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Point Lecture #02 : BD

21 janvier 2019



  • Isles : la grande odyssée de Jérémy Perrodeau (Editions 2024 - 14/09/2018)
Trois personnages débarquent sur une île inconnue. Ils se séparent et chacun d'eux est confronté à des rencontres dangereuses, révélant un monde violent et intrigant.

Mon avis : De l'auteur j'ai adoré Crépuscule, bien qu'il regroupe à lui seul mes deux grandes allergies dessinées : l'espace et l'échelle spatio-temporelle élastique. Dans ce nouvel album (publié précédemment) l'auteur se lâche complètement et justement, le lecteur, pour le suivre doit aussi se lâcher complètement !

Cet album, il mérite toute l'attention et la concentration du lecteur et paradoxalement, d'entrée de jeu il faut accepter de s'y perdre et de ne pas tout saisir dans l'instant, mais d'avoir le plaisir de la révélation par la suite.

L'histoire, telle que je l'ai compris, c'est celle de trois types qui arrivent à la nage sur une île (d'où viennent-ils ? Je ne sais pas). Plutôt que de rester ensemble, ils vont se séparer (pourquoi ? Je ne sais pas). L'un après l'autre (à mesure qu'ils meurent), ils vont prendre la direction du récit et on va suivre leurs avancées sur l’île. Une île plutôt hostile. En gros, le héros qu'on suit il court, il grimpe, il nage, il saute, il escalade, il se bat, il tue, il court, il nage, il saute, il atterrit, il traverse des murs, il est sauvé, il est capturé, il court, il tue, il grime, il nage, il assiste à des rites mystiques, des expériences scientifiques, il escalade, il se bat, il tue... il meurt et op, retour dans le temps, on revient au début de l'histoire au moment où les trois types débarquent et un autre acolytes prend les rênes de l'histoire... pour faire approximativement la même chose. 

Je me suis beaucoup marrée en rédigeant ces quelques lignes, parce que franchement je ne suis pas certaine d'avoir saisi l'histoire. Mais j'ai passé un chouette moment, j'ai beaucoup ri, l'auteur m'a complètement baladé avec son personnage et sa structure déstructurée. Digne d'un conte, un brin mystique et incompréhensible, avec des éclairs de révélations qui apparaissent et disparaissent encore plus vite, cet album muet contentera tous les lecteurs : chacun y trouvera une interprétation unique. 

  • Les mauvaises herbes de Keum-Suk Kim (Delcourt - 26/09/2018)
Corée du Sud, 1943. En pleine guerre du Pacifique, le pays est sous occupation japonaise. Sun, 16 ans, est vendue par ses parents adoptifs comme esclave sexuelle à l'armée japonaise basée en Chine. Elle raconte soixante années passées loin de son pays avant de regagner sa terre natale, le récit d'une vie qui embrasse tout un pan de l'histoire moderne.

Mon avis : L'auteur nous propose un témoignage historique, entre pudeur et colère, des atrocités subies par les Coréennes lors de l'occupation japonaise pendant la Guerre du Pacifique en 1943. Elle nous raconte également le devenir de ces femmes de l'après-guerre jusqu'à aujourd'hui. Concrètement, qu'est-ce que la mémoire collective du pays a retenu de leur sort ? Et qu'en est-il de la mémoire du Japon ? C'est bouleversant et saisissant. 

Le dessin est d'une justesse incroyable. Un noir et blanc d'une luminosité prodigieuse. L'auteur parvient à glisser de la poésie dans l'horreur pour nous permettre, à nous lecteur, de la dépasser. L'atrocité est suggérée et c'est certainement plus puissant que de la dessiner.

  • Le parfum d'Irak de Feurat Alani (Nova éditions - 03/10/2018)
Recueil de mille tweets postés par l'auteur sur le réseau social durant l'été 2016, racontant sa vision de l'Irak, ses souvenirs de son premier séjour dans le pays à 9 ans et sa décision de devenir journaliste pour couvrir la guerre sur place.

Mon avis : Entre reportage et récit personnel à base de tweets, l'auteur nous raconte l'Irak. Son Irak ordinaire, son Irak glorieuse, son Irak sous les bombes, son Irak bafouée. C'est intéressant, passionnant et intelligent. L'auteur prend le temps de contextualiser les situations qu'il décrit, d'expliciter les termes pointus, de présenter les personnalités de haut rang pour donner aux néophytes toutes les clés pour le comprendre et le suivre dans son parcours. 

Le dessin est canon, c'est lui qui m'a poussé à l'achat : Chaque vignette porte en elle un message et une force auto-suffisante ! Toutefois, je dois dire que le découpage de certains doubles pages est complètement raté, avec l'axe central perdu au collage dans la reluire, c'est très frustrant, mais je chipote. 

Je n'ai pas encore eu l'occasion de regarder l'animé proposé sur ARTE. C'est le prochain truc sur ma TDL ;-)


N'oubliez pas, c'est mon avis : Aimez, détestez, peu importe respectez.
Au plaisir.

Sinners of Saint, Tome 4 : Furious de L.J Shen

18 janvier 2019


Résumé :
Il avait tout prévu. Sauf le désir qu’elle lui inspire.
Bane. Un homme dangereux, impétueux, sans limites. Tout le monde le sait, même Jesse qui, depuis qu’elle s’est fait violemment agresser, s’est complètement coupée du reste du monde. Alors, le jour où elle le croise en sortant de chez son médecin, elle est immédiatement sur ses gardes. Car, elle en est persuadée, cette rencontre n’est pas un hasard. Bane la cherchait. Mais qu’est-ce qu’un homme comme lui, capable d’avoir le monde à ses pieds, peut bien vouloir d’une femme brisée comme elle ? En temps normal, Jesse n’aurait pas tenté de le savoir. Malheureusement pour elle, l'insistance de Bane ne lui laisse guère le choix...

Moi j'en dis :
Curieusement, bien que Bane ne soit pas du groupe principal à l'origine de la série, c'est très certainement mon personnage favoris et par extension ce tome est mon préféré.
Dans une série, qui tout de même rappelons-le s'appelle Sinner, c'est le seul personnage que j'ai trouvé véritablement "malveillant"

Il respire crapulerie, il inspire friponnerie, il transpire escroquerie. Il vit de sa malice et de sa compromission. Il trempe dans l'illégalité. Il est malhonnête et véreux. Cela ne l'empêche pas d'être loyal, notamment envers lui-même et ainsi de mener à bien ses projets. En l'occurrence la mise en place d'une structure commerciale autour du surf. Pour le faire il a besoin d'argent, de beaucoup d'argent. Plus d'argent qu'il n'en dispose malgré toutes ses combines. Alors, il va faire appel à des investisseurs, mais son image ne l'aide pas à promouvoir au mieux son projet. La fin, justifiant les moyens, il va faire ce qu'il sait faire le mieux : donner de sa personne en échange de cet argent.

C'est là qu'entre en scène la ténébreuse Jesse  à qui l'auteur n'épargne rien. Elle m'a fait tomber dans un chagrin sans fond cette petite. Empathie oblige, j'ai eu envie d'écarter toutes les crapules de son chemin, et bon sang il y en a un paquet et cela jusqu'à la fin du roman.

Ensemble, ils vont s'apprivoiser, s'amadouer, se charmer à coup de joute verbale tout à fait succulente et d'humour caustique. Tempéré par des traumatismes à la pelle pour l'un et une épée de Damoclès pour l'autre. L'intrigue aurait pu s'arrêter là et se suffire, mais l'auteur à fait le choix de rajouter quelques éléments perturbateurs hautement dramatiques. Ainsi, de retournement de situation en retournement de situation, cette histoire plutôt classique prend des tournures de règlements de comptes mafieux intelligents, surprenant et bien mené.

Verdict : L'auteur parvient une nouvelle fois à se renouveler en nous proposant une intrigue complexe et multiple qui aborde des sujets sensibles. Ce cocktail, fort en teneur émotionnel, est explosif !

Les infos : 
Date de parution : 24/10/2018
Editeur : Editions Harlequin
Collection : &H
Nb. de page : 432 pages
Prix : 15,90€

N'oubliez pas, c'est mon avis : Aimez, détestez, peu importe respectez.
Au plaisir.


Je peux très bien me passer de toi de Marie Vareille

15 janvier 2019



Résumé :
Chloé, 28 ans et Parisienne jusqu'au bout des ongles, enchaîne les histoires d'amour catastrophiques. Un jour, elle conclut un pacte avec son amie Constance. Chloé devra s'exiler en pleine campagne avec l'interdiction d'approcher un homme, et réaliser son rêve de toujours : écrire un roman. Constance, incorrigible romantique, s'engagera à coucher le premier soir avec un parfait inconnu.
De Paris aux vignobles du Bordelais en passant par Londres, cet étrange pari entraînera les deux amies bien plus loin que prévu...
Réussiront-elles à tenir leur engagement ?
Un pacte entre copines, un exil, un nouveau départ... Jusqu'où iront-elles ?


Moi j'en dis :
Il était dans toutes mais PAL de saisons (ou presque) et il a fallu que je le place dans mon challenge "sors de cette PAL" pour motiver ma lecture.

L'auteur nous propose l'histoire de deux femmes, Chloé qui souffre d'un trop-plein d'attention et d'intention et Constance qui est en période de disette amoureuse.

Constance est drôle malgré elle, évidemment à chacune de ses tentatives de drague j'ai retenu ma respiration en lui souhaitant le meilleur. J'ai ri d'elle, j'ai ri avec elle et j'ai surtout eu envie de lui faire un câlin, lui dire d'oublier les conseils de sa formation en séduction et d'être elle-même. Chaque fois que l'auteur lui donne la parole, j'avais ma panoplie de pompe girl à l'esprit pour la soutenir dans sa quête de confiance en elle, d'épanouissement et d'enseignement.

Chloé m'a touchée par sa fragilité sous ses airs farouches. Elle m'a fait de la peine. À chacune de ses prises de paroles elle ajoute une couche à son malheur et pourtant elle se laisse pas aller, elle s'obstine, elle garde la tête haute, elle bataille. Bon sang quel courage, quelle force. Elle m'a bluffée. Elle m'a fait rire aussi.

Elles vont se coacher l'une et l'autre pour arriver à leur point d'équilibre, celui où elles seront satisfaites de leur vie, de leur situation, de leur choix, de leurs amours.

Verdict : C'était une très chouette lecture. Drôle, légère et fluide qui ne se prive pas d'aborder un sujet difficile dans le pays de la douce romance, à savoir l'adultère. L'auteur a su équilibrer son histoire grâce à ces deux personnages féminins : opposés mais complémentaires.

Les infos : 
Date de parution : 02/06/2015
Editeur : Éditions Charleston
Nb. de page : 198 pages
Prix : 9,90€

N'oubliez pas, c'est mon avis : Aimez, détestez, peu importe respectez.
Au plaisir.


Dive Bar, Tome 3 : Chase de Kylie Scott

11 janvier 2019



Résumé :
La réputation de tombeur d’Eric Collins, l’un des propriétaires du Dive Bar, n’est plus à faire. Rien de surprenant donc qu’il remarque d’emblée la belle Jean, nouvelle venue en ville. Sauf que non seulement elle ne veut rien entendre de lui, mais elle est également enceinte. Une bonne raison pour tenir Eric à l’écart… D’autant plus que, décidée à mettre un terme à son style de vie déluré, Jean aspire à être le genre de mère qu’elle a toujours rêvé d’avoir.
Pourtant, lorsqu’elle commence à avoir des contractions alors qu’elle est coincée dans sa voiture en pleine tempête de neige, c’est Eric qui lui vient en aide. Un lien s’est désormais tissé entre eux, mais est-ce suffisant ? Eric est-il prêt à changer pour être l’homme dont a besoin Jean ?

Moi j'en dis :
Après les animaux, en 2019, je prends le courage de vous avouer que je n'aime pas la présence de bébés dans les romances. Quand ils sont utilisés pour des retrouvailles X ans après, pour sceller une rencontre au départ éphémère, pour des histoires d'absence de figure maternelle/ paternelle... Tout m'agace ! Sauf, quand il s'agit de grossesse menée individuellement de la part d'une femme qui ne demande rien et qui rencontre un homme (ou une femme) a priori pas concerné.e, qui s'implique de son propre fait. Bon. J'ai l'impression de parler d'un plan de carrière, mais je réalise que c'est compliqué de mettre des mots sur des impressions d'agacements.

Cela dit.
C'est la formule qu'utilise Kylie Scott dans son roman Chase, qui concentre son intrigue sur le très turbulent et tourmenté Éric. Le coureur de jupons va défier Nell et se placer volontairement dans une période d'abstinence. Enfin, pour Nell et surtout pour Jean qu'il vient de rencontrer et qui annihile tout le charme des autres femmes tout en étant elle-même intouchables. Éric la place sur ce piédestal parce qu'elle est enceinte et aussi, surtout, parce que c'est l'amie de Nell et qu'il risque de perdre tous ses membres s'il s'y intéresse de trop près.

Évidemment Jean et Éric vont devenir les meilleurs amis du monde. Éric sera d'un soutien sans failles pour les petits et les grands événements autour de sa grossesse et de la naissance de sa fille. Une chose en entraînant une autre, de sourire en rire, de soutien en soutien, d'affinité en affinité, ils deviennent de plus en plus complices. Et bientôt ils vont devoir affronter les questions qu'ils ont contournées avec beaucoup d'acharnement.

Verdict : C'est très certainement le tome de la série le plus précipité. L'auteur ne se prive pas d'accélérer l'intrigue à coup d'ellipse, certains ont du sens et d'autres privent carrément l'histoire de son potentiel, de ces questions et de ces doutes. D'ailleurs, c'est un tome qui pose très peu de question, il en effleure bien quelques-uns, mais leurs réponses sont d'une superficialité sans nom. Par exemple, la grande question se pose, c'est d'ailleurs l'auteur lui-même qui nous la glisse sous le nez : est-ce qu'Éric ne tenterait pas de superposer l'arrivée de cette petite fille à la perte qu'il a subi ? L'auteur balaie ça en deux mots, sans explication, sans démonstration, j'ai trouvé ça un peu fléblard, mais je chipote sans doute. De façon générale, j'ai eu l'impression de laisser les deux personnages juste avant que leur tempête ne se lève.

Les infos : 
Date de parution : 06/06/2018
Editeur : Editions JCLattès
Collection : &Moi
Nb. de page : 300 pages
Prix : 12,90€

N'oubliez pas, c'est mon avis : Aimez, détestez, peu importe respectez.
Au plaisir.


#BlogLife - Des questions, des questions, des questions... à Charlotte Orcival

7 janvier 2019


Concernant ton parcours

* Parle-nous de toi, de ton parcours.

Je suis Charlotte, je publie des romans depuis trois ans. Après des années passées à commencer des histoires que je ne terminais jamais, j’ai publié en auto édition un roman qui s’appelle « Forever Young ». La suite de ce livre « Et tes larmes retenir » a été publiée en auto édition d’abord, avant que HarperCollins France, pour la Collection&H ne rachète les droits du livre.

* En quelques mots, tu veux bien nous parler de tes précédents romans (autoédition incluse) ?

Mes trois premiers livres « Forever Young », « Vingt ans et quelques » et « Et tes larmes retenir », parus donc en auto édition d’abord, racontent l’histoire de personnages identiques à travers le temps. « Forever Young » se déroule dans les années 80 et nous plonge dans une année de la vie de Anna, 13 ans, qui tombe amoureuse pour la première fois d’un dénommé Julien. « Vingt ans et quelques » nous permet de retrouver Anna et ses amis dans les années 90 avec des expériences et des questionnements de jeunes adultes. « Et tes larmes retenir » est le dernier volet (pour l’instant !) de cette histoire : Julien, 32 ans, papa, divorcé, photographe, retrouve par hasard Anna, l’amoureuse de son adolescence. On est en 2001, un mois après les attentats du 11 septembre et ils reprennent leur histoire. Mais peut-on vraiment revivre un premier amour ?

* Quand tu n’écris pas que fais-tu ?

Je travaille ! Car j’ai un travail à plein temps dans une grande tour de La Défense à Paris où j’exerce le métier de Dir Com. Je m’occupe de ma famille. Je tiens un Bujo pour tout gérer (ou essayer) et je lis. Beaucoup. En écoutant de la musique et en buvant des cafés !

* Quel est ton roman favori ?

En général, cette question est une torture car j’ai beaucoup de romans préférés. Alors je vais citer mon dernier. J’ai adoré « Leurs enfants après eux » de Nicolas Mathieu. Ce prix Goncourt est vraiment un roman social fort avec des personnages plus vrais que nature. Peut-être que j’ai d’autant plus été touchée qu’il parle d’une région, l’est de la France et d’une époque, être jeune dans les années 90, que je connais. 

* La playlist de ta journée idéale en 10 morceaux ?

Ouh lalala, difficile question. La musique, c’est la vie. J’en écoute en permanence. Sur la base de mes coups de cœur sur Deezer, je dirais donc :
  • Notes pour trop tard de Orelsan 
  • Purple Rain de Prince 
  • The power of love de Frankies goes to Hollywood 
  • Breath de Sia 
  • Lover, you should have come over de Jeff Buckley 
  • Oublie moi de Vianney 
  • Viva la vida de Coldplay 
  • Fête de trop de Eddy de Pretto 
  • Romeo and Juliet de Dire Straits 
  • To build a Home de Cinematic Orchestra 


Concernant Ma folie la plus sage 

* Raconte-nous Ma folie la plus sage :

Ce roman est l’histoire d’une rencontre improbable : celle de Leonard Bennet, jeune acteur britannique à succès, exilé à Vancouver et de Julia Anton, étudiante parisienne velléitaire qui se perd dans le tourbillon de ses nuits parisiennes. Ces deux-là se croisent, passent ensemble une nuit hors du temps et après ça, tentent de revenir à leur vie d’avant. Mais est-ce que cela sera possible ?

* De quelles thématiques traites-tu dans ton roman ?

La thématique principale est la question de l’amour à distance dans un monde globalisé, virtualisé, où on croit s’affranchir des distances en prenant des avions ou en communiquant via les Réseaux Sociaux mais en réalité, les distances sont peut-être encore plus grandes. L’autre thématique qui l’emporte est la question de la famille. Quand on est un jeune adulte, comme les deux personnages principaux, on est dans cet entre-deux où la famille freine ou booste ou les deux. 

* Pourquoi devrait-on lire ton roman ?

Parce que c’est un roman qui va vous faire voyager. Dans le monde d’abord car les personnages ont la bougeotte mais aussi voyager dans des mondes : celui de l’industrie cinématographique et du monde des séries produites à la chaîne, celui des familles anglaises et françaises, dysfonctionnelle et aimante. 

* Parle-nous de tes personnages, du lien entre eux, et de celui que tu as avec eux.

Ce sont deux jeunes âmes mais on ne peut pas dire qu’ils n’ont pas déjà des bagages à porter. Pourtant, quand ils se rencontrent et tombent amoureux, ils redeviennent parfaitement innocents et comme neufs. Je les aime beaucoup pour leur pureté. 

* Qu’est-ce que tu aimes chez Lenny et Julia ?

Leur sincérité. Ils sont vrais, même dans leurs erreurs, leurs fautes. Ils ne jouent pas. 

* Leur histoire commence sur une trahison, c'est courageux dans le doux monde la romance. Tu n'as pas peur des réactions des lectrices ?

Je n’ai pas réfléchi aux réactions potentielles. Parce que si je commençais à songer à cela en écrivant, en fait, je n’écrirais rien. Je serais bloquée. C’est vrai que l’histoire commence par un acte qu’on peut qualifier de lâche, ou d’immoral. Mais c’est qui était intéressant à mes yeux. Comment faire aimer un personnage qui commence par faire quelque chose de pas aimable. C’est un pari !

* Cette trahison ne pose à aucun moment des questions de confiance de la part de l'héroïne, c'est une ficelle évidente que tu n'as pas voulu utiliser ?

C’était la clé pour faire comprendre la force de l’amour qu’elle éprouve cette fois-là. Pour Julia comme pour Lenny, la confiance en l’autre est totale et presque immédiate. C’est leur confiance en eux qui est problématique. 

* Tu introduisis des personnages (Abe, Courtney, Luke, Martin, Thalou) que tu laisses dans le flou, c'est d'une manière de laisser des portes revenir à cette histoire avec d'autres personnages ?

Il y a deux raisons à cela : oui, j’aime ces portes ouvertes pour le futur mais aussi je voulais écrire l’histoire du point de vue des deux personnages principaux uniquement. Et du coup, les autres sont des instruments, des éléments d’intrigue, des leviers. Mais je ne voulais pas leur donner trop de place. Cela dit, je les aime beaucoup. Et ils pourraient parfaitement prendre le relais. Si les lectrices ont des idées ou des envies, je suis à l’écoute !

Concernant l’écriture

* Comment as-tu écrit le roman ? Seule ? Dans le noir ? 

Je l’ai écrit dans le silence d’une chambre monacale du Monastère Notre-Dame de Clémence de La Verne... Oh mon dieu, non, je rigole. Je l’ai écrit chez moi, dans des trains, au Starbucks, dans le métro, en vacances, en week-end, en jour férié. Bref, j’ai profité de tous les moments de temps libre pour l’écrire. 

* Quelles sont tes sources d’inspiration ?

Le monde qui m’entoure, les gens que je croise, les séries, les livres, la vie. Je ne sais pas dire autre chose sur l’inspiration. Ce livre est venu de l’extérieur. Pas de l’intérieur. 

* Est-ce que tu avais sous le coude une fin alternative ? Ou des ramifications d’intrigue différentes de celle qui a été publiée ? 

Non, pas du tout. J’avais une seule vision de l’intrigue et de la fin. 

* Quels sont tes engagements quand tu écris ? Ton objectif ? Les messages ou les émotions que tu veux faire passer ?

Quand je suis en pleine phase d’écriture, je me fixe des objectifs quotidiens de nombre de mots. Cela peut paraître un peu mécanique ou scolaire mais c’est vraiment utile pour défier la page blanche ou le soi-disant manque de temps. Car au fond, on aurait tous une excuse sinon, pour ne pas écrire. 

* As-tu des anecdotes d’écriture à partager avec nous ?

Vous confier que dans la première version du manuscrit, j’avais soi-disant un peu bâclé la fin ? Oui. Je suis comme ça, je voulais finir vite ! Mon éditrice m’a rappelée à l’ordre !

* C’est quoi tes prochaines écritures ?

Je procrastine en ce moment. Je sais, c’est mal. J’ai des idées, beaucoup et il faut que je choisisse mon sujet. Et je ne veux pas me tromper parce qu’après, je vais passer un bon moment sur l’idée choisie et je préfère être sûre qu’elle va m’intéresser longtemps !

* Tu veux ajouter quelque chose ?

Une question à poser : pour vous, qu’est-ce qu’une sage folie ? Vous avez quatre heures. 


Au plaisir.

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