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Point Lecture #05 : BD

20 mars 2019



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  • La croisade des innocents de Chloé Cruchaudet (Soleil - 17/10/2018)
Début du XIIIe siècle. Colas, douze ans, vit dans un climat de pauvreté et de terreur.
Un jour où il craint la violence paternelle, il décide de s’enfuir et trouve refuge dans une brasserie parmi d’autres enfants exploités.
Un soir d’hiver, Colas a une vision : Jésus lui apparaît, et lui ordonne d’aller délivrer son tombeau à Jérusalem. Avec l’aide de son ami Camille, il réussit à convaincre les autres enfants de constituer une croisade : sans adultes, sans puissant chevalier, ils arpentent les routes, persuadés que, grâce à leurs coeurs purs, rien ne pourra leur arriver...

Mon avis : Ô vingt dieux ! Pour cet avis de lecture, il convient d'être sibyllin pour vous laisser à toute la surprise des rebondissements. L'histoire, inspirée de faits réels, c'est celle de Colas, un jeune de 12 ans, contraint à l'exil à la suite d'un accident disons domestique sur la personne de sa petite soeur.

Muet par conviction, il se retrouve exploité avec d'autres enfants dans une brasserie, jusqu'au moment où à il curieuse apparition. Un homme aux cheveux longs qui ressemble étrangement à Jésus. Cette apparition l'honore, il a été choisi, il est l'élu. L'élu pour mener une croisade vers Jérusalem afin d'y délivrer son tombeau. Il se met en route accompagné par ses amis, et d'autres enfants vont les rejoindre au fur et à mesure de leur périple. Un périple fait d'aventure et de rencontres. Un périple qui met en questionnement la nature humaine. 

Cet album à tout d'un conte avec son lot d'enchantement et de férocité.
Côté dessin : la délicatesse du trait face aux thématiques terrifiantes, c'est un savant mélange !


  • Fleur de Mamoot : foutu pour foutu... de Emmanuelle Martinez (HarperCollins - 13/02/2019)
Elle dessine tout haut ce que tout le monde pense tout bas...
Se taire quand il faudrait ? Pas son truc.
Être polie et bien élevée ? Même pas en rêve.
Faire de l'apéro une philosophie ? Ça y est, vous y êtes !
Si la vie n'a pas fait d’elle une déesse grecque ou une prof de yoga, elle lui a fourni une arme beaucoup plus efficace : sa langue bien pendue. Mauvais esprit, humour noir et absence totale d’inhibition, Fleur de Mamoot ose tout, surtout le pire. Alors, foutu pour foutu...

Mon avis : Dans cet album l'auteur nous propose de disséquer les névroses et les obsessions de la nature humaine avec pour outil son humour acéré et sa mauvaise foi. Dans la lignée directe de Margaux Motin, Pélénope Bagieu et Diglee. C'est à la fois drôle et grinçant.


N'oubliez pas, c'est mon avis : Aimez, détestez, peu importe respectez.
Au plaisir.

Point Lecture #04 : BD

18 mars 2019



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Pour sortir de ma panne BD, j'ai décidé de prendre le taureau par les cornes et de me lancer dans un marathon sans écran (quaaaasiement) et sans roman (presque) le temps d'un week-end pour faire baisser drastiquement ma PAL de canons. Disons que l'appétit vient en mangeant, doucement mais surement j'ai enchaîné les albums. Des coups de coeur suprême d'ouf et de très très bonne lecture. 

  • L'âge d'or, Vol. 1 de Cyril Pedrosa et Roxanne Moreil (Dupuis - 07/09/2018) | Prix Landerneau BD 2018, prix BD Fnac-France Inter 2019.
La légende parle d'un "âge d'or, où vallées et montagnes n'étaient entravées d'aucune mu-raille. Où les hommes allaient et venaient librement..." 
Mais ce temps lointain est bien révolu. 
Le royaume est accablé par la disette et les malversations des seigneurs de la cour. À la mort du vieux roi, sa fille Tilda s'apprête à monter sur le trône pour lui succéder. Avec le soutien du sage Tankred et du loyal Bertil, ses plus proches conseillers et amis, elle entend mener à bien les réformes nécessaires pour soulager son peuple des maux qui l'accablent. Mais un complot mené par son jeune frère la condamne brusquement à l'exil.
Guidée par des signes étranges, Tilda décide de reconquérir son royaume avec l'aide de ses deux compagnons. Commence alors un long périple, où leur destin sera lié à "L'âge d'or" ; bien plus qu'une légende, bien plus que l'histoire passée des hommes libres et de leur combat, c'est un livre oublié dont le pouvoir est si grand qu'il changera le monde.

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Mon avis : Album vivement recommandé par Treky, notamment pour son illustration ! J'avais hâte de découvrir ce nouvel album de Cyril Pedrosa, auteur de Portugal que j'avais beaucoup aimé. Et évidemment je suis tombée sous le charme en à peine quelques pages. 

Ici, il nous propose l'histoire de Tilda qui s'apprête à accéder au trône à la mort de son père. Le royaume qu'elle reçoit en héritage est loin d'être florissant. La population, étouffée par la pression fiscale, meurt de faim et tend à se rebeller. C'est le moment idéal pour un coup d'État. Contrainte à l'exil, Tilda et les fidèles qui l'accompagne, vont tenter de reconquérir le royaume, la question étant de savoir si elle va s'appuyer ou non sur la fureur de la population qui jaillit d'un peu partout. Fureur qui semble alimentée par un idéal politique prôné par l'âge d'or... 

Cet album aux allures de conte médiéval aborde la force de la pensée, de la liberté individuelle, de la démocratie face à l'ordre établi, les classes sociales et la monarchie. Il se superpose à merveille dans la politique contemporaine de bien des pays déchirés par la cupidité de ses dirigeants.

C'est d'une grande, très grande, beauté. L'histoire par ses messages et ses questionnements existentiels et l'illustration par sa colorisation incroyable et sa précision. Le trait est d'une finesse extraordinaire, le sens du détail de l'auteur est saisissant. Chaque vignette, chaque planche mérite une attention toute particulière. C'est lumineux, c'est renversant. C'est bluffant !

Bon, par contre, il sort quand le tome 2 ?


  • Une maternité rouge de Christian Lax (Futuropolis - 16/01/2019)
Alou, chasseur de miel, se dirige vers les ruches sauvages d’un baobab. Circulant en 4x4, armés jusqu’aux dents, une bande d’islamistes radicaux foncent sur lui et font exploser le baobab sacré.
Parmi les débris du baobab, Alou découvre, intacte, une statuette représentant une femme enceinte. Encouragé par son père, il se rend dans le pays Dogon présenter la statuette au sage du village, le hogon, respecté de tous pour sa culture. Le hogon reconnaît aussitôt cette Maternité rouge . Elle est l’oeuvre, selon lui, du maître de Tintam, dont une première Maternité se trouve déjà au Louvre, au Pavillon des Sessions. Pour le vieil homme, la sculpture, en ces temps de barbarie, sera plus en sécurité au Louvre, près de sa soeur, qu’ici, au Mali.
Confier la statuette au musée parisien, c’est la mission d’Alou. Et pour la mener à bien, le jeune homme prendra tous les risques en traversant déserts et mers, en compagnie de migrants, ses soeurs et frères d’infortune.
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Mon avis : Qu'il est beau cet album. Son histoire, son message et son dessin, tout est renversant. 

Et je dois dire que ce n'était pas gagné. Au départ, en lisant le résumé, bien qu'intriguée par les thématiques annoncées, j'avais peur du positionnement de l'auteur vis-à-vis du "sauvetage" des oeuvres d'art. Je ne suis pas une grande fan du Quai Branly ou de sa succursale au musée du Louvre et des pavillons de civilisations en tous genres... Qu'on se le dise, je considère qu'il s'agit de séquestre d’œuvres de pays étrangers. Cela dit, les expositions temporaires d’œuvres me conviennent parfaitement. Temporaire étant le mot-clés, autrement dit, tant qu'on rend les œuvres ! 

Dans cet album, il est question d'une statuette datant du XIVe siècle attribué au maître de Tintam, qu'il faut protéger de la folie des extrémistes. C'est Alou, un chasseur de miel, qui sera chargé par le Hogon, le sage du village du pays Dogon, de la mettre en sécurité à Paris, au musée du Louvre. À partir de là, Alou va passer par monts et par vaux pour arriver en France depuis le Mali. D'épisode traumatisant en épisode traumatisant aucun répit ne lui sera permis, il porte une charge qu'il le dépasse.

Pas de langue de bois, pas de faux-semblant, mais beaucoup de poésie à la fois dans le dessin et le texte. L'auteur propose ici un album sincèrement engagé où il est question d'art, mais surtout d'hommes et de femmes en exil qui remettent en question l'accueil de leur terre d'accueil.


  • Les vieux fourneaux, Vol. 5. Bons pour l'asile de Wilfrid Lupano (Dargaud - 09/11/2018)
De retour à Paris, Antoine et Mimile sont contraints de s'occuper de Juliette sur l'injonction de Sophie. Désireux de partir assister au match de rugby France-Australie, Mimile cherche désespérément un moyen de s'échapper.
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Mon avis : Un album qui ne se lit pas, mais se savoure ! 

J'adore cette équipe de vieux : ils sont fous, touchants et drôles. Ils sont braves, loyaux et courageux. J'en suis totalement fan. Il regonfle ma foi en l'humanité, c'est dire leur pouvoir.

L'auteur nous propose une nouvelle fois une histoire engagée et d'engagement. J'ai eu de véritables éclats de rires durant ma lecture... et j'ai eu le cœur serré aussi, plus d'une fois. J'ai découvert l'enfer sur l'île de Nauru avec eux, depuis j'ai épluché internet, comment j'ai pu passer à côté ?!

Avec un humour un peu grinçant, un peu cynique, de la tendresse, l'auteur nous partage une histoire qui a du sens... Que demander de plus. 


N'oubliez pas, c'est mon avis : Aimez, détestez, peu importe respectez.
Au plaisir.

Une nation d'immigrants de John Fitzgerald Kennedy

12 mars 2019


Résumé :
Durant son mandat, le président John F. Kennedy fait de la réforme de l’immigration son cheval de bataille, convaincu que les Américains constituent un peuple à la fois attaché aux traditions et tourné vers de nouvelles cultures, de nouveaux horizons. À ce titre, il faut selon lui défendre leur droit à la liberté, celle de se réinventer une vie meilleure dans leur pays d’adoption.
Cet opuscule, qui fut le dernier livre de JFK, publié à titre posthume, recense les réflexions de l’ancien président sur la question de l’immigration et retrace les principaux jalons de son histoire aux États-Unis.
À l’heure où les débats sur l’immigration sont plus vifs que jamais, ce texte constitue un hymne aux immigrants et à leur rôle dans la croissance d’un pays devenu la première puissance mondiale.

Moi j'en dis :
Entièrement appâtée par la préface de Laurent Gaudé, je me suis lancée dans cette lecture sans attentes particulières. Tout en étant très curieuse de découvrir les réflexions de John Fitzgerald Kennedy sur la migration aux États-Unis, pour les confronter aux idéologies politiques aujourd'hui.

La migration est très certainement LA problématique du 21e siècle. Elle est au cœur de l'actualité aux quatre coins du monde. Tout le monde à une opinion sur le sujet, et pourtant, personne ne le maîtrise complètement. Faire le tour du sujet, c'est justement le pari que fait de John Fitzgerald Kennedy en 1958 alors qu’il est Sénateur du Massachusetts, il compose "Une nation d'immigrants ".

Dans ce manifeste, il fait un état des lieux de la migration aux États-Unis. Il le fait de façon pragmatique et objective.

Tout d'abord, il dresse le portrait des États-Unis, une nation de nations, sanctuaire d'accueil des opprimés et des défavorisés. Terre de promesse. Pays des libertés individuels et de l'égalité, qui donne l’occasion à tout à chacun de se réinventer et de sortir du carcan et du schéma établi par l’héritage.

Un point historique, étayé par des chiffres, lui permet d'énumérer les vagues de migrations successives (prérévolutionnaires et postrévolutionnaires) et d'expliquer les raisons et les causes de l'émigration : opportunités économiques, oppression politique, dissension religieuse...

Ensuite, il rend à César ce qui appartient à César ! Il met en lumière toute les contributions des immigrés, qu'elles émanent de contributeurs célèbres ou anonymes et cela dans tous les domaines : de la foi à la langue en passant par la cuisine. De la science à la culture en passant par l'éducation. La diversité des profils des migrants a donné TOUT son éclat aux États-Unis, qu'on se le dise !

Pour terminer, il expose la situation politique qui entoure les phénomènes de migration. Il explique comment le refuge des opprimés a peu un peu barricadé ses portes, poussé par la xénophobie, via un système de quotas. Et enfin, il donne ses perspectives et ses aspirations pour l'avenir.

Loin d'être passéiste, cet ouvrage est cruellement ancré dans l'actualité, notamment grâce aux ajustements qui complètent les informations concernant la politique migratoire des États-Unis après 1963 et cela jusqu'en mai 2018 !

Je crois que la lecture de ce livre est nécessaire ! C'est un livre qui permet de consolider l'empathie sociale. C'est un livre qui permet de voir plus loin que le bout de son nez. C'est un livre qui permet d'avoir une vision globale applicable à une situation locale.

Verdict : Puissant. Inspirant. Hors de temps.
Je ressors de cette lecture éblouie par tant d'intelligence !

BONUS

Les infos : 
Date de parution : 09/01/2019
Nb. de page : 160 pages

N'oubliez pas, c'est mon avis : Aimez, détestez, peu importe respectez.
Au plaisir.


Les émois du mois #64

3 mars 2019

LE « MOI » De Février

En chaque fin de mois, un petit recap' en facette de mes lectures ! Avec en quelques lignes mes impressions sur la "meilleure" et la "moins bonne"  lecture du mois.


Février,

Un mois fulgurant, à peine commencé et le voilà déjà passé... et j'en suis ravie, nous sommes désormais du bon côté de l'année, le côté où le temps d'ensoleillement va en grandissant ! Mon humeur étant entièrement indexée sur la luminosité extérieure, je suis en route pour le paroxysme de la joie. 

Malgré un emploi du temps chargé, j'ai réussi à publier avec beaucoup de plaisir quelques avis sur le blog pour parler de livres que j'ai aimés passionnément ou pas du tout. Ça fait longtemps que je n'avais pas écrit d'avis "négatif" sur un livre, mais mes impressions sur Hors de portée de Georgia Caldera sont tellement amères qu'il était difficile de continuer mon petit bonhomme de chemin sans le souligner. 

Mars s'annonce plus doux et paradoxalement plus intense avec le lancement de nouveaux projets sous de nouveaux horizons. 

Haut les cœurs !

Mes lectures : 

Toujours pas (ou peu) d'album.. ça va revenir.
  • Sinners of Saint, Tome 0.5 : Sulfurous
  • Combat d'amour, Tome 1 : De la haine au désir *Gwenlan Challenge*
  • Mon ange, mon pirate
  • C'est toi que j'attendais *Challenge Sors de cette PAL*
  • Le jardin du dedans et du dehors *Norouz Challenge*
  • On Dublin Street, Tome 5 : Scotland Street
  • Ainsi se tut Zarathoustra *Norouz Challenge*
  • Derrière les portes closes : mes aventures en Iran *Norouz Challenge*
  • Marx et la poupée *Norouz Challenge*
  • Hors de portée *Challenge Sors de cette PAL*
  • Foutu pour foutu

TOP

  • Ainsi se tut Zarathoustra de Nicolas Wild (La Boîte à bulles - 21/03/2013)
Depuis les coulisses du tribunal de grande instance de Paris, l'auteur dévoile les dessous de l'assassinat de Kasra Vadarafi, figure emblématique de la cause zoroastrienne en Iran et professeur à l'université de Nanterre. Il décortique les non-dits de ce procès et propose sa propre version des faits. Prix France Info 2014 (BD d'actualité).

  • Derrière les portes closes : mes aventures en Iran de Stephan Orth (Payot - 18/10/2017)
Durant deux mois, le journaliste parcourt 9.000 kilomètres en Iran, délaissant les hôtels pour dormir chez l'habitant. Derrière les portes closes, entre une jeune dominatrice SM, une soirée bikini dans une ville ultrareligieuse ou les marques laissées par la Guerre Iran-Irak, il livre un récit de voyage plein d'humour sur une société jeune en train de basculer dans la modernité occidentale.

  • Marx et la poupée de Maryam Madjidi (J'ai lu - 05/09/2018)
Les souvenirs d'enfance de l'auteure, née en Iran aux premières heures de la révolution menée par l'ayatollah Khomeini. Avec sa mère, elle rejoint à 6 ans son père, exilé à Paris. Elle évoque le déracinement, le poids des origines, fardeau ou rempart, le rapport à la langue natale et l'éloignement de la famille. Prix Goncourt du premier roman 2017, prix Ouest-France Etonnants voyageurs 2017.

BOF

  • Hors de portée de Georgia Caldera (Éditions J'ai Lu - 04/06/2014)⠀
J'ai enfin pris le temps de découvrir Hors de Portée, le roman de Georgia Caldera et je suis loin d'être emballée. Cette lecture me laisse franchement désappointée 😡⠀
Ici sans l’annoncer cette romance a pour personnage principal, un héros digne d’une Dark Romance. Est-ce un problème ? Oui, parce que dans une Dark Romance, je suis averti dès le départ que les comportements des personnages seront pervers et despotiques, ici je ne l’étais pas et ça m’a profondément dérangée. Certaines scènes m’ont donné la nausée. Et pour l’anecdote, j’ai fait un cauchemar d’une rare violence le soir de ma lecture.⠀
Aidan est (volontairement je n'utilise que des termes utilisés par l'auteur) : dur, acide, méprisant et méchant. Par ailleurs, il est aussi calculateur, manipulateur, regorgeant d'amertume et obnubilé par la vengeance. [Fin de citation]⠀
Dans le roman, il fait preuve de violence physique, mais aussi verbale. Il ne se prive d'aucune pique assassine et acerbe envers l'héroïne. Il est maladivement possessif. Et quand il est mi-face à sa violence, il blêmit et il est décrit comme penaud (*WTF*) Il s'excuse bien volontiers, mais cela ne l'empêche pas de recommencer 40 pages plus loin.⠀
Face à lui, l’héroïne a des comportements qu’on rencontre chez les femmes battues... elle est riches en initiatives, forte et indépendante quand elle se trouve loin de lui et a son contact, elle capitule, elle cède, elle s’autopersuade qu'elle grossit le trait. Dans la dernière partie, après une énième dispute, elle lui propose enfin LA solution intelligente... et ne tiens que deux lignes avant de céder. C’est hallucinant.⠀
Loin de me charmer, j’ai trouvé leurs relations toxiques tout simplement.⠀
Ma lecture était entièrement motivée par la conclusion que l'auteur apporterait... Et comme pour boucler la boucle, elle m'a fâchée encore plus fort.⠀

Des Chiffres

Gwenlan Challenge : 6 sur 12 livres (50%)
Ma PAL de saison : PAL Hivernale 2018 : 7 sur 20 livres (28%)
Challenge Amhellie & Maryrhage : 0 sur 60 points
Challenge Sors de cette PAL :  7 sur 60 livres (11%)

Au plaisir.

Combat d'amour, tome 1 : De la haine au désir de Loraline Bradern

22 février 2019


Résumé :
Octobre 1066
Les troupes normandes du Conquérant déferlent sur l'Angleterre. Gautier de Fougères, fidèle chevalier de Guillaume de Normandie, reçoit la mission de prendre le fief de Thurston au nom de son sire. Cette conquête se révèle toutefois plus ardue que prévue quand il se heurte à un obstacle inattendu.
Lors de l'invasion normande, Alinor, damoiselle saxonne formée à toutes les tâches domestiques habituellement dévolues aux dames nobles, prend en charge le fief familial tandis que son père et son frère partent au combat pour tenter de repousser les troupes de l'envahisseur. Lorsqu'une troupe armée se présente pour prendre possession du domaine, la jeune femme refuse de baisser les bras devant l'ennemi et décide de résister. Dotée d'un fort caractère et rompue au maniement des armes, Alinor affronte Gautier de Fougères , n'hésitant pas à utiliser tous les moyens à sa disposition...
Prise entre sa fierté et ses sentiments, comment Alinor parviendra-t-elle à se sortir de ce piège tout en sauvant ses gens et son cœur ?

Moi j'en dis :
Après avoir adoré le diptyque militaire de l'auteur Unité d'Elite, j'avais hâte de découvrir les autres titres à son actif. C'est comme ça que Combat d'amour est arrivé dans ma PAL. Puis une chose en entraînant une autre, je ne l'ai pas sorti tout de suite et il a commencé à s'y engluer. Mais ça, c'était avant que Gwenlan ne le désigne comme étant un coup de coeur de son année 2018 et donc sa présence dans le #GwenlanChallenge.

Pour être tout à fait honnête, s'il a traîné (quelques semaines) dans ma PAL, c'est surtout parce que le tome 2 n'était pas encore publié et que j'avais peur d'une fin au paroxysme du suspense à l'image de la fin du premier tome d'Unité d'Elite. Gwenlan m'a rassurée, l'auteur m'a rassurée... et vous savez quoi ? Elles ont menti, évidemment, la fin donne envie de sauter sans plus tarder sur la suite !

L'histoire c'est celle d'Alinor, une jeune saxonne, qui va voir son quotidien bouleversé par l'arrivée, que dis-je, l'invasion, de Gautier de Fougères, un chevalier sous les ordres de Guillaume le Conquérant. Après une bataille féroce et acharnée, un siège long et douloureux, celui-ci prend possession du domaine de la famille d'Alinor, il est le nouveau chef légitime. Bien que les autres membres du clan voient en Gautier un homme juste et honnête, un salut dans leur malheur, Alinor continue à se sentir spolier de son patrimoine et surtout de ses libertés. Cela motive sa détermination à le destituer au plus vite. Pour cela tous les coups sont permis et elle va utiliser toutes les armes à sa disposition, de son arc à son épée en passant par son sourire et ses larmes.

Alinor, Alinor, Alinor... un personnage enthousiasmant au départ qui doucement, mais surement m'a donné des accès de colère. Dès sa première apparition, je suis follement tombée sous son charme. C'est une héroïne valeureuse, courageuse, indépendante, farouche, loyale et droite dans ses boîtes. Par ailleurs, elle est aussi têtue, obstinée et obtuse. Une scène en entraînant une autre... jusqu'au moment où sa mauvaise foi est venu à bout de ma patience et à partir de là, elle m'a franchement m'agacée.

Face à elle Gautier m'a fait l'effet d'un saint ! Sa patience est mise à rude épreuve, il s'emporte, s'énerve, s'exaspère. Il tente toutes les stratégies pour faire entendre raison à la jeune fille, rien n'y fait, elle est complètement braquée. Avec elle, il est hors de sa zone de confort ! Il tente tant bien que mal de l'apprivoiser, mais les mensonges entre eux ne facilitent pas leur confiance. Alors chacune de leur rencontre se transforme en joute verbale, ou pire en combat acharné.

Cette lecture m'a fait marmonner, râler, soupirer... impossible de l'interrompre, j'avais envie de savoir la suite et surtout, surtout d'assister au moment de rupture quand Alinor accepte de céder les rênes. L'écriture de l'auteur est toujours aussi évocatrice. Elle nous transporte dans son histoire pour nous faire vivre les émotions au coeur des intrigues : J'étais sur les champs d'entrainement, dans les couloirs de la forteresse, j'ai vu les personnages batifoler dans l'écurie, la sailli d'une jument, j'ai fait une balade sur un destrier pour calmer mes nerfs. J'ai aussi vu les horreurs de la guerre, j'ai eu de la peine à infliger une punition pas méritée, j'ai évité... Clairement j'étais à 300 % dedans.

Verdict : J'ai adoré ma lecture, il me tarde de lire la suite !

Les infos : 
Date de parution : 27/08/2018
Editeur : Editions ADA
Nb. de page : 544 pages

N'oubliez pas, c'est mon avis : Aimez, détestez, peu importe respectez.
Au plaisir.


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