il manque cruellement cette partie-là, la partie « à décharge ». J’ai l’impression que l’auteur n’est pas allé au bout de sa démarche, il manque pour cela une bonne centaine de pages. Néanmoins j’ai passé un excellent moment de lecture en compagnie de Sacha qui m’a fait sourire plus d’une fois et à la lecture des dernières pages je lui ai souhaité sincèrement le meilleur.

Les infos : 
Date de parution : 15/11/2018
Editeur : Editions Eyrolles
Nb. de page : 168 pages
Prix : 14€

J'ai découvert ce roman grâce à l'auteur.
Merci à vous, pour cette opportunité de lecture !

N'oubliez pas, c'est mon avis : Aimez, détestez, peu importe respectez.
Au plaisir.



Les émois du mois #61

1 décembre 2018

LE « MOI » D'Octobre & Novembre

En chaque fin de mois, un petit recap' en facette de mes lectures ! Avec en quelques lignes mes impressions sur la "meilleure" et la "moins bonne"  lecture du mois.



Octobre, novembre, 

J'ai loupé un mois ? Me voilà de retour dans la faille temporelle ! 
Je n'ai aucune illusion pour décembre, il ne sera pas plus doux. 

Wait and See

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  • Salina : les trois exils Laurent Gaudé (Actes Sud - 03/10/2018)
Pour permettre à sa mère d'être inhumé dans un lieu prestigieux, Malaka doit convaincre le passeur. Pour cela il lui raconte sa mère, il dresse son portrait, il décrit ses aspirations, il retrace ses exils. Son enfance, ses naissances, ses rejets, ses douleurs et ses colères mises bout à bout pour raconter une vie douloureuse au sein du clan de Mamambala puis au fin fond du désert.

Bien que j'aie adoré cette histoire, je dois dire qu'on est loin de la souplesse d'écriture à laquelle l'auteur nous a habitués. Ici, pas de chassé-croisé dans le temps, pas de convergence entre plusieurs personnages, pas de polyphonie. Laurent Gaudé troc sa recette contre un conte féroce et mystique. Un très bon conte africain qui véhicule des messages et des vérités existentielles à la pelle.

J'ai découvert en rédigeant ces quelques lignes, qu'il s'agit d'une réédition d'un livre qui date de 2003. Cela explique beaucoup de choses et cela conforte mes impressions de lecture. 


  • Grace and fury, Vol. 1 de Tracy Banghart (Hachette romans - 26/09/2018)
C'est un roman universel, profondément féministe qui aborde intelligemment des thématiques qui ne peuvent qu'entrer en résonance avec toutes les lectrices (et tous les lecteurs qui ont à coeur l’égalité femme / homme). C'est un roman qui pousse à la colère et même à des velléités de révolte.

J’ai adoré. J’ai avancé dans ma lecture avec avidité. J’ai trouvé l’histoire surprenante et entraînante. L’auteur a su créer un univers crédible et cruel. Un univers qui fait froid dans le dos où la clémence n’a pas sa place. Il me tarde de lire la suite.

Au plaisir.

Jour de dèche de Didier Delome

19 novembre 2018



Résumé :
Voici un premier roman bref et poignant sur un sujet grave (la dépression et le suicide) traité sans misérabilisme ni pathos, avec une mise en oeuvre romanesque assez proche du polar et conduite au pas de charge dans un style limpide, épuré et précis où chaque mot affûté telle une pointe de flèche fait mouche.

"J'ai toujours mené la grande vie ; puis lorsque je me suis retrouvé à la rue sans rien, démuni, ayant tout perdu? ; l'effroyable urgence de ma situation m'a soudain assommé en pleine face avec la violence d'un gnon magistral qui m'a laissé groggy sur le banc du boulevard voisin où j'avais atterri".

Moi j'en dis : 
Ô comme il détonne ce roman : notamment par ses sujets et surtout par la façon dont ils sont abordés ! D'ailleurs, vu les thématiques, je dois dire que je suis plutôt confuse de l'admettre, mais à peine commencé et ma curiosité a été titillée jusqu'à atteindre un paroxysme presque malsain.

L'histoire c'est celle de l'homme aux clefs d’or en personne. Il avait tout et plus encore, il connaissait tout le monde et tout le monde le connaissait. Il a fréquenté tous les lieux qui comptent à Paris : "les restaurants ; idem pour les bars réputés et autres établissements de nuit célèbres ; ainsi que les théâtres, les salles de spectacle et de concerts ; sans oublier les musées et aussi toutes les galeries d’art contemporain, moderne ou même classique et conventionnel, qui jouent un tant soit peu un rôle sur le marché." Et puis il s'est laissé dévorer par une dépression qui l'a poussé à une tentative de suicide.

Malgré lui, il ressort de cette tentative vivant, mais peu glorieux. Les huissiers le poussent dehors, avec quelques affaires sous le bras et 100 euros en poche. Fier et digne il n'ose faire l'aumône auprès de ses proches. Alors qu'il touche le fond, il va merveilleusement rebondir grâce à l'aide, la bienveillance et la persévérance d'une Bonne Fée, Madame M.

J'ai été bluffée par le style de l'auteur, qui aborde des sujets difficiles avec beaucoup de détachement et paradoxalement avec beaucoup d'empathie. L'écriture m'a permis d'accompagner le héros dans sa résilience. J'ai partagé ses peines, ses victoires étaient les miennes, et ses attentes aussi. Le héros est lucide et pragmatique, à aucun moment il ne tombe dans la colère ou le découragement. Sa capacité à s'accrocher à la vie et son adaptabilité devient redoutable et inspirante.

Verdict : Alors que le roman commence sur un ton désespéré, il se termine avec une note d'espoir largement méritée. 

Les infos : 
Date de parution : 22/08/2018
Editeur : Le Dilettante
Nb. de page : 258 pages
Prix : 18€

J''ai découvert ce roman grâce aux éditions Le dilettante.
Merci à vous, pour cette opportunité de lecture 

N'oubliez pas, c'est mon avis : Aimez, détestez, peu importe respectez.
Au plaisir.

Laisse tomber la neige ! de Cécile Chomin

11 novembre 2018



Résumé :
Le jour où tout a commencé ? Celui où je me suis embourbée dans la neige, en pleine nuit, à 600 km de Paris, après avoir été plaquée devant l’autel. La Reine des neiges, c’était moi, version robe en lambeaux et pieds gelés. C’est là que j’ai cru voir un grizzly. Un plantigrade genre Chabal, debout sur ses pattes arrière et plein de poils, qui a rugi : « Qu’est-ce que vous faites sur ma propriété ? ». Hourra ! il y avait un habitant dans ce coin perdu. J’ai avisé la propriété : en fait, c’était un vieux chalet. Mais si je ne voulais pas mourir de froid, j’avais intérêt à convaincre l’autochtone de m’héberger pour la nuit…
L’héroïne trépidante de Cécile Chomin bondit de page en page, et passe par toutes les nuances de la drôlerie et des sentiments, jusqu’à trouver l’amour là où elle n’était vraiment pas venue le chercher.

Moi j'en dis : 
Cécile Chomin, Cécile Chomin, Cécile Chomin, plus sa bibliographie s'étoffe et plus je l'adore ! Je dois dire que je suis son actualité de près et j'attends chacune de ses publications avec impatience. Elle fait sans conteste partie de mon trio d'auteur de romance préféré. Pour l'anecdote, je regrette beaucoup de ne pas avoir eu le courage de lui dire quelques mots lors du festival du roman féminin en 2017 et j'espère avoir l'occasion de me rattraper prochainement. Notamment pour lui dire tout le bien que j'ai pensé de "Laisse tomber la neige !" que j'ai adoré. Faute d’emploi du temps, je n’ai pas eu l’occasion de le lire d’une traite, mais j’en étais pas loin.

"Laisse tomber la neige !" a des airs "Dive Bar" de Kylie Scott et de "La Douce Caresse d'un vent d'hiver" de Sarah Morgan qui, toutefois, aurait installé son histoire dans une version rustique de Snow Crystal.

L'histoire c'est celle de Claire, quand on l'a rencontre est embourbée dans la neige, en montagne et en pleine nuit. Pour s'en sortir, il faudrait qu'elle fasse preuve de sang-froid et de calme. Deux qualités dont elle s'est défait quelques heures plus tôt quand son fiancé l'a abandonnée devant l'autel !
Sur les conseils de sa soeur, elle se rend dans un gite pour panser ses plaies et se requinquer avant de reprendre le cours de sa vie et d'affronter la réalité de sa situation. Alors qu'elle est transie de froid, dans une tenue tout sauf adéquate, elle fait face à un autochtone, Hugo pour le nommer, pas très avenant, qui se voit contraint de lui sauver la vie en lui permettant de passer la nuit chez lui, loin des loups.

Ils ne le savent pas encore, mais leurs vies vont être bouleversées. Évidemment, cette nuit va se transformer en plusieurs. Claire va se rendre indispensable. Et rapidement, une complicité turbulente va naître entre eux. Ils vont être, l'un pour l'autre, le temps de leur rencontre, une béquille pour supporter la phase de transition dans laquelle ils sont. Pour notre plus grand plaisir s'est truculent, jubilant et réjouissant.

La force de cette histoire réside dans les personnages et dans le style de l'auteur.
Clairs et Hugo sont d'une simplicité et d'une franchise désarmante et merveilleusement rafraîchissante. Aussi caractériel l'un que l'autre, ils sont constamment en opposition, cela se traduit par une joute verbale explosive et il faut dire qu'ils ont tous les deux un sens de la repartie très affûté et un humour délicieux. Il n'y a pas de dominant, ainsi on suit un combat de coqs sans fin. La combinaison de ces deux personnages est une véritable réussite !

Le style est à l'image des autres romans de l'auteur : coloré, pétillant et drôle ! À peine commencé, j'ai enchaîné les fous rires. Pour autant, l'auteur ne se prive pas de parler de sujets graves et de faire passer ses personnages par des étapes difficiles. Ainsi, il est question de deuil, d'héritage, de filiation, de choix de carrière, de reconversion professionnelle forcée entre autres. Des sujets qu'elle traite intelligemment et avec finesse.

Verdict : Faut-il le dire ? J'ai adoré cette lecture !

Les infos : 
Date de parution : 7/11/2018
Editeur : J'ai lu
Collection : Lj
Nb. de page : 317 pages
Prix : 12.90€

J'ai découvert ce roman grâce aux éditions J'ai lu.
Merci à vous, pour cette opportunité de lecture !

N'oubliez pas, c'est mon avis : Aimez, détestez, peu importe respectez.
Au plaisir.

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