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Les émois du mois #74 | Février et Mars 2020

4 avril 2020

LE « MOI » de Février & Mars

En chaque fin de mois, un petit recap' en facette de mes lectures ! Avec en quelques lignes mes impressions sur la "meilleure" et la "moins bonne"  lecture du mois.



Mes lectures : 

  • Medieval Heroes, Tome 1 : Un ange de feu de Tanya Anne Crosby
  • Midnight Blue de L.J. Shen
  • Le Grand Nord, Tome 1 : Amertume de Sarina Bowen
  • Le Grand Nord, Tome 2 : Ancrage de Sarina Bowen
  • Dollars, Tome 1 : Pennies de Pepper Winters
  • Le Soleil et ses fleurs de Rupi Kaur
  • Les Héritiers, Tome 4 : Le Prince déchu de Erin Watt 
  • Prémices de la chute de Frédéric Paulin
  • Le Voleur de baisers de L.J. Shen
  • Paz de Caryl Férey
  • Colombie : Guerre et Paix de Anne Proenza
  • Menaces nocturnes de Fabiola Chenet


Des Chiffres


Au plaisir.

Menaces nocturnes de Fabiola Chenet


Résumé :
Bienvenue à Kalmy,

Une charmante ville qui vous accueille,

pour le meilleur avec :
  • des habitants sympathiques (et parfois un peu mystérieux)
  • des couples amoureux et des amitiés véritables
  • des ambiances festives et de la joie de vivre
et pour le pire avec :
  • des trafics de drogue et de la violence
  • des criminels de gangs organisés
  • des zones d’insécurité à éviter (surtout la nuit).
Cela dit, soyez rassurés, c’est une ville où il fait bon vivre… quand on habite du bon côté du pont !

Bon séjour parmi nous !

Moi j'en dis :
Courageuse, l’auteur a choisi de sortir de sa zone de confort pour nous proposer une romance à suspens et elle s’en sort haut la main avec une histoire captivante et dynamique entre actions et émotions !

L’histoire, c’est celle de Michael, un officier de police dont la mission est de traquer les réseaux de trafic de stupéfiants dans la ville de Kalmy. Une ville un brin schizophrène, pavillonnaire d’un côté, et de l’autre elle est le terrain jeu préféré du grand banditisme. 
Alors qu’il est parvenu à infiltrer l’organisation qu’il tente de faire tomber, Michael réalise que ses connaissances sur l’affaire sont infimes. Depuis le début, il ne visualise que le haut de l’iceberg... le réseau est plus vaste et surtout le baron à sa tête est insaisissable. Se trouvant dans une impasse, il n’hésite pas à donner des coups de pied dans la fourmilière... sait-on jamais, sur un malentendu son affaire pourrait se débloquer. Ce qu’elle ne manque pas de faire grâce à une ombre qui partage les mêmes intérêts que Michael.

Au hasard d’un regard jeter dans la bonne direction, il rencontre Akemi, une étudiante à l’université en première année de Langues, Littératures et Civilisations étrangères, bien que la jeune fille soit dans la même promotion que sa sœur. 
Ni l’un ni l’autre n’est dans le timing d’une rencontre amoureuse... et puis finalement pourquoi pas ? Par bien des manières, nos héros se ressemblent et se complètent. Michael est ferme et déterminé quant Akemi, mystérieuse et hautaine en apparence, se révèle magnanime, intuitive et puissante ! Elle est surprenante par bien des manières. Ensemble l’un et l’autre vont se laisser aller à plus de légèreté, jusqu’au moment où l’affaire sur laquelle travail Michael se rappel à eux.

J’adore l’univers de la fiction qui se déroule dans le milieu du crime organisé, de Scarface à American Gangster, en passant par Narco, sans oublier Blow ou La griffe du chien et Flash... et là je mélange les genres et ne cite que mes favoris. Je trouve qu’il y a dans cet univers une intelligence, une créativité et un aplomb incroyable !

L’auteur a su rendre cette créativité dans « Menaces nocturnes », avec notamment un baron insaisissable. Cela dit, j’aurais aimé en savoir plus sur les rouages du trafic, mais je comprends bien que ce n’était pas compatible avec le point de vue de Michael.

Côté écriture, c’est très dynamique, très entraînant. Il y a un sentiment d’urgence qui transpire dans le style ce qui nous porte complètement et rend la lecture fluide et rapide.

Verdict : J’ai passé un agréable moment avec cette histoire complexe et pleine de rebondissements où la jalousie fait autant de dégât que les règlements de comptes des truands !

Les infos : 
Date de parution : 31/03/2020
Editeur : Auto-édition
Nb. de page : 264 pages
Prix : 4,99 €
Achat en ligne

N'oubliez pas, c'est mon avis : Aimez, détestez, peu importe respectez.
Au plaisir.


Les héritiers, tome 4 : Le prince déchu de Erin Watt

31 mars 2020



Résumé :
Easton Royal a tout pour lui : la beauté physique, l’argent, l’intelligence. Son but dans la vie, c’est de s’amuser autant que possible. Il ne pense jamais aux conséquences de ses actes.

Mais quand Hartley Wright fait son apparition, elle bouscule la vie tranquille d’Easton. Malgré le fait qu’elle soit très attirée par Easton, elle est celle qui lui dira non. Easton ne la comprend pas et, forcément, il n’en est que plus attiré.

Hartley veut qu’il grandisse et, en attendant elle ne veut pas de lui.
Elle a probablement raison. Rivalité. Règles. Regrets. Pour la première fois dans la vie d’Easton, être un Royal ne suffit pas. Il est sur le point d’apprendre que plus on part de haut, plus dur est la chute.

Moi j'en dis :
L’auteur fait le choix surprenant de dénoncer des comportements déviants en faisant l’étalage de ceux-ci. Résultat, l’effet obtenu est diamétralement à l’opposé à sa (je l’espère) volonté ! Cet étalage, sans mise en perspectives donne l’impression d’en faire l’apologie.

Easton, un personnage jusque là attachant (très certainement la seule pépite des premiers tomes de la série consacrés à son frère) se révèle ici complètement borderline, destructeur au possible et addict de tous les vices : alcool, drogue et sexe. Loin de devenir caricaturale ou cliché, l’auteur fait de lui un personnage pathétique. Est-ce une stratégie d’écriture pour lui donner une chance de rédemption dans le tome suivant ? Peut-être ! Encore faut-il vouloir lire le tome suivant !

Face à lui, l’héroïne, Hartley, est celle qui a complètement motivé ma lecture. Elle m’a donné envie d’en savoir plus sur elle et ses malheurs. J’ai eu peur de certains virages que prenait son intrigue.. Mais heureusement, aucune écorchure dans son arc narratif. Jusqu’au bout, je me suis inquiétée pour elle.

Elle est mystérieuse, désespérée, intelligente, loyale et honnête. Tout l’opposé de Easton. Leur association permet au héros de découvrir les vertus de l’équilibre… au détriment de l’héroïne qui en fait les frais à chacune de ses frasques.

Une belle combinaison ? Certainement dans univers parallèle où leurs interactions ne résonnent pas comme du harcèlement !

Verdict : Beaucoup, beaucoup, beaucoup d’éléments problématiques dans ce tome.. Tout comme dans la vague des premiers tomes de la série cela dit.


Les infos : 
Date de parution : 05/04/2018
Editeur : Editions Hugo Roman
Nb. de page : 249 pages

N'oubliez pas, c'est mon avis : Aimez, détestez, peu importe respectez.
Au plaisir.


Le Grand Nord, tome 2 : Ancrage de Sarina Bowen

27 mars 2020


Résumé :
Jude a tout perdu un jour de printemps, lorsqu’au volant de sa voiture, il a percuté un pommier tuant un homme. Ancien détenu qui soigne sa toxicomanie, il n’a d’autre issue que de retourner dans sa ville de Colebury dans le Vermont, seul endroit où il peut trouver du travail.

Après une absence de trois ans, Sophie est stupéfaite de la réapparition de l’homme qui a tué son frère et brisé son coeur. Elle mesure aussi combien le voyou qui était amoureux d’elle a changé. Jamais il n’aurait fait du bénévolat dans les cuisines de l’église. Mais dans une petite ville où l’amour interdit est une loi en soi, personne ne tolérerait que Sophie et Jude se remettent ensemble, encore moins le père de Sophie qui se trouve être chef de la police.

Tout s’oppose à leur amour. Un amour impossible autorise-t-il l’espoir d’une seconde chance ? Une histoire sombre et déchirante qui vous brisera le coeur puis en recollera les morceaux.

Moi j'en dis :
Sérieusement, l’histoire commençait bien ! 

Le mystère du personnage principal, Jude, avait bien été installé dans le tome précédent, suscitant de l’intérêt et des questions. Les premiers chapitres de ce tome 2, eux aussi ont bien fait leur boulot pour battre la cadence et donner le ton. Et hop, le soufflé est retombé. L’auteur a choisi la facilité en préférant une histoire abracadabrantesque plutôt que d’assumer une histoire de rédemption et de seconde chance. 

Jude est terriblement attachant : fragile, sexy et déterminé. On a envie de le voir s’en sortir, on croit en lui et on dévore avidement chacune de ses confessions. Toutes ses apparitions enclenchent notre empathie. L’auteur a développé avec beaucoup de soin la situation dans laquelle il se trouve. D’ailleurs, la partie qui est consacrée au processus de désintoxication, avec ces tourments, ces questionnements, est certainement la plus intéressante de ce roman.

Face à lui Sophie m’a fait l’effet d’une coquille vide. Elle se débat, beaucoup pour finalement peu de profondeur. Alors oui, elle porte l’intrigue abracadabrantesque et son poids dans l’histoire n’est pas négligeable, je ne remets pas ça en question. C’est plutôt sa personnalité que j’ai trouvé insipide. 

Verdict : L’histoire m’a donné l’impression de tourner en rond et de beaucoup se répéter. Concrètement, j’ai l’impression que l’auteur a gâché le potentiel de son histoire avec ses tergiversations éthiques. J’aurais préféré une intrigue franche, qu’elle maintienne le cap installé dans le tome précédent (et dans le début de ce tome), et ainsi, la voir mettre en lumière les principes de résilience, plutôt que cette version édulcorée pour télénovela.


Les infos : 
Date de parution : 4/10/2018
Editeur : Editions Hugo Roman
Nb. de page : 316 pages

N'oubliez pas, c'est mon avis : Aimez, détestez, peu importe respectez.
Au plaisir.


Le Grand Nord, Tome 1 : Amertume de Sarina Bowen

23 mars 2020


Résumé :
Griffin Shipley, propulsé à 27 ans, chargé de famille (sa mère, ses trois frères et soeurs et un grand père gâteux), dirige la ferme dont il a hérité. Il ne s’attendait pas à tomber sur la fille avec laquelle il avait partagé quelques soirées torrides à l’université. Audrey quant à elle, missionnée par une chaine de restaurant qui l’emploie, n’avait pas la moindre envie d’atterrir dans ce coin perdu du Vermont. Pourtant ces deux- là se retrouvent par hasard sur le domaine familial de Griffin. Audrey séduit toute la famille du jeune agriculteur par sa bonne humeur et ses talents de cuisinière. Mais cinq ans après, leur histoire, la vie, les épreuves les ont beaucoup changés. Leur couple parviendra-t-il à se reformer ? Trouveront ils à nouveau un terrain d’entente ?

Moi j'en dis :
Il y a de bonnes choses dans ce roman… et beaucoup de choses bâclées.

L’auteur nous propose ici une réflexion intéressante sur l’agriculture et la culture bio face aux grands groupes d’achat. Également, sur le prédéterminisme et l’héritage qui pèsent sur les épaules de ceux dont les parents ont bâti un patrimoine, agricole, ici en l’occurrence. En gros, l’arc narratif consacré au personnage masculin, Griffin !

L’héroïne, Audrey est dans des problématiques plus « courante » avec des difficultés essentiellement liées à sa mère :
  • qui ne reconnaît pas ses prises de décisions ;
  • qui impose une distanciation parentale et malgré tout continue à lui envoyer des points de contrôle dans sa vie ;
  • qui lui a proposé un modèle de vie dysfonctionnelle, notamment par son rapport aux hommes.
La volonté d’Audrey de faire de faire carrière dans la cuisine aurait pu être intéressante avec la bataille face au machisme du milieu, mais *spoiler* c’est finalement survolé, précipité et balayé à la fin.*spoiler*

C’est dommage. D’autant plus que le caractère jovial, frondeur, malicieux et déterminé de l’héroïne était bien dosé face au mutisme et bougonneur du héros.

Verdict : Mi-figue, mi-raisin.


Les infos : 
Date de parution : 06/09/2018
Editeur : Editions Hugo Romance
Nb. de page : 284 pages

N'oubliez pas, c'est mon avis : Aimez, détestez, peu importe respectez.
Au plaisir.


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