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#BlogLife : Vacances, encore des vacances !

10 août 2019


A bientôt !
Des bisous <3

Les émois du mois #69 | Juillet 2019

1 août 2019

LE « MOI » de Juillet

En chaque fin de mois, un petit recap' en facette de mes lectures ! Avec en quelques lignes mes impressions sur la "meilleure" et la "moins bonne"  lecture du mois.





Mes lectures : 

  • Marked Men, tome 4 : Nash de Jay Crownover
  • Heartless, Tome 1 : Mercy de Ker Dukey
  • Mimikaki - L'étrange volupté auriculaire de Yarō Abe
  • Adopted Love, Tome 1 de Gaïa Alexia
  • La voyage de Marcel Grob, Juin 1944 : Un jeune français de 17 ans est enrôlé dans la Waffen SS de Philippe Collin
  • Le Patient de Timothé Le Boucher
  • Du sang sur les mains : De l'art subtil des crimes étranges de Matt Kindt
  • Pushing the Limits, Tome 4 : Pour survivre de Katie McGarry
  • Xibalba de Simon Roussin
  • Au-delà des décombres : 6 mois plus tard de Zerocalcare
  • Supplices de Sophie Jordan
  • Waste Experiment de Sophie Dabat
  • La Librairie des rêves suspendus de Emily Blaine
  • Beautiful Bastard, Tome 5 : Beautiful de Christina Lauren
  • Sous le charme de Raffaele Petri de Annie West
  • Les Petits Garçons de Théodore Bourdeau
  • Un mariage à tout prix, Tome 1 : Attirance coupable de Cara Connelly
  • La trilogie des Lords, Tome 2 : Le secret de Lady Emma de Sabrina Jeffries
  • La trilogie des Lords, tome 1 : La captive du Galion de Sabrina Jeffries


TOP 


  • Du sang sur les mains : De l'art subtil des crimes étranges de Matt Kindt
  • Au-delà des décombres : 6 mois plus tard de Zerocalcare
  • La voyage de Marcel Grob, Juin 1944 : Un jeune français de 17 ans est enrôlé dans la Waffen SS de Philippe Collin


Des Chiffres


Au plaisir.

POINT LECTURE #07 : BD

25 juillet 2019



  • Xibalba de Simon Roussin (Editions 2024 - 09/11/2018) *Prix du livre illustré Grand Est 2019.*
1932, l’Aéropostale s’éteint doucement. Au Vénézuela comme ailleurs, les lignes ferment les unes après les autres, malgré l’audace des derniers pilotes…

Eddie, l’Américain, et André, le visage balafré, écument les bars, se racontent leurs pays et leurs compagnons disparus: deux têtes brûlées, deux amis. Voler ? la seule chose qu’ils savent faire et, sans doute, leur dernière raison de vivre. Que faire alors lorsque qu’une ethnologue distinguée puis deux jumeaux taciturnes, recherchent les services d’un aviateur ? Décoller encore une fois, toiser les frondaisons, survoler les fleuves verts; et entendre le nom d’une terre magique, perdue au plus profond de la jungle, que les Indiens nomment Xibalba. 

Mon avis : Mon premier Simon Roussin.
Bon.
Pendant ma lecture, j’ai rapidement réalisé que j’étais en train de passer à côté de quelque chose. Et pas des moindres, Xibalba est la suite de l’album « Les Ailes brisées - Prisonnier des Glaces », que je n’ai pas lu. Internet parle de « fausse-suite », ne comprenant pas le concept, restons sur le fait qu’il s’agit d’un dytique. Les raccords entre les deux histoires sont bien menés, tout est fluide et compréhensible, mais tout de même je suis frustrée d’avoir grillé les ficelles de l’intrigue du premier volume qui m’a l’air plus canon que le mot canon !

Au-delà de ça, Xibalba c’est l’histoire d’une aventure humaine incroyable. Une aventure qui rend hommage à une grande amitié, un grand amour. Une aventure qui se déroule dans les airs avec des pilotes de l’aéropostale ; au sol, au fin fond d’une jungle d’Amérique du Sud, évidemment hautement mystérieuse et mystique, et surtout dans l’esprit. C’est une aventure faite de danger, de rebondissements, de choix. C’est une aventure mélancolique. C’est une aventure lumineuse. Une aventure portée par un dessin profond, mis en valeur par une palette de couleur minimaliste et éclatante.


  • Au-delà des décombres. Six mois plus tard de Zerocalcare (Cambourakis - 06/03/2019)
Toujours submergé par les incessantes sollicitations qu'il reçoit, Zerocalcare n'a pas revu ses amis depuis six mois. Les choses n'ont pas beaucoup changé, si ce n'est que Sanglier est devenu père. Tous se retrouvent d'ailleurs à cette occasion pour faire la connaissance de Mira. Quant à la subvention qu'ils ont demandée pour mener leur projet commun ; le résultat doit tomber le lendemain. Tous sont suspendus à cette décision susceptible d'adoucir quelque peu leur avenir...

Plus encore que dans le premier volume d'Au-delà des décombres, Zerocalcare pointe avec causticité et tendresse les difficultés rencontrées par les trentenaires d'aujourd'hui pour trouver leur place dans une société de plus en plus excluante. Pour un auteur de bandes dessinées à succès comme lui, combien d'étudiants brillants qui ne trouvent pas de travail ; qui se logent difficilement et peinent à avoir des enfants ? Mais comme toujours chez Zerocalcare, le misérabilisme est exclu. Son humour salvateur l'emporte et l'amitié s'impose en valeur cardinale.

Mon avis : Depuis « Kobane Calling », je suis amoureuse de Zerocalcare. Il a l’art et la manière d’aborder les grands et les petits évènements du monde et de la vie. Il le fait avec une autodérision tout à fait délicieuse, sans jamais tomber dans la superficialité. Sous couvert de légèreté, il aborde des sujets qui sont loin de l’être. Avec un ton décalé, il dresse un état des lieux réaliste du monde qui l’entoure.

Dans ce nouvel album, la suite du diptyque « Au-delà des décombres » il nous raconte son quotidien et celui de ses proches. Il raconte leurs moments de complicités et de tensions ; leurs doutes et leurs espoirs, leurs difficultés et leurs aspirations.

L’auteur, tourmenté de toutes parts, met dans cet album beaucoup de sa personne. Il est sincère, toujours aussi drôle, mais surtout très touchant. Sa détresse est palpable et il parvient à mettre des mots sur des questionnements universels qui m’ont secouée. J’ai adoré cette lecture, évidemment. 


  • Le patient de Timothé Le Boucher (Glénat - 10/04/2019) 
La police arrête une jeune fille errant dans la rue, couverte de sang, un couteau à la main. En se rendant chez elle, les agents découvrent avec effroi une scène de massacre : toute sa famille a été assassinée... 6 ans plus tard, Pierre Grimaud, l’unique survivant du « massacre de la rue des Corneilles », se réveille d’un profond coma. L’adolescent de 15 ans qu’il était au moment des faits est aujourd’hui un jeune homme de 21 ans. Désorienté, encore paralysé et souffrant d’amnésie partielle, il est pris en charge par le docteur Anna Kieffer, psychologue spécialisée sur les questions de criminologie et de victimologie. Pendant leurs séances, Anna tente de l’amener à se souvenir des circonstances du drame, malgré ses pertes de mémoire. Pierre lui évoque la présence mystérieuse d’un « homme en noir » qui hante ses rêves, probable réponse inconsciente à son traumatisme. Après plusieurs rendez-vous, Anna découvre en Pierre un être sensible et très intelligent. Touchée par son histoire, elle se met même à le prendre en affection. Petit à petit, une véritable complicité s’installe entre eux. Anna n’imagine pas à quel point ce patient va changer sa vie…

Mon avis : Saisissant. En un mot, cet album est d’un bout à l’autre saisissant. Pour permettre à chacun de l’apprécier à sa juste valeur, je n’en dirai pas plus, simplement que de page en page l’ambiance s’épaissit, le ton s’obscurcit pour aboutir à un final qui laissera plus d’un lecteur hébété.

À l’image de son album précédent, l’auteur nous balade dans un tourbillon de questions et nous mène doucement, mais sûrement dans l’œil du cyclone. C’est typiquement la BD que j’ai envie de conseiller à tout le monde, juste pour pouvoir confronter mes impressions.


N'oubliez pas, c'est mon avis : Aimez, détestez, peu importe respectez.
Au plaisir.

Waste experiment de Sophie Dabat

15 juillet 2019


Résumé :
En tombant amoureuse du garçon le plus populaire du lycée, Rosalie, qui était très admirée, est devenue le souffre-douleur de tout le monde. Un jour, prise d'un accès de rage, elle s'en prend à son principal bourreau, qui meurt sous les coups. Le juge lui épargne une condamnation à mort et l'envoie dans un no man's land, au coeur de la Chine, où elle doit survivre à la radiation et aux violences.

Moi j'en dis :
L’histoire c’est celle d’une jeune adolescente ordinaire, Rosalie. Vétérinaire en devenir, amoureuse du garçon le plus populaire du lycée, cadette d’une famille douce et aimante. Son quotidien est des plus plaisants. Et puis, tout déraille quand son petit ami la quitte. Elle devient le souffre-douleur de son lycée. Après des mois de harcèlement d’une violence inouïe, une exaction de plus l’entraîne dans un accès de colère qui la pousse à agresser violemment son bourreau. Celle-ci va mourir sous ses coups.

Rosalie est arrêtée. La justice fait son travail.
Et pendant ce temps, l’opinion publique s’empare de l’affaire et place la jeune fille au pilori.

Bien que mineure, Rosalie ne bénéficie d’aucune circonstance atténuante.
D’ailleurs, sa peine sera loin d’être ordinaire, parce que le contexte dans lequel évolue Rosalie ne l’est pas. Depuis que la vague d’attentats terroristes que le monde a connus a été requalifiée en Troisième guerre mondiale, le droit de certains pays s’est durci. Les grandes puissances ont décidé de revenir sur l’abolition de la peine de mort. Les Nations unies, en bon garde-fou, instaurent des alternatives à celle-ci : le don de plusieurs organes ou « l’enfermement dans un waste, un no man’s land aux conditions de vie inhumaines ».

En gros, on demande à Rosalie de choisir entre la peste et le choléra.
La mort, le don de plusieurs organes ou la vie dans une zone contaminée.

Elle va choisir le waste. À travers ses yeux d’ingénu, on va découvrir ce nouveau système. À partir de là, le roman prend une tournure inattendue, il prend des airs de roman de survie en milieu hostile. Et il faut dire que l’auteur a su créer un univers impitoyable, cruel et crédible. Il est question ici de harcèlement, de culpabilité, de justice et du poids de la sanction judiciaire.

Je n’en dis pas plus pour permettre à chacun de découvrir tous les rebondissements anxiogènes de cette histoire qui pousse à une lecture intensive pour savoir le plus rapidement possible l’issue de cette aventure humaine.


Verdict : un roman dense et intense qui se situe dans un futur proche plutôt réaliste. Un futur qui fait tout bonnement froid dans le dos, alors pour me rassurer, disons qu’il s’agit d’une dystopie.

Les infos : 
Date de parution : 12/06/2019
Editeur : Editions Hachette
Nb. de page : 396 pages

N'oubliez pas, c'est mon avis : Aimez, détestez, peu importe respectez.
Au plaisir.


Les petits garçons de Théodore Bourdeau

12 juillet 2019


Résumé :
C’est l’histoire de deux amis qui traversent ensemble l’enfance, puis l’adolescence, et qui atterrissent à l’âge adulte le coeur entaillé.
C’est l’histoire d’un jeune homme maladroit, le narrateur, un peu trop tendre pour la brutalité du monde, mais prêt pour ses plaisirs.
C’est l’histoire d’un parcours fulgurant, celui de son ami Grégoire, et des obstacles qui l’attendent.
C’est aussi l’histoire d’une société affolée par les nouveaux visages de la violence.
C’est enfin une histoire de pouvoir, de déboires et d’amour.
Mais avant tout, c’est l’histoire de deux petits garçons.

Moi j'en dis :
Qu'il est doux ce roman.
Qu’il est piquant ce roman.

Le narrateur nous invite dans un récit intimiste, dans le récit de sa vie. Vie qu’il retrace à partir de sa plus tendre enfance et cela jusqu’à l’âge adulte. Il se raconte et se dévoile. Il n’oublie pas d’installer son parcours dans un contexte à la fois solide et flou. Il nous donne suffisamment d’éléments pour situer son histoire dans le temps et l’espace, pour reconnaître ceux qu’il croise, sans jamais enfermer la perception dans la précision.

Il nous balade dans son ordinaire de petit gars simple, maladroit, influençable et téméraire. Il nous raconte les petits et les grands évènements qui ont rythmé son parcours. Les choix qu’il a faits, souvent hasardeux, souvent en appuient sur un consensus global. Les combats qu’il a menés et les stratégies qu’il a déployées pour attraper quelques miettes de plaisir pendant que son meilleur ami, Grégoire, se place sur la route du succès, loin des aspirations triviales du narrateur.

Ils vont grandir ensemble : expérimenter, faire des choix, les assumer, se perdre, se trouver... en tentant d’éviter de trébucher sur les angoisses qui pavent la vie. Même quand elle est bousculée par le hasard. Surtout quand pèse sur elle le poids de la famille.

Devenir adulte, c’est s’accoucher soi-même, dans le sang et les larmes et l’amour des siens. Même si franchement ce que cherche le narrateur, c’est l’amour des autres, et surtout celui des femmes.

Par ses personnages, l’auteur nous pose des questions sur notre rapport au monde, à la réussite et au bonheur. Il s’intéresse aussi à l’autodétermination et l’amitié. Il place le tout dans le contexte hautement inflammable, celui des médias et de la politique.

L’écriture est mélodieuse et poétique. Le style de l’auteur est à la fois pêchu, doux et piquant. Une combinaison peu ordinaire, mais succulente.

Verdict : C’est truculent. C’est sensible. C’est féroce.

Les infos : 
Date de parution : 02/01/2019
Editeur : Editions Stock
Collection : Arpège
Nb. de page : 256 pages

N'oubliez pas, c'est mon avis : Aimez, détestez, peu importe respectez.
Au plaisir.


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