20 février 2018

Appelle-moi par ton nom de André Aciman


J'ai découvert ce roman grâce à la plateforme NetGalley et les éditions Grasset. 
Merci à vous, pour cette opportunité de lecture !

*recommandé par Treky*

Résumé :
Elio Perlman se souvient de l’été de ses 17 ans, à la fin des années quatre-vingt. Comme tous les ans, ses parents accueillent dans leur maison sur la côte italienne un jeune universitaire censé assister le père d’Elio, éminent professeur de littérature. Cette année l’invité sera Oliver, dont le charme et l’intelligence sautent aux yeux de tous. Au fil des jours qui passent au bord de la piscine, sur le court de tennis et à table où l’on se laisse aller à des joutes verbales enflammées, Elio se sent de plus en plus attiré par Oliver, tout en séduisant Marzia, la voisine. L’adolescent et le jeune professeur de philosophie s’apprivoisent et se fuient tour à tour, puis la confusion cède la place au désir et à la passion.


Moi j'en dis :
Italie, 1990. 
Chaque été, les parents d'Élio, accueillent en résidence un universitaire dans leur demeure familiale. L'occasion pour celui-ci de travailler sur un projet, mais aussi d'affuter son réseau de contact auprès de la ribambelle de personnes qui gravite autour de la famille. Cette année, c'est Oliver, professeur à l'université de Columbia qui a été choisi. 

Comme de coutume, Élio va prêter sa chambre à Oliver. Ce dont il ne se doutait pas, c'est qu'il aurait envie de la partager avec lui. 

Elio, nous invite dans son intimité, et plus que ça, en ouvrant le livre on fait une immersion totale dans ses pensées. Des pensées tourbillonnantes et essentiellement tournées vers Oliver. Il nous raconte la façon dont il est envoûté par lui. Il nous raconte la passion amoureuse qui le dévore, la tension sexuelle qui l'anime et l'histoire clandestine et éphémère qu'ils vont vivre. Un amour de quelques jours qui les marquera à jamais. 

Au contact d'Oliver, Élio balance entre deux états : déchiré et entier. Il est complètement chamboulé par ses pensées ses envies. Il est la force de ce roman, parce que justement il est fort, audacieux et effronté... C'est drôle parce que ce n'est pas du tout l'image qu'il a de lui-même ! Pourtant, il est d'une intelligence fine, d'une maturité incroyable et surtout, surtout il férocement indépendant. Il faut dire qu'il a grandi dans un cocon de bienveillance et de tolérance où la stimulation intellectuelle et culturelle est la norme; où chacun est invité à faire ses expériences pour en tirer des leçons. 

Élio. J'ai eu peur pour lui, j'ai eu peur de lui. Après avoir passé quelques jours dans sa tête, il me manque férocement. 

Face à lui Oliver. Olivier incarne la perfection, pourtant il est à peine décrit... On parle plus de sa chemise bouffante et de la couleur de ses shorts, que de ses caractéristiques (attraits) physiques, mais voilà, il a un charisme et une aura qui nous font tomber en pâmoison. Il a le charme de l’intelligence, le charme de l'inaccessible, le charme du taciturne, le charme du lunatique. Face à Oliver, les autres ne comptent plus. D'ailleurs, ils sont tous transparents !

Elio et Oliver vont vivre une histoire qui dépasse leur genre. Une histoire en 3 parties : les préliminaires, l'amour et l'après. Dans cette dernière partie, tout s'accélère, tout prend de la profondeur, parce que tout tourne autour d'une grande question : qu'est-ce qu'il reste de cet été ?

Verdict : dans ce roman, il y a un peu de Bonjour Tristesse de la grande Françoise Sagan... Il y a l'ambiance, l'été, la passion amoureuse dévorante et surtout le style ! L'auteur déroule son histoire, qui a la saveur d'une autofiction, tantôt avec pudeur, tantôt de façon plus cru, toujours avec justesse. Pas de surenchère dans le vocabulaire. Pas de larmes, pas de drames. Le texte n'en est pas moins bouleversant.

Les infos : 
Date de parution : 07/02/2018
Editeur : Grasset
Nb. de page : 336 pages
Prix : 20.90€

N'oubliez pas, c'est mon avis : Aimez, détestez, peu importe respectez.
Au plaisir.

6 février 2018

​Les indifférents de Julien Dufresne-Lamy


J'ai découvert ce roman grâce aux éditions Belfond et à son auteur.
Merci à vous, pour cette opportunité de lecture !

Résumé :
Ils sont les enfants bénis. Les élus. Ils se surnomment les Indifférents.
Une bande d'adolescents bourgeois mène une existence paisible sur le bassin d'Arcachon. Justine arrive d'Alsace avec sa mère, recrutée par un notable du coin. Elle rencontre Théo, le plus jeune fils de la famille, et, très vite, intègre son clan.
De ces belles années, Justine raconte tout. Les rituels, le gang, l'océan. Cette vie d'insouciance parmi les aulnes et les fêtes clandestines, sous le regard des parents mondains.
Mais un matin sur la plage, un drame survient. Les Indifférents sont certainement coupables.
La bande est devenue bestiale.

Moi j'en dis :
De l'auteur, j'ai déjà eu l'occasion de lire "Deux cigarettes dans le noir" dans lequel il nous propose une histoire bouleversante et plus, si c'est possible. Tout en simplicité, par son contexte et ses personnages, et pourtant d'une complexité psychologique et émotionnelle de dingue ! Un roman très étonnant, plein de mystères et de rebondissements imprévisibles. Un roman pour rencontrer Pina Bausch !

Je n'ai eu aucun moment d'appréhension avant de commencer "Les indifférents", j'avais juste envie de me lancer au plus vite dans sa lecture et je l'ai dévoré ! Il a fallu à peine quelques pages tournées pour qu'un sentiment d'urgence entraîne ma lecture. À partir de là, j'ai avancé dans l'histoire poussée par l'envie d'en savoir toujours plus, toujours plus vite. 

L'histoire, c'est celle de Justine, une jeune Alsacienne qui débarque à Arcachon. Projetée dans les problèmes matrimoniaux de ses parents, ce départ elle ne l'avait pas anticipé. Pourtant sa mère, cette destination, elle ne l'a pas choisi au hasard. Bon gré mal gré, voila ses dames se lançant dans un roadtrip vers l'autre bout de la France.

Sur place, elle rencontre Théo, le fils du nouveau parton de sa mère. Un jeune du cru, plus bourgeois que le mot bourgeois. Il va rapidement la prendre sous son aile et se lier d'amitié avec elle. C'est pratique, ils habitent presque sous le même toit, ils peuvent se voir tous les jours. Il va l'inviter à partager les aventures des Indifférents, son crew. 

Au contact des indifférents, pas à pas, Justine va subir une acculturation et plus que ça, une assimilation au groupe. En bonne petite nouvelle, Justine, c'est l'ingénue, celle pour qui les autres expliquent, racontent et se dévoilent. Avec elle, on découvre le quotidien de la bande. Ils vont devenir inséparables, partager une routine (presque) ordinaire et s'accompagner dans toutes leurs petites combines. Tout leur est permis, tout leur est accessible. Les Indifférents sont puissants, parce que intouchables !

Jusqu'au moment où un drame les touche et les divise ! Ce drame se dessine dans les premières pages et c'est lui qui va donner la cadence du récit. Une cadence qui avance selon trois temporalités : avant, pendant et après. 

La grande question étant : de quel drame il s'agit ? Grande question qui entraîne une nuée d'autres : pourquoi, comment et surtout qui ?! L'auteur arrive, avec intelligence, à susciter les questions en dispersant des indices sur la gravité de la situation.

Dans ce roman tout est mystérieux ! Les petits riens qui font les grands tout, sont disséminés avec parcimonie. Ainsi, le lecteur grappille des informations au gré de chaque confession, chaque témoignage et reconstitue le puzzle de la grande histoire, mais aussi le puzzle de l'identité des personnages. J'ai avancé dans ma lecture presque de façon précautionneuse, en faisant attention à tous les détails. 

Ici, les détails comptes, rien n'est laissé au hasard. Au fur et à mesure qu'on approche de la fin, l'étau se resserre. Les liens entre les personnages ont à peine le temps de se tisser, qu'ils se cristallisent pour mieux exploser. Les pages passent et une partie de "Qui-est-ce" commence ! Je n'en dis pas plus, un rien donne des explications sur le tout.


Verdict : C'est finement orchestré, c'est cruel et féroce. Ce roman il a le rythme d'un thriller et l'intelligence d'un essai sociologique. Le tout est porté par une écriture d'une sobriété titanesque. À la fois acérée et incisive tout en étant dynamique et fluide.

Bonus : L'auteur parle d'adolescence sans s'embourber dans les clichés, c'est une prouesse qui mérite d'être soulignée !

Les infos : 
Date de parution : 01/02/2018
Editeur : Editions Belfond
Nb. de page : 336 pages
Prix : 19€

N'oubliez pas, c'est mon avis : Aimez, détestez, peu importe respectez.
Au plaisir.

2 février 2018

Les émois du mois #52

LE « MOI » DE Janvier

En chaque fin de mois, un petit recap' en facette de mes lectures ! Avec en quelques lignes mes impressions sur la "meilleure" et la "moins bonne"  lecture du mois.



TOP

  • ❤ Bluff de David Fauquemberg (Stock - 03/01/2018)

Ce roman il avance à deux cadences, celle de l'histoire et celle de la légende. 
C'est un conte initiatique digne des mille et une nuits. On avance dans la lecture pour en savoir toujours plus. En savoir plus sur le Français, on le sait en lutte contre un flot d’images et de pensées, alors on grappille chacune de ses confessions et on attend d'en savoir toujours plus sur ses motivations, ses démons et tout simplement sur ses impressions. En savoir plus ses nouveaux acolytes. En savoir plus sur les aventures qu'ils vont devoir affronter pendant la pêche saisonnière, vont-ils trouver les langoustes, vont-ils essuyer des tempêtes, le Français va-t-il tenir le choc ? Et enfin, en savoir plus sur les légendes du Pacifique. 
J'ai trouvé ce roman passionnant. À peine commencé j'avais envie de le lire d'une traite et une fois les dernières pages en approchent, j'ai rationalisé ma lecture pour ne pas le finir trop vite. 

  • ❤ Papayou de Matthias Arégui (Thierry Magnier - 10/01/2018)
En grande fan de l'auteur, j'ai attendu cet album avec impatience. D'autant plus que depuis quelques semaines l'auteur distille sur son compte instagram des dessins de l'album. Avec ma curiosité fortement titillée, je me suis imaginé mille et un scénarios possibles... évidemment l'histoire que l'auteur nous propose dans Papayou est tellement, tellement mieux. 
C'est plus qu'une histoire, c'est un conte avec son lot de magie, d'enchantement et de férocité ! Un conte sur la jalousie, dans lequel est mis en scène trois personnages hors du commun. Deux d'entre eux partagent une amitié adorable. D'ailleurs, le fruit de leur complicité apporte à l'ensemble de la communauté des opportunités pour une vie plus confortable... qui sont loin d'être appréciées par le troisième personnage, l'envieux, méchant et jaloux (a.k.a le pervers narcissique) qui voit d'un mauvais oeil le déclin de son emprise sur le groupe.
Comme dans tout bon conte, la place du narrateur est primordiale, ici les interpellations se font au travers des titres des chapitres. Ils donnent le ton et nous préparent au pire.
Je n'en dis pas plus. Ce conte féroce mérite d'être découvert et lu d'une traite. Vous irez de surprise en surprise. La surprise commence avec l'objet-livre lui-même et son format hors norme (38 x 28 cm) qui permet au dessin de se déployer. La composition des planches est tantôt régulières, tantôt complètement déstructurée dans une mesure qui reste toutefois très géométrique... mes planches favorites sont sans conteste les pleines pages (je pense même à me racheter un exemplaire pour mettre en cadre quelques beautés). Bonus : la palette de couleurs est fabuleuse... J'ai passé ma lecture à dire à copain, tu as vu ce rouge ? tu as vu ce jaune ? tu as vu ce vert, non mais regarde le vert. 


  • ❤  Toni de Line Papin (Stock - 10/01/2018)

Il y a un peu de L'amie prodigieuse d'Élena Ferrante dans le roman Toni de Line Papin. Dans l'un comme dans l'autre, on suit un personnage qui décide de coucher sur le papier tous les souvenirs liés à un proche qui tente volontairement de disparaître. Quand Élena nous entraîne dans une fresque de Naples des années cinquante, Line nous plonge dans la vie trépidante et délurée des Berlinois d'aujourd'hui. 
Mais avant ça, c'est l'histoire d'Ezra et Toni, deux cousins qui se retrouvent chaque été pour des vacances sans limite chez leurs grands-parents. Ensemble ils ont fait les 400 coups, ensemble ils ont imaginé les 400 suivants. Indissociable, indivisible, inséparable, ils se retrouvent avec plaisir pour continuer leurs aventures, jusqu'à l'été de leurs 14 ans. Là, plutôt que dans la demeure familiale, c'est à Hambourg qu'ils vont affûter leur complicité, pour le meilleur et pour le pire. 
J'ai adoré ma lecture et surtout je l'ai vécu jusque dans les derniers mots. C'est un roman complexe et simple sur la quête de soi quand le hasard de la vie invite des drames et des chamboulements dans un parcours qui avaient tout pour être serein.

  • ❤  Les indifférents de Julien Dufresne-Lamy (Belfond - 01/02/2018)
Une lecture imprévue que j'ai dévorée ! J'ai avancé dans l'histoire poussée par l'envie d'en savoir toujours plus, toujours plus vite. L'histoire, c'est celle de Justine, une jeune Alsacienne qui débarque à Arcachon. Rapidement, elle rencontre Théo, un jeune du cru qui l'invite à partager l'amitié de son petit crew. Ils vont partager plus que ça, ils vont partager le meilleur, le pire... Je n'ai pas fini de digérer ma lecture, je reviens rapidement pour vous donner un avis !

  • ❤ The infinite loop, Vol. 2. La lutte de Pierrick Colinet et Elsa Charretier (Glénat - 04/11/2015)
J'ai adoré le premier tome, et même plus je suis complètement tombée sous le charme : l'histoire, les intrigues, les personnages, les dessins, les couleurs... tout est génialissime. J'ai commencé le second... je pensais l'avoir fini et je l'ai oublié dans un coin ?! Improbable et pourtant vrai. 
Improbable, parce qu'une fois repris, impossible de ne pas aller au bout pour en savoir plus sur l'avenir de Teddy et Ano, mais aussi sur l'avenir de l'humanité tout entière. 
Dans le tome précédent, je retenais de l'intrigue une très belle histoire d'amour au-delà du genre, une histoire d’émancipation, de liberté, c'est déjà beaucoup et c'est tellement plus que ça, c'est l'histoire de ceux qui prennent position, ceux qui se sacrifient pour un monde meilleur. C'est canon !



BOF


  • Highbone theater de Joe Daly (L'Association - 13/05/2016)

J'ai bien compris on ne touche pas à Joe Daly. Alors justement, je vais être rapide : j'ai trouvé cette lecture éprouvante, digne d'une punition pas méritée. En bonne bibliothécaire, je redonnerais sa chance à l'auteur, mais pas tout de suite.


  • RG : intégrale de Pierre Dragon (Gallimard - 23/05/2012)

Il est dans ma PAL depuis mai 2017, il me semble. J'avais oublié ma liseuse et j'avais besoin de lecture pour un aller/retour Paris-Strasbourg, mon libraire m'a proposé les deux albums de l'auteur : Pilules bleues que j'ai adoré et RG que j'ai peiné à lire. J'ai avancé tout doucement, presque comme une punition. J'ai trouvé les enquêtes sans grand intéret heureusement le quotidien (professionnel et un peu privé) des policiers était intéressant : le déroulement des missions, des planques.

Verdict : Je lis avec plaisir les histoires sur la police que quand c'est Titwane qui est au dessin !


LECTURES EN COURS :



Au plaisir.

1 février 2018

​​Je dis : BD #30


LIBREMENT INSPIRÉ DU RENDEZ-VOUS "C'EST LUNDI, QUE LISEZ-VOUS ?"JE VOUS PROPOSE, CHAQUE JEUDI, UN NOUVEAU RÉCAP' HEBDOMADAIRE DE MES LECTURES DE BANDES DESSINÉES, DE MANGAS ET D'ALBUMS !



QU'AI-JE LU LA SEMAINE PASSÉE ?


  • Cinq branches de coton noir de Yves Sente et Steve Cuzor (Dupuis - 19/01/2018)
Gare à la couverture, il ne faut pas s'y méprendre, c'est plus qu'une BD de guerre, c'est une BD qui porte en elle un bout d'Histoire. Une réécriture de l'Histoire d'une véracité telle qu'elle nous fait douter de la grande Histoire. L'intrigue s'installe sur des faits historiques et petit à petit se tisse une fiction qui avait tout pour être avéré.

L'auteur nous propose ici un album polyphonique autour de deux grandes thématiques : la seconde Guerre Mondiale et la lutte contre l'Amérique ségrégationniste. Pour faire le pont entre les deux sujets, l'auteur va impliquer nos héros, trois jeunes soldats noirs, dans une enquête pas comme les autres. Ensemble, ils vont partir à la recherche d'une relique. Pas n'importe quelle relique, un symbole ! Un symbole qui leur donnera l'occasion de devenir des héros, mais qui aura aussi, et surtout, une répercussion sans précédent dans leur lutte pour leurs droits. Ainsi, ils vont intégrer la MAFF (Monuments, Fine Arts, and Archive) et on va suivre ces Monuments men dans leur immersion.

En plus d'avoir trouvé le propos intéressant, terriblement d'actualité, j'ai trouvé cette histoire passionnante ! On avance de planche en planche avec l'envie d'en savoir toujours plus. De plus en plus flouée par la frontière entre la fiction et le réel. 

Côté dessin : le dessin est à tomber à la renverse, notamment les portrait en début de chaque partie. 

  • SOS BONHEUR saison 2 épisode 1
Je n'avais pas lu la série initiale S.O.S bonheur de Jean Van Hamme, et bien que ma lecture n'en ait absolument pas pâti, j'ai envie de lire au plus vite.

Ici Stephen Desberg reprend les rênes de l'histoire de Jean Van Hamme, avec son accord, pour nous proposer une vision contemporaine à l'acide citrique. Comment définir autrement ce scénario politique futuriste qui est tout simplement effrayant, absolument effrayant ?!

En 6 chapitres, il dresse le portrait d'une société où la liberté, l'égalité, la fraternité et le plaisir ne sont plus de mise. Une société où l'individu se doit d'avoir un rôle et d'être irréprochable. Pour cela, de nouvelles règles sont en place avec un contrôle draconien de la population. Contrôle assuré par l'État ou par des sociétés de services auxquelles l'État a délégué des tâches. 

Préférence nationale, négationnisme, code moral, conseillés sociaux, ghetto... des horreurs qui se côtoient et avec lesquelles nos personnages, sans lien apparent, vont devoir batailler. 

L'auteur va au bout de son propos pour tous les sujets qu'il aborde. Pour cela il fait vivre et subir à ses personnages des situations exécrables, leur fait entendre des horreurs. En tant que lecteur, la lecture devient presque intenable, mais pour autant impossible de s'interrompre, on veut aller au bout du tunnel pour savoir s'il y a une touche de lumière. J'ai trouvé la lecture de cette bande dessinée hautement instructive. Elle m'a beaucoup fait penser à triptyque la présidente de François Durpaire, en plus féroce.

  • Miss Marvel, Vol. 1. Métamorphose de Wilson, G. Willow (Panini comics - 21/10/2016)
Elle a la fraîcheur de Peter Parker, l'humour d'Iron Man, la force de Wonder Woman... Elle est tip-top ! Et je dois dire que sa bataille entre traditions religieuses, tradition familiale VS vie quotidienne d'une ado et nouveaux pouvoirs est canon !


QUE SUIS-JE EN TRAIN DE LIRE EN CE MOMENT ?



QUE VAIS-JE LIRE ENSUITE ?

BONNE SEMAINE DE LECTURES ! 
AU PLAISIR.

25 janvier 2018

​​Je dis : BD #29


LIBREMENT INSPIRÉ DU RENDEZ-VOUS "C'EST LUNDI, QUE LISEZ-VOUS ?"JE VOUS PROPOSE, CHAQUE JEUDI, UN NOUVEAU RÉCAP' HEBDOMADAIRE DE MES LECTURES DE BANDES DESSINÉES, DE MANGAS ET D'ALBUMS !


Les jeudis arrivent trop vite !

QU'AI-JE LU LA SEMAINE PASSÉE ?


  • Whiskey & New York de Julia Wertz (Agrume - 01/09/2016)
Récit de vie ordinaire d'une auteur de bande dessinée qui nous raconte son installation et son quotidien à New York : recherche d'appartements, petits boulots, histoires de famille... le tout imbibé de whisky ! Un peu dans la même veine que Chroniques new-yorkaises d'Akino Kondoh, mais en moins passionnant. 

  • Les carnets de Cerise, Vol. 5. Des premières neiges aux Perséides de Joris Chamblain et Aurélie Neyret (Soleil - 29/11/2017)
Les avis sur ce dernier tome étaient dithyrambiques, beaucoup ont parlé de larmes versées... comment ne pas être intriguée ?! Aucune appréhension avant de commencer ma lecture, j'étais certaine d'être charmée. Comme toutes les groupies de Cerise, je l'adore. Intrépide, curieuse, téméraire et bousculante, elle est inspirante et j'adore la voir grandir d'album en album.

Dans ce nouvel opus, sa soif d'aventure et de réponses est tournée vers sa propre histoire. Souvenez-vous dans les tomes précédents, le quotidien de Cerise s'assombrit, elle se débat avec une tristesse qu'elle n'arrive pas à exprimer et évacuer. Cet album lui permettra de crever l'abcès.

C'était bouleversant et intelligent, parfait pour boucler les aventures de Cerise.

  • The infinite loop, Vol. 2. La lutte de Pierrick Colinet et Elsa Charretier (Glénat - 04/11/2015)
J'ai adoré le premier tome, et même plus je suis complètement tombée sous le charme : l'histoire, les intrigues, les personnages, les dessins, les couleurs... tout est génialissime. J'ai commencé le second... je pensais l'avoir fini et je l'ai oublié dans un coin ?! Improbable et pourtant vrai. 

Improbable, parce qu'une fois repris, impossible de ne pas aller au bout pour en savoir plus sur l'avenir de Teddy et Ano, mais aussi sur l'avenir de l'humanité tout entière. 

Dans le tome précédent, je retenais de l'intrigue une très belle histoire d'amour au-delà du genre, une histoire d’émancipation, de liberté, c'est déjà beaucoup et c'est tellement plus que ça, c'est l'histoire de ceux qui prennent position, ceux qui se sacrifient pour un monde meilleur. C'est canon !

  • Highbone theater de Joe Daly (L'Association - 13/05/2016)
J'ai bien compris on ne touche pas à Joe Daly. Alors justement, je vais être rapide : j'ai trouvé cette lecture éprouvante, digne d'une punition pas méritée. En bonne bibliothécaire, je redonnerais sa chance à l'auteur, mais pas tout de suite.


QUE SUIS-JE EN TRAIN DE LIRE EN CE MOMENT ?



QUE VAIS-JE LIRE ENSUITE ?

BONNE SEMAINE DE LECTURES ! 
AU PLAISIR.

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