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Nos vacances au bled de Chadia Chaïbi-Loueslati

16 octobre 2019


Résumé :
Après le succès de Famille nombreuse, Chadia poursuit son cheminement familial avec Nos vacances au bled. La famille s'est agrandie et vit en banlieue parisienne. Les parents décident d'acheter un terrain en Tunisie et d'y faire construire LEUR maison pour se rapprocher de la famille restée au bled et de pouvoir partir en vacances chaque été. Tout s'organise rapidement. Les enfants sont surexcités, certains prendront l'avion, les parents chargent la voiture à bloc.

Pour les enfants c'est la découverte d'une autre culture et pour les parents, c'est la gestion du chantier qui prendra toute leur énergie. Ces vacances d'été resteront à jamais gravées dans la mémoire de Chadia et de ses frères et soeurs. Cet album est une ode à la famille.

Moi j'en dis :
En grande fan de l’auteur, j’ai attendu cet album avec impatience et c’est avec un immense plaisir que j’ai retrouvé Chadia qui continue à nous conter les aventures truculentes de sa famille nombreuse ! Cette fois-ci, elle pioche dans les souvenirs d’un de ses voyages en Tunisie. Celui durant lequel sa famille pose les premières pierres de ce qui deviendra leur résidence secondaire au pays. Un projet auquel ils seront tous associés alors que clairement leur seule ambition était de parfaire leur bronzage.

Chaque vignette de cet album transpire la sincérité, l’amour et la tendresse. Au-delà des souvenirs que l’auteur partage avec nous, j’ai eu l’impression qu’elle adressait à ses proches une déclaration d’amour. Une déclaration bourrée d’humour, saupoudrée d’une touche de mysticisme.

Dire que j’ai adoré cet album c’est peu dire. J’ai ri à gorge déployée. J’ai souri à m’en faire mal aux zygomatiques. J’ai eu les larmes aux yeux. Il m’a fait l’effet d’une madeleine de Proust. Il m’a entraîné dans une mélancolie joyeuse que je me suis empressée de partager avec mes proches en leur envoyant quelques planches en photo. Bon sang, je repense à certaine vignette et immanquablement je suis proche de la crise de fou rire/de larme.

Les infos : 
Date de parution : 04/09/2019
Editeur : Editions Marabulles
Nb. de page : 224 pages

N'oubliez pas, c'est mon avis : Aimez, détestez, peu importe respectez.
Au plaisir.


Warning: love detected ! de Capucine Auclair

2 octobre 2019


Résumé :
Elle est plus douée avec les ordinateurs qu'avec les hommes...
Pour préserver sa liberté de jeune femme indépendante, Alexis ne recule devant rien ! Elle est même prête à enchaîner les petits boulots, vivre dans des chambres de bonne ou encore ne s’attacher à personne. Bon, dernièrement, c’est vrai qu’elle a fait quelques entorses à son règlement. Mais elle n’avait pas le choix : à la rue et sans emploi après avoir hacké le serveur d’une banque prestigieuse, elle a été contrainte d’accepter la proposition d’hébergement de Matisse, l’un de ses clients. Cela étant, elle doit avouer que ce n’est pas si désagréable de passer ses soirées à discuter avec un homme drôle et charmant comme lui. Tant que ça reste provisoire, bien sûr, et surtout qu’elle ne tombe pas amoureuse de Matisse…

Moi j'en dis :
Une histoire sympathique et charmante.

La narration est portée par Alexis, l’héroïne. Elle est sans conteste la force de ce roman. Entière, franche et honnête, elle est aux antipodes des héroïnes dont on a l’habitude dans la romance. Elle est imprévisible : ses prises de paroles font mouche à chaque fois. Elle est surprenante et attachante. Le pragmatisme avec lequel elle aborde les crasses de son passé m’a donné envie de lui faire un énorme câlin. Câlin qui l’aurait terriblement mis mal à l’aise !

Face à elle, le héros, Matisse, est directement confronté au monde de ceux que la vie a malmenés. Il prend une belle leçon de fracture sociale. Timide et généreux ; doux et délicat... il m’a, pourtant, laissée indifférente. Sa personnalité est complètement survolée. Je l’ai trouvé fade et transparent.

Même si j’ai pris plaisir à lire la complicité naissante entre les héros [spoiler] je n’ai pas était convaincue par le couple qu’ils forment. Jusqu’au bout j’ai attendu que le couperet tombe, que leur rapprochement s’explique par une stratégie d’entreprise... [/spoiler]


Verdict : Histoire charmante. Héroïne canon. Héros sans grand intérêt. Pourquoi pas.

Les infos : 
Date de parution : 11/09/2019
Editeur : Editions Harlequin
Nb. de page : 297 pages
Prix (Format numérique) : 6,99€
Achat sur Place des libraires

N'oubliez pas, c'est mon avis : Aimez, détestez, peu importe respectez.
Au plaisir.


Quand l'amour s'en mail de Tamara Balliana

10 septembre 2019


Résumé :
Quand sa meilleure amie lui demande d’être son témoin de mariage, Solène est aux anges et décide de lui organiser un enterrement de vie de jeune fille dont elle se souviendra ! Pour cela, elle écrit à Léonie, surnommée « Léo », la sœur de la future mariée… Mais à cause d’une erreur de destinataire, c’est Léo, architecte parisien et homonyme de Léonie, qui lui répond !

Débute alors une correspondance qui devient de plus en plus personnelle à mesure que les jeunes gens se découvrent l’un l’autre. Mais quand Léo propose à Solène de se rencontrer enfin, elle refuse catégoriquement. Bien décidé à connaître le visage de sa mystérieuse amie virtuelle, Léo s’obstine… Solène lui cacherait-elle quelque chose ? La complicité qu’ils ont développée derrière leurs écrans résistera-t-elle à l’épreuve du réel ?

Moi j'en dis :
Sur un malentendu, nos deux héros, Solène et Léo, vont démarrer et entretenir une conversation par mail. À l’image d’une conversation IRL, ils vont aborder tous les sujets : la météo, leurs aspirations, les traits de leurs personnalités, leur situation professionnelle, leurs proches, tout y passe. 

Ils partagent sur tout et rien sans avoir peur d’être jugés, parce qu’ils ne se connaissent pas et peuvent ainsi dévoiler des choses qu’ils ne sont pas capables de raconter à leur proche. Ils sont, l’un pour l’autre, la soupape qui leur permet à chacun d’extérioriser les questionnements, les doutes, les frustrations de leur quotidien. 

De conversation en conversation, leur camaraderie épistolaire mue vers une complicité qui se transforme doucement, mais sûrement en amitié solide. 

Évidemment, on avance dans l’histoire pour savoir comment leur relation va évoluer et s’ils vont avoir l’occasion de se rencontrer, d’autant plus que l’un des deux semble cacher quelque chose. Cela crée une impression d’urgence dans la lecture, pour en savoir toujours plus et toujours plus vite.

Verdict : Dans ce roman, au-delà de la complicité naissante, tout à fait suffisante cela dit, l’auteur fait le choix d’aborder avec nos héros des problématiques de vies sérieuses et touchantes. En effet, les deux héros qui sont chacun à leur manière dans un processus de résilience après un bouleversement bataillent avec un quotidien qui a changé de direction, parce que le hasard a décidé de s’y inviter. Ainsi, il est question de deuil, d’équilibre et de réalisation de soi mais aussi de confiance et d’acceptation du soutien des autres. L’auteur aborde ces thématiques avec sincérité, sans pathos, sans fioritures. C’est rafraîchissant !

Les infos : 
Date de parution : 7 mai 2019
Editeur : Editions Montlake Romance
Nb. de page : 303 pages
Prix : 9,99€

N'oubliez pas, c'est mon avis : Aimez, détestez, peu importe respectez.
Au plaisir.


Si Beale Street pouvait parler de James Baldwin

6 septembre 2019


Résumé :
Si Beale Street pouvait parler, elle raconterait à peu près ceci : Tish, 19 ans, est amoureuse de Fonny, un jeune sculpteur noir. Accusé d'avoir violé une Portoricaine, ce dernier est jeté en prison. Quand Tish découvre qu'elle est enceinte, les deux familles se mettent en campagne, à la recherche de preuves qui le disculperont. Pendant ce temps, Tish et Fonny ne peuvent qu'attendre, portés par leur amour, un amour qui transcende le désespoir, la colère et la haine. Sensuel, violent et profondément émouvant, Si Beale Street pouvait parler a le goût doux-amer des blues tant aimés de James Baldwin. 

Moi j'en dis :
L’histoire commence, in medias res, par une visite en prison. Tish est venue dire à son compagnon, Fonny, qu’elle est enceinte. Malgré les circonstances, ils sont heureux.
Ils sont heureux parce qu’ils sont amoureux et que cet enfant à venir est la consécration de leur amour. Un amour simple et pur ; fort et féroce. Et surtout un amour puissant qui donne à l’avenir l’espoir d’un jour meilleur. Un amour qu’ils partagent depuis leur plus tendre enfance.

On apprend rapidement ce qui a amené Fonny derrière les barreaux, mais pour vous permettre d’atteindre le paroxysme de l’indignation en lisant ce roman, je ne vous le dirai pas.
Il est innocent, c’est tout ce qu’il y a à savoir.
Il est innocent, il n’y a pas de doute là-dessus.
Il est innocent et il va falloir se battre pour faire tomber les charges qui pèsent sur lui.
La bataille sera menée par tous les membres de son entourage. La seule chose qu’on demande à Fonny, c’est de tenir le coup, de tenir une nuit de plus.

L’auteur permet à un grand nombre des proches de Fonny de prendre la narration. Il jongle avec les narrateurs qui prennent la parole avec virtuosité. D’un bout à l’autre d’une phrase, le narrateur n’est pas toujours celui qu’on pense. Pour chaque bout de cette histoire, l’auteur choisit finement celui qui nous la raconte. Malgré cela, pas d’impression d’omniscience pour le lecteur. Oh non, il nous balade comme bon lui semble et on lui prend la main nerveusement (d’ailleurs, on serre cette main qui nous guide très, très, très fort).

Pour cerner les tenants et les aboutissants de l’histoire, en plus de changer de narrateur, l’auteur nous propose des allers-retours dans le temps qui nous permettent d’appréhender la vie du héros, le contexte social et sociétal dans lesquels il a grandi et ainsi, de comprendre son présent.

L’écriture est nerveuse, elle traduit l’urgence de la situation. Elle est brutale et violente. Elle est en parfaite adéquation avec le sujet et l’indignation qui en découlent.

J’ai lu ce roman en apnée.
J’ai avancé avidement pour en savoir toujours plus sur le sort de Fonny, celui de Tish.
J’ai attendu la dernière page avec l’impression d’avoir l'épée de Damoclès sur la tête.
Ce livre m’a terrassé.


Verdict : C’est un roman sur l’amour, le racisme, l’injustice.
C’est un roman poignant. C’est un roman rageant.

Les infos :
Traduit de l'anglais (Etats-Unis) par Magali Berger.Préface de Geneviève Brisac.
Date de parution : 27 Septembre 2017
Editeur : Editions Stock - La Cosmopolite
Nb. de page : 256 pages

N'oubliez pas, c'est mon avis : Aimez, détestez, peu importe respectez.
Au plaisir.


Ton âme sœur (ou presque) de Kristan Higgins

3 septembre 2019


Résumé :
Faits pour être ensemble... mais pas tout de suite ! Vous souvenez-vous de Colleen et Connor, les jumeaux O'Rourke, et de leur pub, l'adresse incontournable, la plus sympa et la plus cosy de tout Manningsport ? Les revoici... sauf que cette fois, Connor tient la vedette. Lui et son amour de jeunesse, la belle et torturée Jessica. Il est beau-brillant-gâté par la vie, elle est belle-brillante et affronte une série de drames depuis sa naissance. Ils s'aiment comme des Roméo et Juliette contre lesquels le destin semble s'acharner. Alors que leur vie professionnelle est à un point d'acmé, Connor demande Jess en mariage. Le « non » est retentissant... mais est-il pour autant définitif ?

Moi j'en dis :
Et voilà, "Blue Heron" tire à son tour Sa Révérence !
Et quoi de plus intelligent, quoi de plus vif, de la part de l’auteur que de boucler sa série en mettant à l’honneur le personnage qu’elle nous a livré en pâture depuis le tout premier tome : Jessica Dune, Aka Jessica-couche-toi-là.

Enfin, enfin, enfin l’histoire de la très belle, très tourmentée, très mystérieuse Jessica Dune ! Sa réputation sulfureuse s’est étoffée à chacune de ses apparitions de tome en tome. Pour finalement retomber comme un soufflé quand on apprend dans les premières pages du roman qu’elle s’est acoquinée avec le très sympathique Connor O’Rourke de façon monogame, exclusive et secrète depuis à peu près toute sa vie. Rien ne laissait présager cette chasteté, n’est-ce pas ? L’auteur nous a laissé nous enliser dans un très, très, très moche slut-shaming ! J’ai pris une belle leçon, et depuis je pense sérieusement à relire certains tomes de la série pour tenter de repérer des indices sur leur liaison !

Liaison, un terme un brin péjoratif, mais qui décrit de façon assez juste leur relation clandestine en pointillé. Une relation faite de haut et de bas. De secrets, de non-dits, de malentendus. Une relation à laquelle Connor croit dure comme fer, pendant que Jessica s’autosaborde à tout va. Quand ils font une brasse en avant, la minute d’après, ils ne font pas que reculer : ils se prennent le ressac dans la figure et sont à deux doigts de finir noyer. Aucune exagération. Une danse difficile pour les nerfs, MAIS les tergiversations de Jessica sont sensées. Ses doutes comptent doubles, parce que justement, son quotidien va de pair avec un être qui lui est cher.

Avec ce héros éperdument pétri d’amour qui ne cache pas ses sentiments, et cette héroïne qui, bien malgré elle, le fait tourner en bourrique, l’auteur inverse la tendance et c’est rafraîchissant.

Une fois encore l’auteur ne se contente pas de nous conter une belle romance, parce qu’évidemment l’histoire de Jessica et Connor est très belle. Elle ancre son histoire dans des problématiques sociétales majeures qu’elle aborde avec beaucoup d’intelligence et de finesse, notamment le déterminisme social, la confiance accordée et surtout, surtout le poids qui pèse sur les épaules des aidants.


Verdict : J'ai adoré !

Les infos : Version Poche
Traduction : Marie Lauzeral
Date de parution : 02/05/2019
Editeur : Editions Harpercollins
Nb. de page : 400 pages

N'oubliez pas, c'est mon avis : Aimez, détestez, peu importe respectez.
Au plaisir.


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