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Les émois du mois #78 | Août 2020

6 septembre 2020

LE « MOI » D'Août

En chaque fin de mois, un petit recap' en facette de mes lectures ! Avec en quelques lignes mes impressions sur la "meilleure" et la "moins bonne"  lecture du mois.


Août, 

Un mois compliqué par essence pour moi... qui s'est vu (forcément) compliqué par le contexte et par nos changements de vies.

✓ Déménagement
✓ Anniversaire : Nouvelle dizaine 
✓ Nouveau boulot [apprivoisement des équipes en cours]
✓ Anniversaire : le blog à 7 ans.
✓ Rentrée... 

J'ai commencé par lire beaucoup pour m'occuper l'esprit, et puis doucement, mais surement je commence à me détendre... 

Belle rentrée à vous, 
Restez positif, on va venir à bout de tout ça. 
Restez prudent, pour vous et vos proches ;-)

Mes lectures : 

    Août (2020)
    • Clan Kennedy, Tome 1 : Mariage à l'essai de Virginia Henley
    • Les petits livres de Khalil Gibran : La vie
    • Avant la longue flamme rouge de Guillaume Sire
    • Une deux trois de Dror Mishani
    • La Discrétion de Faïza Guène [#RL2020]
    • Au milieu de la foule de Séverine De La Croix
    • Aux armes de Boris Marme
    • Tant qu'il y aura des cèdres de Pierre Jarawan
    • Noces de jasmin de Hella Feki [#RL2020] 

    TOP 

    • Aux armes de Boris Marme
    Ce livre, il a la force de frappe d’un coup de poing dans les tripes. Celui qui vient par surprise, et dont la douleur tétanise, se maintient et irradie dans tout le corps jusqu’à nous paralyser sur place. Ce livre, il soulève un malstrom de questions, et place le lecteur dans l’œil du cyclone. J’ai été ballottée en trois parties, entre étonnements, sidération et ahurissement. 
    La lecture est frénétique ! J’avais besoin de savoir jusqu’où irait l’opprobre populaire. Le déchaînement médiatique ? La désolidarisation institutionnelle ? J’ai vécu cette lecture comme une course-poursuite vers le déclin de l’humanisme. 

    À quel moment la liberté d’expression a-t-elle pris ce virage qui écrase l’autre ? À quel moment certains médias se sont-ils délestés de leur rôle de chien de garde pour celui de fossoyeur ? Depuis quand favorise-t-on la haine dans la sphère publique ? Et d’ailleurs, depuis quand la haine s’installe-t-elle aussi facilement, aussi rapidement, aussi largement dans les « débats d’idées » ? 

    Ce livre est nécessaire tant il fait mal à l’homme. 
    Il le replace dans la chaîne alimentaire. Là où il redevient interchangeable et sacrifiable. 
    Il remodèle la pyramide des besoins de Maslow et place l’accès à « l’information » dans les besoins physiologiques, et la diffusion de l’opinion individuelle dans les besoins d’appartenances, d’estimes et d’accomplissements. 
    Ce reflet dans le miroir est douloureux. 

    • La Discrétion de Faïza Guène [#RL2020]
    J’ai ri, j’ai pleuré et j’ai même pleuré de rire. En quelques pages, l’auteur m’a transportée dans cet hommage et cette déclaration d’amour d’enfant, issu de l’immigration, à ses parents. À sa mère. Grande et humble. Naïve et pragmatique. Stoïque et mystique. Matriarche dans une société patriarcale. LE pilier familial. J’ai reconnu mes parents, leur politique de l’exemplarité pour ne pas se faire remarquer et leur plafond de verre dans l’excellence pour se contenter, parce que celui qui se contente de peu ne manque de rien. J’ai reconnu toutes mes questions d’identité. Chaque personnage se bat avec une problématique, un doute, une colère, qui a fait écho en moi. L’auteur décrit la colère qui gronde, qui mute en rage dopée à la nitroglycérine quand les rapports sont faussés, quand le mépris et la condescendance s’invitent dans une conversation. Un livre fort, qui sans en avoir l’air, dresse le portrait d’une génération aux démons autodestructeurs.⠀

    • Tant qu'il y aura des cèdres de Pierre Jarawan
    Quel roman, quelle histoire ! 

    En quelques pages, on est transporté dans cette déclaration d’amour et de chagrin. Celle d’un fils, Samir, qui désespéré par le départ de son père, s’enlise dans une mélancolie tantôt nostalgique, et même joyeuse, mais surtout douloureuse. Son père, cet être solaire et charismatique, profondément empathique et généreux qui du jour au lendemain vacille, perd son éclat, sa joie de vivre et surtout son intérêt pour sa famille, avant de finir par disparaitre. Sans laisser aucune trace, tout en laissant mille et une choses derrière lui… ses sourires, ses histoires, ses services, son aura… Il était aimé de tous, et par-dessus tout : adulé par son fils.

    Bon sang, mais qu’est-ce qui s’est passé ? Pourquoi ? Comment ? 
    Cette lecture se fait en apnée, dans l’urgence de savoir, de comprendre. De page en page on est accompagné par la douleur du fils qu’on finit par ressentir tant elle transpire du personnage. On partage ses peines, ses interrogations, ses doutes.

    C’est touchant. 
    C’est poignant. 
    C’est bouleversant.
    C’est passionnant.
    C'est un coup de cœur.

    BOF

    • Les petits livres de Khalil Gibran : La vie
    Une lecture qui avait tout pour être inspirante et qui s’est transformée en catalyseur explosif de colère en symbolisant à mes yeux l’ingérence occidentale sur le monde oriental.

    Ici, Neil Douglas-Klotz a pris l’initiative d’exploser l’œuvre Khalil Gibran pour la redéployer en rassemblant des textes issus d’ouvrages différents autour d’axes thématiques. Et il se permet d’aller encore plus loin, en catégorisant chaque texte dans une sous-rubrique encore plus précise par exemple : la nature/les saisons/le voyage.

    Une initiative qui dénature l’œuvre de Khalil Gibran et qui la piétine, en piétinant son lecteur qui est désormais baladé dans une lecture balisée et bien pensante. Comme s’il n’avait pas la capacité de réfléchir par lui-même. Alors, on lui propose une collection où il sera pris par la main de texte en texte, même si leur succession n’entraine aucune progression de la pensée dans la mesure où bien que certains textes soient liés par un thème, ils ne sont rarement liés par un sens. Ce livre ressemble aux recueils de maximes qu’on trouve en tête gondole à l’approche des caisses en grande surface, dont la lecture entraine une overdose de bons sentiments, mais dont on ne retient rien et n’apprend rien.

    L’œuvre de Khalil Gibran avait déjà une organisation. Dans ses différents ouvrages, l’auteur et son éditeur avaient déjà choisi une hiérarchie, le rythme de lecture et le positionnement des textes. La progression des textes n’est pas aléatoire, chacun d’eux répond au précédent qui donne les clés de compréhension du suivant. Certains permettent au lecteur de faire des pauses salutaires, avant de progresser vers un autre qui sera impactant. Chaque livre fonctionne avec une harmonie globale et une cohérence, qui permet à chacun de grandir, de se questionner et de mettre en perspectives ses aspirations.

      Au plaisir.

      #BlogLife : Vacances, encore des vacances !

      5 septembre 2020


      Enfin presque : changement de boulot en cours / dépassée par la vie...
      A bientôt !
      Des bisous <3

      Au milieu de la foule de Séverine de la Croix

      21 août 2020



      Résumé :
      Mado n’est pas une aide-soignante comme les autres : elle possède un don qu'elle est incapable d'assumer et qu'elle dissimule aux yeux de tous, sauf à Lazslo, son colocataire et meilleur-ami.
      Lazslo a des rêves plein la tête mais dans la réalité, il voit chaque jour la femme de sa vie passer devant ses yeux.
      L'une est une idéaliste, l'autre un éternel ado, et tous deux n'avancent pas. Jusqu'au jour où ils retrouvent embarqués dans une manifestation qui tourne mal. Au milieu de la foule, un étrange policier sauve Mado pour la seconde fois.
      Et si c'était le début d'une aventure inimaginable pour eux trois ?

      À travers ce roman, l'auteure aborde avec humour et tendresse des thèmes qui lui sont chers : résilience, amour et respect de toutes vies, y compris animales.


      Moi j'en dis :
      De la douceur et de la profondeur dans ce roman qui dit beaucoup de choses sans en avoir l’air ! 
      Ici, il est question : 
      • d’amour parental et de la « pression de réussite » qui part toujours d’un bon sentiment ; des incompréhensions des uns et des autres quand chacun s’arrête à son interprétation de la situation ; de la distance qui s’installe entre les proches. 
      • de la cause animale et de la place que l’homme s’est attribuée dans l’ordre des espèces ; des bassesses politiques motivées par les enjeux financiers dans cette problématique. 
      • de la vie dans les EHPAD, limitée par des protocoles, des règlements et des budgets ; et des soignants qui accompagnent du mieux qu’ils peuvent les pensionnaires dans leurs fins de vie. 
      Le personnel médical est honoré dans les petites et les grandes choses qu’il réalise, et aussi dans les miracles, ce point est poussé habilement au paroxysme. 

      L’auteur nous offre deux personnages principaux épaulés, soutenus et bousculés par une ribambelle de secondaires. 

      Lazslo, un homme généreux, ouvert et épris de liberté. Au caractère facile, il est, sans s’en rendre compte, plutôt opportuniste. Acculé et bousculé par ses proches pour ses choix, ou justement, les décisions qu’il ne prend pas, il est particulièrement dérouté. Pourtant, bien que paumé et ne sachant pas trop ce qu’il veut, il a bien en tête ce qu’il ne veut pas. Encore faut-il qu’il tienne son cap. 

      Globalement, j’ai beaucoup aimé son arc narratif, alors que celui de Mado, l’héroïne, m’a semblé plus cafouilleux. 

      Elle est plus sérieuse, plus classique, plus passive aussi (?). C’est elle qui détient le capital originalité dans l’intrigue, et pourtant elle m’a semblé plus effacée, plus en retrait. Elle m’a fait l’effet d’un outil au service des autres. Sa bataille est de reprogrammer sa zone de confort, de s’accepter et de s’épanouir en apprivoisant son habileté hors du commun. Elle y passe peu de temps et se consacre beaucoup aux autres. Peut-être est-ce un degré d’abnégation suprême que je ne saisis pas ?! Elle a tout pour être intéressante, mais elle ne m’a pas convaincue. Il en va de même pour Issa, que j’ai eu du mal à cerner et qui a fini par m’agacer. 


      Verdict : Moins incisif que les autres titres de l’auteur, mais tout aussi intelligents. 

      Les infos : 
      Date de parution : 17/06/2020
      Editeur : Editions du Rocher
      Nb. de page : 352 pages

      N'oubliez pas, c'est mon avis : Aimez, détestez, peu importe respectez.
      Au plaisir.


      Break the Rules de Victoria Arabadzic

      18 août 2020


      Résumé :
      Par amour, elle est prête à briser toutes les règles...

      Hayden Smith. Un nom synonyme de puissance, de violence et de danger. Un nom redouté aussi bien par les prisonniers que les gardes de l’établissement pénitentiaire où Adria vient d’être embauchée en tant qu’infirmière. Son but  : se rapprocher de Jake, son frère, condamné pour avoir vengé le meurtre de leur sœur. Mais la réalité est bien plus sombre qu’elle l’imaginait  : dans cet univers carcéral froid et cruel, seules règnent la violence et la loi du plus fort. Si elle veut aider Jake, Adria va devoir apprendre les codes de ce monde impitoyable. Et qui de mieux placé qu’Hayden Smith pour l’initier  ? Face au chef de cartel aussi séduisant que manipulateur, Adria va devoir respecter une seule règle  : ne jamais baisser sa garde…

      Moi j'en dis :
      J’ai terminé cette lecture péniblement. 

      J’ai enchaîné les soupirs, les grognements et je n’ai pas compté les fois où les rebondissements m’ont fait lever les yeux au ciel ! Pourtant, l’histoire commençait plutôt bien avec une intrigue palpitante et un premier revirement de situation surprenant et original dans un environnement peu exploré : l’univers carcéral. Même si, honnêtement, il y a quand même de grandes similitudes avec « L’évadé » de Julie Christol. J'entends, similitudes au-delà du plot de départ à savoir l’infirmière qui craque pour le détenu qui semble le plus féroce de la prison... 

      Les actions / réactions s’enchaînent vite, trop vite. Le schéma Wattpad rattrape l’histoire : l’équilibre des intrigues correspond à la dynamique classique, autrement dit : des rebondissements, des révélations et des cliffhangers, encore des rebondissements, des révélations et des cliffhangers et toujours plus de rebondissements, des révélations et des cliffhangers. Une surenchère qui finit par faire perdre en crédibilité l’histoire… mais entraîne une lecture addictive et intense.
      J’ai avancé avec un pincement de culpabilité, admettant sans mal que cette lecture n’était pas d’une grande intelligence, sans une once de bon sens, mais avec l’envie de la terminer pour savoir le fin mot ! Un peu comme de regarder en douce un bout de télé-réalité en zappant. Regarder pour avoir une idée (1 minute), puis pour comprendre (5 minutes) puis pour SAVOIR (50 minutes). Évidemment, c’est une lecture de déni. Je n’assume pas l’emballement que ça provoque chez moi, mais à peine terminé = aussi vite oublié.

      Mon grand problème dans cette lecture a été l’héroïne. Bon sang, elle m’a tapé sur le système. Son arc narratif est bourré de trop de choses… mais au-delà de ça, je l’ai trouvé peu crédible dans son rôle d’infirmière, sans parler de ses soi-disant compétences psy. Bouh, elle dit et pense des horreurs qui vont contre tous les principes et valeurs incarnés par sa profession. Par ailleurs, elle est passive, terriblement naïve et malléable. Au début, pourquoi pas, mais elle aurait dû prendre de la bouteille au fur et à mesure des pages. Elle est ébranlée par un rien, par contre, les gros chocs (kidnappings en pagaille) et elle n'est jamais en PLS ?!! Franchement les dernières pages m’ont poussé dans mes retranchements tant j’étais frustrée par ses bêtises, ses tourments et ses tergiversations.

      Face à elle, le héros est un truand, un vrai, sans circonstances atténuantes. Pour la première fois, je ne vois pas dans l’histoire une romance, mais un bon syndrome de Stockholm. Si vous avez des doutes, relisez le début de l'histoire ! Il se découvre une conscience au contact de l’héroïne grand bien lui fasse (et encore, il faut pousser mémé dans les orties)… en attendant, aucun regret, aucun remords. Ça dit quoi d’un point de vue psy ça ?

      C'est sans doute la première fois de l'année que je me réjouis d'un triangle amoureux... mais évidemment, il est balayé par le plus grand des hasards. #FacePalm

      Verdict : Difficile d’être en phase avec l’histoire quand je ne le suis pas avec l’héroïne, c’est mon credo. Alors quand l’auteur boucle en 30 pages l’intrigue principale, et en plus, sans nous en dire davantage dans l’épilogue… Ça sent le tome compagnon, mais cette fois-ci, sans moi.

      Les infos : 
      Date de parution : 01/07/2020
      Editeur : Editions Harlequin
      Collection : &H
      Nb. de page : 450 pages

      N'oubliez pas, c'est mon avis : Aimez, détestez, peu importe respectez.
      Au plaisir.


      La Fiancée, tome 1 de Kiera Cass

      14 août 2020


      Résumé :
      Hollis Brite a grandi à la cour de Coroa, rêvant – sans trop y croire – d’attirer l’oeil du jeune et beau roi Jameson, connu pour ses multiples conquêtes. Un jour, pourtant, c’est elle qui lui fait tourner la tête…
      Mais, alors que Jameson est sur le point d’annoncer leurs noces prochaines, l’arrivée d’un jeune noble en provenance d’un royaume voisin va changer la donne : attentionné et perspicace, il semble comprendre Hollis mieux que quiconque auparavant.
      L’avenir radieux promis à la jeune fille devient soudain beaucoup plus incertain : renoncera-t-elle à un destin royal, quitte à se couper de ce qu’elle a toujours connu ?

      Moi j'en dis :
      Dans ce nouveau roman, l’auteur applique la recette qui lui a assuré du succès jusque là, mais ici cela ne prend pas.

      L’histoire s’installe péniblement avec une lenteur qui s’apparente à la nonchalance de la cour pour finalement se précipiter et se bousculer dans les dernières pages avec un amas de rebondissements dont la crédibilité est fragile.

      J’ai eu beaucoup de mal trouver de l’intérêt à l’intrigue et quand ça devient intéressant ça tourne en eau de boudin. 

      Les infos : 
      Date de parution : 11/06/2020
      Editeur : Editions Robert Laffont
      Collection : R
      Nb. de page : 358 pages

      N'oubliez pas, c'est mon avis : Aimez, détestez, peu importe respectez.
      Au plaisir.


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