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Ennemis (et plus si affinités) de Mia Sosa

5 juin 2020


Résumé :
Acceptez-vous de prendre pour ennemi et collègue la personne ici présente ?

Quel est le comble pour une wedding planneuse ? Se faire abandonner devant l'autel. Ca ressemble à une mauvaise blague mais c'est bien ce qui est arrivé à Carolina Santos. Pour autant, elle continue d’aider les couples à faire de leur mariage le plus beau jour de leur vie. Et elle est douée, vraiment douée. A tel point qu’un prestigieux hôtel lui fait une proposition qui pourrait changer sa vie. Il y a juste un problème : pour obtenir le poste de ses rêves, elle va devoir collaborer avec l’homme qui a convaincu son ex fiancé de la planter le jour de leur mariage.

Max Hartley, expert en marketing, a enfin l’opportunité de sortir de l’ombre de son frère et faire ses preuves auprès du grand hôtel qui a fait appel à leur entreprise familiale. Même si, pour cela, il va devoir passer les prochaines semaines avec l’ex fiancée de son aîné, qui le déteste profondément. A raison : c’est à cause d’un de ses discours anti-mariage et avinés que le marié a déserté les lieux. Et plus il va passer du temps avec elle, plus il va se demander pourquoi son frère a quitté une femme aussi drôle, intelligente et attachante…

Moi j'en dis :
Il est génial ce roman ! Sous couvert de comédie, il aborde des thématiques très intéressantes qui ont fait échos en moi... ça arrive assez rarement pour être souligné ! Il est question ici entre autres de :

  • La progression sociale comme une revanche offerte par les enfants issues de l’immigration à leurs parents. Une réussite en échange de leurs sacrifices. Autrement dit, réussir pour ses parents, avant de réussir pour soi-même. 
  • L’impôt communautaire qui fait commencer l’assertion sociale des enfants issues de l’immigration en négatif, plutôt qu’à la case de « départ ». 
  • La taxe communautaire qui est impute des réactions et des comportements disproportionnés et erronés aux personnes des communautés issues de l’immigration. Par exemple l’hystérie en cas d’énervement somme toute, tout à fait banal (les femmes aussi sont concernées par ce préjugé) ; l’agressivité en cas de colère tout à fait anodine.
  • La compétition entre frère et sœur, qui au départ est censée motiver le surpassement de soi et qui finit par déliter une relation vers de la rivalité.

Vous l’aurez compris, ce titre est, par bien des manières, très engagé. Sans pour autant devenir un manifeste, les thèmes sont présents sans être prégnants. Si tu es sensible aux thèmes, tu captes, sinon c’est juste des chevilles d’intrigues à l’histoire.

L’histoire, c’est celle de Carolina Santos, une wedding planneuse talentueuse, sur le point de signer le contrat de sa vie avec un prestigieux hôtel. Pour décrocher ce contrat, elle doit travailler main dans la main avec expert en marketing, Max Hartley, pour qui cette collaboration représente également un enjeu vital : celui de se distinguer de son frère ! Gagnant, gagnant... si le passé ne s’était pas invité dans l’équation ! En effet, Carolina a été fiancée au frère de Max, qui l’a abandonnée devant l’autel quelques années plus tôt, et comme si cela ne suffisait pas, Max a été catalyseur de cette séparation.

Carolina, Carolina, Carolina est canoooooon ! Impossible de ne pas s’attacher à elle. Elle est intelligente, combative, loyale. Inventive et drôle. Elle a un sens de l’abnégation à toute épreuve et est d’une infinie mansuétude. J’en suis tombée amoureuse. J’ai compris ses doutes, ses insécurités, ses méthodes de protections.
Face à elle, Max est parfait ! En quelques pages, il passe de prétentieux à compréhensif, d’arrogant à bienveillant. Son esprit pragmatique lui donne toutes les clés pour tenter de comprendre Carolina et la sortir de ses retranchements.

Faut-il le dire ? J’ai beaucoup apprécié ces personnages que j’ai trouvé très sincères. J’ai adoré leur foi pour la transparence et la communication. J’ai trouvé rafraîchissant qu’ils balayent assez vite les malentendus et les non-dits.

Verdict : J’ai adoré, et même plus, c'est un coup de cœur.

Les infos : 
Date de parution : 08/04/2020
Editeur : Editions Harlequin
Nb. de page : 360 pages

N'oubliez pas, c'est mon avis : Aimez, détestez, peu importe respectez.
Au plaisir.


Je suis ton soleil de Marie Pavlenko

2 juin 2020


Résumé :
Déborah démarre son année de terminale sans une paire de chaussures, rapport à Isidore le chien-clochard qui s'acharne à les dévorer. Mais ce n'est pas le pire, non.
Le pire, est-ce sa mère qui se met à découper frénétiquement des magazines ou son père au bras d'une inconnue aux longs cheveux bouclés ?
Le bac est en ligne de mire, et il va falloir de l'aide, des amis, du courage et beaucoup d'humour à Déborah pour percer les nuages, comme un soleil.

Moi j'en dis :
Après avoir adoré d’amour fou le roman « Un petit oiseau » de l’auteur, j’étais tétanisé à l’idée de lire cette nouvelle publication. J’avais peur que le charme n’opère pas et j’avais peur d’être déçu. Évidemment, mes craintes ont été balayées dès les premières pages.

L’auteur a un don sans pareil pour nous raconter des histoires d’adolescence. Elle le fait avec une justesse de ton saisissante ! Elle raconte le quotidien ordinaire, dans ses hauts et ses bas, dans ses joies et ses drames. Elle parle de tout, de rien, de petits et de grands événements, sans pathos, sans surenchère, sans jugement, sans morale…

Elle nous amène à la rencontre de ses personnages, nous invite dans leur pensée et leur intimité, et nous donne l’occasion d’être le témoin des épreuves qu’ils traversent. La profondeur qu’elle donne à ses personnages nous fait irrémédiablement succomber à leur charme. Résultat ? Elle déclenches notre empathie. Leurs bonheurs et leurs peines sont les nôtres. Entre impatience et appréhension, on se tient prêt à lire la prochaine ligne, à tourner la prochaine page. Et on a peur, peur qu’il arrive un truc.

Enfin, un truc de plus… L’histoire, c’est celle de Déborah, une jeune adolescente qui vient de faire sa rentrée en terminale. La fameuse dernière ligne droite avant le bac l’angoisse un peu. Enfin l’angoissait un peu, avant qu’elle ne nage à contre-courant dans les problèmes, les contrariétés, les doutes, les craintes, les questions, qui se sont invités dans sa vie à partir du moment où elle rencontre une inconnue aux longs cheveux bouclés. Sa vie lui donne l’impression de déraper, alors que sa meilleure amie (dans le tumulte de ses propres préoccupations) n’est pas là pour la rattraper, elle en profite pour se faire de nouveaux amis, Jamal et Victor, dont le soutien sans faille m’a fait chaud au cœur.

Déborah m’a impressionné par son courage, sa capacité à traverser les épreuves et sa manière d’aborder les changements. Plus d’une fois, j’ai eu envie de lui faire un câlin pour lui donner l’occasion de faire tomber le mur de silence derrière lequel elle se protège.

Verdict : En quelques pages j’ai eu l’impression de partager un bout de vie avec Déborah ! J’ai terminé le roman en lui souhaitant le meilleur. Rien que le meilleur. Coup de coeur, évidemment.

Les infos : 
Date de parution : 08/03/2017
Editeur : Editions Flammarion
Nb. de page : 416 pages

N'oubliez pas, c'est mon avis : Aimez, détestez, peu importe respectez.
Au plaisir.


Les émois du mois #76 | Mai 2020

30 mai 2020

LE « MOI » de MAI

En chaque fin de mois, un petit recap' en facette de mes lectures ! Avec en quelques lignes mes impressions sur la "meilleure" et la "moins bonne"  lecture du mois.




Mes lectures : 



TOP 

À ce jour, j’ai lu toutes les publications de l’auteur, et nous sommes dans un grand chelem de coup de cœur. Je suis ravie que la chaîne ne se brise pas avec celui-ci, qui ne fait pas exception !
Quelle pépite, quelle pépite, quelle pépite ! 
Une fois de plus, l’auteur nous gâte avec une histoire d’une grande intelligence. J’ai adoré, j’ai été transporté. Lucie Castel à un pouvoir d’évocation qui est saisissant. Son écriture est divine. Entre la finesse et la justesse du ton, l’équilibre est parfait.

  • Je suis ton soleil de Marie Pavlenko
Après avoir adoré d’amour fou le roman « Un petit oiseau » de l’auteur, j’étais tétanisé à l’idée de lire cette nouvelle publication. J’avais peur que le charme n’opère pas et j’avais peur d’être déçu. Évidemment, mes craintes ont été balayées dès les premières pages. Rapidememnt, j’ai eu l’impression de partager un bout de vie avec l'héroine ! J’ai terminé le roman en lui souhaitant le meilleur. Rien que le meilleur. Ce roman est un coup de coeur, évidemment.

L’auteur a un don sans pareil pour nous raconter des histoires d’adolescence. Elle le fait avec une justesse de ton saisissante ! Elle raconte le quotidien ordinaire, dans ses hauts et ses bas, dans ses joies et ses drames. Elle parle de tout, de rien, de petits et de grands événements, sans pathos, sans surenchère, sans jugement, sans morale…

Elle nous amène à la rencontre de ses personnages, nous invite dans leur pensée et leur intimité, et nous donne l’occasion d’être le témoin des épreuves qu’ils traversent. La profondeur qu’elle donne à ses personnages nous fait irrémédiablement succomber à leur charme. Résultat ? Elle déclenches notre empathie. Leurs bonheurs et leurs peines sont les nôtres. Entre impatience et appréhension, on se tient prêt à lire la prochaine ligne, à tourner la prochaine page. Et on a peur, peur qu’il arrive un truc. Enfin, un truc de plus…

  • Ennemis (et plus si affinités) de Mia Sosa
Il est génial ce roman ! Sous couvert de comédie, il aborde des thématiques très intéressantes qui ont fait échos en moi... Vous l’aurez compris, ce titre est, par bien des manières, très engagé. Sans pour autant devenir un manifeste, les thèmes sont présents sans être prégnants. Si tu es sensible aux thèmes, tu captes, sinon c’est juste des chevilles d’intrigues à l’histoire. J’ai adoré, et même plus, c'est un coup de cœur.

  • Les MacAllister, Tome 1 : Noces secrètes de Kinley MacGregor
J’ai adoré ! Un chouette mélange d’intrigue politique, de rivalité de clans et de rebondissements sentimentaux. L’héroïne est canon : téméraire, audacieuse et créative. Sa transparence (sans être ingénue) est rafraîchissante. Son opiniâtreté est drolissime. Face à elle, le héros est un modèle du genre : renfrogné, loyal et mystérieux. Bataillant avec un passé familial douloureux, il lui paraît impossible d’envisager de fonder la sienne.


BOF

À mes yeux, cette romance est en tout point catastrophique.
L’histoire, les personnages et la contextualisation... se transforment en amoncellement d’éléments problématiques et invraisemblables, d’incohérences et de précipitations.


Bonus :


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Amateur.rice. s de romance, vous voulez bien me donner votre avis dans le cadre de la rédaction d’un dossier pour le Webzine Les Romantiques (http://www.lesromantiques.com/?Le-Webzine) ?
Un roman est fait pour vous, pourtant il ne vous branche pas. Ça vous arrive aussi ?
Si oui, j’ai deux / trois questions : https://forms.gle/vmgpiyg8HUiqYzLj9

*

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✈️ Billets d'avion confirmés 
😳 Déménagement imminent 
🛍️ Retour de ma boutique du "Grand Bazardement" 
🙏 N'hésitez pas à m'aider à délester mes étagères : 

Des Chiffres


Au plaisir.

Les Runes de Sang, tome 1 : La sorcière d’Islande de Penny Watson-Webb

29 mai 2020


Résumé :
Sous le règne d’Erik à la hache sanglante, roi de Norvège, certains clans vikings se soulèvent pour porter le prince Haakon sur le trône, et destituer le roi fratricide et sa lignée. Les jarls de Bergen organisent la fuite du prince en Islande afin de le protéger des assassins du roi et de trouver des renforts dans les colonies rebelles. À la tête de ces guerriers se trouve Raidho Gunnarsson, qui sait que leur voyage sera périlleux et leur survie incertaine. Mais les dieux mettent une sorcière sur son chemin pour les guider dans leur quête de liberté. Enfant trouvée de la mer et vivant parmi les farouches habitants de la baie des brumes, la sorcière de Reykjavik attend ces visiteurs, le cœur rempli de doute et d’inquiétude. Odin, roi des dieux, lui a parlé à travers les runes et elle doit suivre le chemin tracé malgré ses réticences et la crainte que lui inspirent ces exilés. Aegira est jeune, mais ses pouvoirs sont grands, elle porte la magie d’Asgard et les traditions de son clan. Raidho comprend vite que sans cette femme énigmatique, il ne pourra pas achever sa destinée.

Moi j'en dis :
Une histoire riche et dense, complexe et précise.

Comme à son habitude, l’auteur tricote la grande Histoire pour nous raconter les événements qui ont entraîné l’exil d’une partie du peuple de Norvège vers la farouche Islande, leur installation et surtout l’instauration de leur politique profondément indépendantiste et participative, qui aujourd’hui encore est un modèle de démocratie.

La construction de son récit est minutieuse. Chaque détail compte. D’ailleurs, mettons-nous d’accord, il n’y a aucun détail dans cette histoire !

L’histoire c’est celle de Aegira, une enfant trouvée en bords de mer par la sorcière du clan de la baie des brumes qui voit dans son arrivée, la consécration d’une prophétie qui associe l’orpheline à l’avenir de l’Islande. Laissant passer quelques années de l’enfance, elle prend Aegira sous son aile, pour la former aux arts de la magie, des Dieux et des plantes. Malgré sa jeunesse, ses insécurités (même les sorcières connaissent le syndrome de l’imposteur ?) rapidement, l’étendue de son pouvoir ne fait plus aucun doute, elle deviendra la sorcière de Reykjavik ! Encore faut-il qu’elle parvienne à décrypter les présages qui s’annoncent dans ses rêves... Son destin serait lié à celui de Raidho, les runes le lui ont dit. Reste plus qu’à trouver de qui il s’agit.

L’intrigue est faite de manigances politiques, de conquête par la violence et soutenue par la magie.
Je n’en dis pas plus !

L’auteur en profite pour rappeler le rôle central, essentiel et vital de la sorcière, la force de l’intuition et de la confiance, le poids des dieux et des prophéties dans ces sociétés. La cosmogonie nordique ne m’a jamais paru aussi limpide que sous la plume de Penny Watson-Webb. J’ai déjà eu l’occasion de le dire, je suis une de ses groupies. Chaque roman me paraît entièrement maîtrisé. Le pouvoir d’évocation dans son écriture est magistral. Elle nous entraîne dans son histoire grâce à la précision de ses contextualisations. J’ai eu le plaisir de visiter l’Islande en septembre dernier, les descriptions de l’auteur m’ont permis d’y retourner le temps de ma lecture.

Verdict : Vivement la suite !

Les infos : 
Date de parution : 07/10/2019
Editeur : Vfb Editions
Nb. de page : 264 pages

N'oubliez pas, c'est mon avis : Aimez, détestez, peu importe respectez.
Au plaisir.


La Confrérie de la dague noire, tome 10 : L'Amant ressuscité de J.R. Ward

26 mai 2020


Résumé :
Une guerre fait rage à l’insu des humains. Six vampires protègent leur espèce contre la Société des éradiqueurs. Ils sont regroupés au sein de la mystérieuse Confrérie de la dague noire.

Depuis la mort de sa shellane, Tohrment est dévasté. Alors que la Confrérie fait face à un clan de vampires qui cherchent à s’emparer du trône du Roi aveugle, un ange déchu ramène Tohr auprès des frères.
Mais celui-ci ne souhaite que se venger.
Quand sa bien-aimée lui apparaît en rêve – piégée dans un enfer glacé –, il se tourne vers l’ange en espérant trouver un moyen de la sauver. Et lorsque ce dernier lui explique qu’il doit apprendre à en aimer une autre pour libérer son ancienne compagne, Tohr comprend qu’ils sont tous condamnés…

Moi j'en dis :
Toujours autant d’action et de réaction, de retournement de situation et de rebondissements, davantage tourné vers l’introspection cela dit avec, Tohrment et PersOnne, deux personnages dont l’alchimie est indéniable, mais qui doivent d’abord lutter contre leur propre personne, assainir le regard qu’ils portent sur leur passé, déblayer devant leur porte afin de laisser entrer quelqu’un d’autre.. Il est question ici de résilience et de pardon. Cela donne à l’intrigue un caractère profondément touchant et même poignant sur certains passages. Les personnages avancent pas à pas, à une cadence que l’auteur a voulu patiente et intelligente, alors même que l'histoire de la Confrérie se déchaîne à un rythme effréné.

Thor et PersOnne se partagent largement la narration avec :

  • John, Vhif et Blay : dont les atermoiements n’étaient pas des plus intéressants. Chacun de leur chapitre a mis à rude épreuve ma patience. J’avais même envie de sauter quelques pages, ce qui ne m’arrive jamais !
  • Lassiter, l’ange déchu qui a ramené Tohr auprès des frères, dont le mystère s’épaissit à chacune de ses prises de paroles
  • Et les membres de la bande de salopards, dont les motivations sont enfin révélées, ce qui donne à l’intrigue un nouveau tournant. D’autant plus, que leur prise de paroles, leurs pensées, les révélations sur leurs passés les humanisent.

Par ailleurs, la présence de la bande de salopards a complètement occulté la Société des éradiqueurs dans ce tome. Pendant ma lecture, j’ai attendu de leurs nouvelles avidement, et je suis impatiente de savoir où ils en sont !

Verdict : Un très bon tome, et comme toujours il me tarde de lire la suite… j’essayerais de ne pas attendre quasiment deux ans cette fois-ci.

Les infos : 
Date de parution : 23/08/2013
Editeur : Editions Milady
Nb. de page : 624 pages

N'oubliez pas, c'est mon avis : Aimez, détestez, peu importe respectez.
Au plaisir.


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