17 novembre 2017

Juste quelqu'un de bien d'Angéla Morelli


Résumé :
À trente-quatre ans, Bérénice n’a plus aucune certitude. Tout ce qu’elle croyait savoir sur la vie a pris l’eau, elle multiplie les amants, mais ne tombe jamais amoureuse et, cerise sur le gâteau, voilà qu’elle n’arrive plus à écrire une ligne, alors que l’écriture est sa raison d’être. Heureusement, elle peut compter sur les trois femmes de sa vie  : sa mère et sa grand-mère, avec qui elle partage une jolie maison cachée au cœur de Paris, et Juliette, son amie d’enfance.
Mais ça ne suffit plus.
Bérénice n’a donc plus le choix. Elle doit enfin affronter les questions qu’elle a toujours refusé de se poser et accepter de faire une place… aux hommes de sa vie. En commençant par son père, dont elle ne sait rien, et par Aurélien, un homme surgi du passé, qu’elle vient de croiser et qui ne l’a pas reconnue.


Moi j'en dis :
Quelle joie d'apprendre la sortie d'un nouveau roman de l'auteur pour cette rentrée (romantique) 2017... et puis j'ai eu des crises de lectrices existentielles : "Je vais attendre pour le lire, parce qu'une fois lu, il faudra attendre le suivant" ou encore "oh non, il ne fait que 330 pages". Une seule conclusion, ne surtout pas le lire dans la précipitation, au contraire, attendre d'avoir le temps de le savourer.

J'ai attendu et je dois dire qu'un véritable suspense et qu'un vrai questionnement se sont installés. Comme toujours, avec les auteurs qu'on adore, la grande question avant de sauter dans une lecture : parviendra-t-elle à se renouveler et à nous embarquer ?

Et la réponse est oui, mille fois oui.

La force de ses romans ? Ses personnages. Simples et authentiques, auxquels il est impensable de ne pas s'attacher.

  • Les héros ont toujours un fort potentiel : charmants, intelligents, sexy sans commune mesure. Ils sont canons, c'est certain !
  • Les héroïnes, elles, sont tellement plus que ça ! Badass, indépendantes, intelligentes, drôles, bourrées d'empathie et de bienveillance, d'une sincérité à toute épreuve, pleines de doutes et de questions, avec des vulnérabilités réalistes et crédibles... 

Je fonds devant tant d'intelligence dans la construction de leur personnalité.

Après, Eugénie la parfaite : amusante, douce, intelligente... grande lectrice bourrée de maladresses ; Julie la groupie ; Ana la fana inconditionnelle de Britney Spears ; Agathe la sympathique ; Louise, Louise, Louise (je cherche encore à me dégotter une copine comme ça) la nénette qui semble tout en confiance et qui se balade avec un million de doutes en bandoulière ; Émilie et ses plans foireux ; Flore la superwoman... et Ève, Ève, dont je n'arrive pas encore à lire l'épilogue, l'auteur nous propose Bérénice.

Bérénice, nous la rencontrons à dix-sept ans lors d'une soirée qu'elle aurait franchement préféré squeezer pour rester chez elle et lire une bonne romance. Ce qu'elle ne sait pas encore, c'est qu'elle va y faire une rencontre qui va rythmer sa vie, tout simplement. Pour le meilleur et pour le pire. Malheureusement l'équilibre entre les moments éphémères du meilleur et les moments mélancoliques du pire n'est pas du tout rationnel, parce que trop souvent la vie dérape. Et pourtant, elle ne se laisse pas abattre. Que voulez-vous : Elle est géniale. Attentionnée, drôle, disponible. On dit souvent qu'elle s'arrange avec la vérité, je ne trouve pas. Je la trouve compréhensive et profondément honnête. Elle dit les choses quand il convient, selon elle, de les dire, voilà tout.

Ce roman, il se déroule entre 1999 et 2016, avec un passage en 2004 et en 2009... Chacune de ces années est secouée par une rencontre qui entraîne une crise existentielle chez Bérénice. Une crise qui la force à reconsidérer sa vie, à se poser des questions et à prendre des décisions qui entrainent des dégâts collatéraux.

En 2016, Bérénice vit dans un appartement marabouté avec un colocataire ultra perspicace qui se nomme Capitaine Haddock. Et surtout, elle est en plein crise. Elle fait face au syndrome de la page blanche, ce qui complique sa vie d'auteur. S'ajoute à cela son plaisir d'avoir une situation amoureuse marécageuse quand tout son entourage semble convoler en justes noces ou pire couver. Bonus : Elle choisit cette période compliquée pour en rajouter une couche avec des questionnements existentiels sur la vie, sur le lien entre l'absence de son père et son rapport aux hommes, sur sa capacité à écrire des histoires d'amour quand elle admet ne jamais avoir été amoureuse. Alors que dépitée par sa vie qui semble aller à vau-l'eau, la vie va justement lui faire une surprise.

Entourée des trois femmes de sa vie, à savoir sa mère, sa grand-mère et sa meilleure amie Juliette (sa famille, un brin loufoque et même carrément dingue, à l'image de ces grandes familles que nous propose la reine Kristan Higgins), elles vont faire face à mille et une épreuves. Dans ce roman, il y a un esprit de GirlPower et empowerment de la femme. Sans militantisme, c'est plutôt une aura diffusée, un comportement ordinaire et naturel... c'est tout simplement dans le quotidien de ces femmes.

Certaines épreuves sont plus légères que d'autres ; certaines sont communes, d'autres personnelles ; certaines impliquent de s'ouvrir et de présenter ses vulnérabilités, d'autres consistent à écouter les incertitudes des autres. Ce roman, c'est une tranche de vie de plusieurs personnages où il est question de réalisation de soi. C'est simple et authentique.

Verdict : J'ai gloussé, j'ai ri, j'ai ri, j'ai ri... puis j'ai eu de la peine aussi, et des accès de colère tous dirigés contre les problèmes de mémoire d'un des personnages. Comme toujours, j'ai passé un excellent moment et j'ai salué l'évolution des personnalités de tous les personnages. Une fois de plus j'ai fermé un roman en me disant, toutes les boucles sont bouclées (même celles des personnages infimes), tous les personnages sont à leur place !

Bonus : Je pinaille, mais franchement le déblocage d'Arthur n'est-il pas légèrement traité par-dessous la jambe ???!

Bonus 2 : "Bérénice, 34 ans, peut compter sur les femmes qui l'entourent. Mais, en faisant le bilan de sa vie, elle s'aperçoit qu'il lui faudrait surtout un homme."

C'est en ces termes que le roman est résumé sur Electre. Bon sang, en lisant ces deux phrases j'ai recraché mon café, c'est tellement plus que ça, et surtout c'est tellement pas du tout ça. 

Les infos : 
Date de parution : 04/10/2017
Editeur : Harlequin
Collection : &H
Nb. de page : 331 pages
Prix : 14.90€

N'oubliez pas, c'est mon avis : Aimez, détestez, peu importe respectez.
Au plaisir.

14 novembre 2017

La Perle Cachée de Mary Balogh


Résumé :
Harcelée par son tuteur, Fleur Bradshaw a préféré plonger dans les bas-fonds de Londres pour lui échapper. Et c’est là qu’affamée, seule et perdue, en échange d’un repas et de quelques pièces, elle s’offre un soir à un inconnu défiguré par une horrible cicatrice. Mais la chance lui sourit enfin quand elle est engagée comme gouvernante pour s’occuper de la fille du duc de Ridgeway. Quelle n’est pas sa stupeur de reconnaître sous les traits de son employeur le sinistre balafré qui a pris sa virginité ! Un homme décidément énigmatique, torturé, qui l’effraie autant qu’il la fascine…

Moi j'en dis :
Un peu de Cendrillon, un peu de la belle et la bête et on obtient une histoire mignonnette.

Et pourtant, au début, rien ne laisse prédire une pagaille d'Awww. Sur fond de guerre, de condition de la femme et sa liberté à disposer d'elle-même, de mariage arrangé et d'enfance sacrifiée, ce qui noue le tout ? La bienséance. 

C'est l'histoire d'Adam Kent, duc de Ridgeway, qui décide d'intégrer l'infanterie, pour rendre un peu de tout le bonheur que lui offre la vie. Déclaré mort, il revient finalement parmi les siens... Sur le front, il a laissé sa joie, sa douceur et aussi ses attraits physiques. Son retour en gueule cassée est très peu apprécié de ses proches qui, en son absence, en sa mort, ont continué à vivre et à profiter, notamment de ses biens.

Face à lui, Fleur Hamilton, l'intrépide et courageuse Fleur Hamilton. Elle m'a bluffée, elle m'a impressionnée. Un coup du sort a rendu sa vie particulièrement désagréable du jour au lendemain. À partir de là, elle a dû se démener pour faire briller le soleil à sa porte, mais voilà, ceux qui lui ont tout pris, en veulent encore. Et pour Fleur, c'est la goutte d'eau qui fait exploser le vase. Elle prend une décision courageuse et compliquée qui la conduit à Londres, sans chaperon, sans amis, sans famille. Livrée à elle-même elle va être conduite au pire pour avoir un lendemain. C'est ce pire qui va la conduire vers Adam. 

Le fond de ce roman est plutôt intéressant : on découvre les missions associées au rang de Duc, on parle d'héritage, de filiation, d'arrangement amoureux pour s'assurer une bonne filiation. On parle aussi convenances... Et cette fois-ci, le schéma est renversé, ce ne sont pas les traces d'un séducteur qu'il faudra couvrir, ce sont celles d'une duchesse. Duchesse qui attire invariablement l'antipathie, quelle que soit son histoire. 

Verdict : Chouette moment de lecture. J'ai trouvé les rebondissements et les intrigues captivants. Peu de surprises en perspective, mais toutes sont amenées avec bon sens.

Les infos : 
Date de parution : 07/06/2017
Editeur : J'ai lu
Nb. de page : 374 pages
Prix : 7.40€

N'oubliez pas, c'est mon avis : Aimez, détestez, peu importe respectez.
Au plaisir.

13 novembre 2017

C'est lundi que lisez-vous ? #176


RENDEZ-VOUS REPRIS ET ORGANISÉ PAR GALLEANE.
LE PRINCIPE EST SIMPLE ET SYMPA, CHAQUE LUNDI LE BLOGUEUR
QUI SE PRÊTE AU JEU DOIT RÉPONDRE À TROIS QUESTIONS : 


Disons-le : les jours fériés du mois de novembre tombent à pique pour ma PAL.
Je m'apprête à me rendre au "BookeenCafé Romance" organisé par l'équipe de Bookeenstore, jeudi 16 novembre à Paris. L'idée ? rencontrer nos auteures de Romance préférées en tête à tête. Pour l'occasion, je me lance dans un marathon de lecture des auteurs présents. 


QU'AI-JE LU LA SEMAINE PASSÉE ?



  • Si tu me le demandais d'Emily Blaine (Harlequin - 04/10/2017)
En lisant ce roman, j'ai pensé au roman Le vieux qui lisait des romans d’amour de Luis Sepúlveda. J'ai pensé à Antonio José Bolívar et à sa préférence pour les histoires où il est question de souffrances, d'amours désespérés et malgré tout de fins heureuses. J'ai pensé à lui parce que le roman d'Émily Blaine je l'ai lu d'une traite, impossible de laisser les personnages à leur peine sans avoir eu le fin mot de l'histoire. 

Pour son nouveau roman, l'auteur nous propose une histoire de bras cassés, celle de Cooper et de Julianne. Ballottés par la vie depuis qu'un drame les a touchés tour à tour, ils vont se rencontrer, se charmer et s'apaiser. Leurs rencontres essentiellement rythmées par le hasard, vont permettre à leur vie pleine de peines et de tristesses de changer de direction et de se délester d'un peu de leur désarrois.

  • Juste quelqu'un de bien d'Angéla Morelli (Harlequin - 04/10/2017)
Quelle joie d'apprendre la sortie d'un nouveau roman de l'auteur pour cette rentrée (romantique) 2017... et puis j'ai eu des crises de lectrices existentielles : "Je vais attendre pour le lire, parce qu'une fois lu, il faudra attendre le suivant" ou encore "oh non, il ne fait que 330 pages". Une seule conclusion, ne surtout pas le lire dans la précipitation, au contraire, attendre d'avoir le temps de le savourer. 

J'ai gloussé, j'ai ri, j'ai ri, j'ai ri... puis j'ai eu de la peine aussi, et des accès de colère tous dirigé contre les problèmes de mémoires d'un des personnages. Comme toujours, j'ai passé un excellent moment et j'ai salué l'évolution des personnalités tous les personnages. Une fois de plus j'ai fermé un roman en me disant, toutes les boucles sont bouclées (même celles des personnages infimes), tous les personnages sont à leur place !


  • Mores Genèse de G. A. O'Neill (Albin Michel - 06/06/2017)
Un roman... dynamique, qui me propulse à des années-lumière de ma zone de confort. C'est loin d'être un roman policier comme les autres. Difficile de dire si j'ai aimé ou non, je crois plutôt qu'ici il est question d'adhérer ou non au quotidien et aux habitudes de l'héroïne. J'ai beaucoup levé les yeux au ciel, j'ai retenu mon souffle aussi... Je ne suis pas certaine d'avoir compris tous les tenants et les aboutissants de cette intrigue pleine de secrets et de non-dit, néanmoins, tout se goupille assez bien dans le final.


QUE SUIS-JE EN TRAIN DE LIRE EN CE MOMENT ?


  • Bad boy de Helena Hunting (City - 07/05/2014) : Lecture commune avec copine Althea (Althea in Wonderland). 
C'est une lecture qui pousse à l'énervement mais qui paradoxalement nous fait beaucoup rire ! Je pense souvent aux personnages principaux et pour le moment je peux dire qu'il est obsédé et qu'elle est malléable et torturé... À peine fini, je saute sur les avis de lecture des copines, il me tarde de savoir si mon sens du romantisme est dépassé !


  • L'amour à pleines dents ! de Cali Keys (Charleston - 07/06/2017)
Ce livre je l'ai reçu lors du festival du Roman féminin en mai dernier. Depuis, il attend sagement dans ma PAL. Je dois dire que son bandeau "Prix de la meilleure romance 2017" me fait un peu peur.

Mais voilà, pour mon marathon, il a bien fallu que je prenne mon courage à deux mains. J'ai lu la bonne moitié d'une traite, le ton hyper enjoué, joyeux me crispe un peu par moments, mais clairement je chipote parce que je passe un bon moment avec les deux héroïnes et je ne me demande ce que l'avenir leur réserve !


QUE VAIS-JE LIRE ENSUITE ?



Bonne semaine de lectures ! 
Au plaisir.

7 novembre 2017

Patriotes d'Amélie C. Astier


*Recommandation La malle aux livres*

Résumé :
Trois destins, deux amants, une guerre, l’horreur. Grayson, Deacon et Chandler sont amis depuis l’enfance. Ils ont grandi dans les pures traditions américaines, où le patriotisme est un devoir qu’on leur a insufflé dès leur plus jeune âge. Ils étaient gamins lorsque le 11 septembre a traumatisé tout un pays. Ils sont adultes lorsque servir le pays devient leur premier objectif. Alors qu’ils s’engagent ensemble dans l’United States Army pour aller défendre leur patrie, leurs destins vont prendre un tournant auquel ils ne s’attendaient pas. Les trois soldats vont faire face à l’horreur d’une guerre, tout en gérant d’autres conflits plus sombres et plus personnels. Comment survivre à ses démons lorsque les sentiments s’en mêlent et que nos rêves se révèlent être le pire de nos cauchemars dans un milieu plus que dangereux?

Moi j'en dis :
La couverture, le titre, le sous-titre, le sujet... ce roman, il avait tout pour ne jamais s'approcher de ma PAL... et puis voilà, les passages réguliers sur le blog de copine Gwenlan m'ont fait changer d'avis, il faut dire qu'elle sait se montrer très persuasive !

C'est l'histoire de trois copains de toujours : Grayson, Deacon et Chandler qui s'engagent dans l'armée américaine. Leur engagement est purement salvateur, essentiellement tourné vers l’émancipation des oppressés. On est loin de la quête d’adrénaline. Avec leur père militaire, fervent patriote, il faut reconnaître qu'un autre destin n'était pas envisageable. Ils baignent dans cet univers, boivent, mangent, respirent Armée américaine.

S'ajoute à cette thématique autrement explosive, l'identité sexuelle des héros : deux sont gays et amoureux. À l'époque où se place l'histoire, la consigne « Don’t ask don’t tell » est toujours d'actualité, ce qui complique grandement leur quotidien.

J'ai été ravie de découvrir que l'histoire ne tourne pas autour du coming out. Nos héros sont gays et/ ou bi et voilà tout, pas de chichi autour de ça. Leur relation voit le jour de façon tout à faire ordinaire : avec son lot de doute, d'incertitude, de crainte. Malgré tout, ce n'est pas une romance comme les autres, ici l'auteur l'utilise comme un prétexte pour nous parler de l'armée américaine. Avant de se lancer dans son sujet, on sent un travail préparatoire de recherche assez poussé, qui rend son récit légitime. Ici, pas d'approximation dans les éléments qu'elle apporte, d'ailleurs, toutes les informations sont sourcées / explicitées en bas de page. 

Ainsi, avec ces trois messieurs on découvre le quotidien et l'univers de l'armée... les entraînements à n'en plus finir, mais aussi les opérations extérieures et les dangers qu'elles impliquent. 

L'auteur nous parle aussi du retour des soldats à la vie civile après un passage sur un front sensible, à leur manière de se libérer des horreurs vues, subies ou fait subir ; à leur manière de crever les abcès des actions et réactions qu'ils ont pu avoir. Elle nous parle des dommages psychologiques et physiques qu'une mission laisse sur son passage. Elle nous parle des morts, des blessées et du quotidien de ceux qui survivent.

J'ai trouvé l'introspection des héros très juste. L'auteur a décrit les sentiments, les impressions avec beaucoup de précision, sans jamais tomber dans le pathos ou la dramatisation. Et pourtant, vu les événements qui sont racontés, elle aurait pu tirer la couverture vers les larmes, la peine et le désespoir. Et que nenni, ses personnages sont d'une puissance psychologique et émotionnelle qui devient inspirante pour les lecteurs !

Verdict : une romance profonde où l'auteur aborde des thématiques hautement intéressantes : L'homosexualité dans l'armée américaine, le stress post-traumatique et l'acceptation d'une nouvelle vie quand la violence de la guerre est passée par là... et plaisir absolu, elle le fait intelligemment.

Les infos : 
Date de parution : 19/07/2016
Editeur : CreateSpace Independent Publishing Platform
Nb. de page : 376 pages
Prix : 14€

N'oubliez pas, c'est mon avis : Aimez, détestez, peu importe respectez.
Au plaisir.

6 novembre 2017

C'est lundi que lisez-vous ? #175


RENDEZ-VOUS REPRIS ET ORGANISÉ PAR GALLEANE.
LE PRINCIPE EST SIMPLE ET SYMPA, CHAQUE LUNDI LE BLOGUEUR
QUI SE PRÊTE AU JEU DOIT RÉPONDRE À TROIS QUESTIONS : 



QU'AI-JE LU LA SEMAINE PASSÉE ?



  • Summer de Monica Sabolo (Lattès - 23/08/2017) : Lu sur les recommandations d'une lectrice du club de lecture de la médiathèque. 
Il a beaucoup, beaucoup, beaucoup, beaucoup fait parler de lui ce roman et moi, j'ai peiné à le finir ! J'ai bien conscience que le travail d'écriture tourne essentiellement autour de l'ambiance, de l'atmosphère sombre et anxiogène que l'auteur entretient avec la personnalité de son personnage principale avec ses sentiments, ses impressions, ses doutes, ses questions, ses rêves... Un personnage atypique, difficile à apprécier tant il est apathique ! Voilà, c'est ça, le problème : le personnage principal fourmille d'émotion, bien souvent on ne sait plus faire la part des choses entre sa réalité et ses rêves... mais concrètement, il ne fait pas grand-chose. 20 ans après, les circonstances de la disparition de sa soeur lui reviennent en tête et enfin, enfin, il se bouge les fesses et pose des questions! Enfin d'abord, il se pose des questions à lui-même, tourne en rond, et ensuite il demande aux autres....

Bon. La disparition dont il est question me fait furieusement pensée à celle du premier tome de Millénium. Une jeune fille qui disparaît au cours d'un événement alors que tous les yeux étaient fixés sur elle, l'univers bourgeois bien calibré qui se met à transpirer les secrets de famille, les soupçons sur les amis des amis, sur les membres de la famille... 

La révélation finale dans les toutes dernières pages, donnée presque en filigrane comme si... J'avais des théories en carton, d'autres hautement plus intéressantes que la révélation finale. Pour les disparitions surprenantes : lisez Millénium, lisez Gone Baby Gone, ce sont les classiques du genre, laissez les autres aux autres.

  • Les frères Kincaid, Vol. 1. Le mercenaire de Lily Blackwood (J'ai lu - 30/08/2017) : Lu sur les recommandations de copine Gwenlan (La malle aux livres
Un Highlander par mois, c'est ma nouvelle cadence... qui s'est imposée en toute autonomie à mon rythme de lecture. 

C'était plutôt chouette... je ne lui ai pas consacré le temps qu'il méritait, du coup j'ai traîné la fin, alors que l'histoire avait tout pour elle : mensonges, trahisons et vengeance, avec son lot de complot, de stratégie pour signer la plus belle alliance. Bonus : l'histoire part avec un démarrage très sombre... résultat on s'attend à des conséquences encore plus sombres. C'est d'ailleurs ma seule déception de l'histoire, l'auteur entretient avec maîtrise un crescendo de tension pour arriver à l'apothéose de l'intrigue et ne lui laisser qu'une quinzaine de pages pour se régler. Mais là clairement je chipote.

J'ai été victime d'un spoil, et du coup, j'avais peur d'arriver aux dernières pages du roman, alors, alors, alors, j'ai traîné ma lecture ! Clairement, je ne voulais pas qu'il arrive quelque chose aux personnages principaux. Mais voilà, la fin est arrivée toute seule et maintenant il me tarde de lire la suite. En prenant tout mon temps, j'ai vraiment réalisé la qualité de l'écriture de l'auteur. Elle est parvenu à créer un monde et nous embarquer dedans ! Je suis absolument charmée par sa façon de raconter les aventures de personnage tel un conte...

  • Satan est un homme comme les autres de Céline Mancellon (Milady Littérature - 10/05/2017)
Je m'apprête à me rendre au "BookeenCafé Romance" organisé par l'équipe de Bookeenstore, jeudi 16 novembre à Paris. L'idée ? rencontrer nos auteures de Romance préférées en tête à tête. Pour l'occasion, je me lance dans un marathon de lecture des auteurs présent (que je n'ai pas encore lus). Mon #RegimePAL est en berne, évidemment. 

Ainsi, j'ai découvert Céline Mancellon : GROSSE, très grosse surprise pour ce roman au nom tapageur. C'est très, très, bien écrit. Et même plus, l'écriture est canon (notez que je le dis très, très peu souvent sur le blog), vif et rythmé. Elle use de toutes les figures de style que la langue française offre. Elle a un sens de du réparti incroyable ! Tous les dialogues se transforment en joute verbale de haut vol. Mention spéciale a l'humour acide d'un des personnages qui rend chacune de ses prises de parole saisissante.


QUE SUIS-JE EN TRAIN DE LIRE EN CE MOMENT ?


  • Bad boy de Helena Hunting (City - 07/05/2014) : Lecture commune avec copine Althea (Althea in Wonderland). 
C'est une lecture qui pousse à l'énervement mais qui paradoxalement nous fait beaucoup rire ! Je pense souvent aux personnages principaux et pour le moment je peux dire qu'il est obsédé et qu'elle est malléable et torturé... À peine fini, je saute sur les avis de lecture des copines, il me tarde de savoir si mon sens du romantisme est dépassé !

  • Mores Genèse - épisode 1 de G. A. O'Neill (Albin Michel - 06/06/2017)
    #MarathonBookeenCafé Romance
Complètement hors de ma zone de confort... je peux dire ça dès les 10 premières pages, autant dire que ça commence vite !


QUE VAIS-JE LIRE ENSUITE ?


Bonne semaine de lectures ! 
Au plaisir.

Sur Instagram

© Hors les murs. Design by Fearne.