Slider

Waste experiment de Sophie Dabat

15 juillet 2019


Résumé :
En tombant amoureuse du garçon le plus populaire du lycée, Rosalie, qui était très admirée, est devenue le souffre-douleur de tout le monde. Un jour, prise d'un accès de rage, elle s'en prend à son principal bourreau, qui meurt sous les coups. Le juge lui épargne une condamnation à mort et l'envoie dans un no man's land, au coeur de la Chine, où elle doit survivre à la radiation et aux violences.

Moi j'en dis :
L’histoire c’est celle d’une jeune adolescente ordinaire, Rosalie. Vétérinaire en devenir, amoureuse du garçon le plus populaire du lycée, cadette d’une famille douce et aimante. Son quotidien est des plus plaisants. Et puis, tout déraille quand son petit ami la quitte. Elle devient le souffre-douleur de son lycée. Après des mois de harcèlement d’une violence inouïe, une exaction de plus l’entraîne dans un accès de colère qui la pousse à agresser violemment son bourreau. Celle-ci va mourir sous ses coups.

Rosalie est arrêtée. La justice fait son travail.
Et pendant ce temps, l’opinion publique s’empare de l’affaire et place la jeune fille au pilori.

Bien que mineure, Rosalie ne bénéficie d’aucune circonstance atténuante.
D’ailleurs, sa peine sera loin d’être ordinaire, parce que le contexte dans lequel évolue Rosalie ne l’est pas. Depuis que la vague d’attentats terroristes que le monde a connus a été requalifiée en Troisième guerre mondiale, le droit de certains pays s’est durci. Les grandes puissances ont décidé de revenir sur l’abolition de la peine de mort. Les Nations unies, en bon garde-fou, instaurent des alternatives à celle-ci : le don de plusieurs organes ou « l’enfermement dans un waste, un no man’s land aux conditions de vie inhumaines ».

En gros, on demande à Rosalie de choisir entre la peste et le choléra.
La mort, le don de plusieurs organes ou la vie dans une zone contaminée.

Elle va choisir le waste. À travers ses yeux d’ingénu, on va découvrir ce nouveau système. À partir de là, le roman prend une tournure inattendue, il prend des airs de roman de survie en milieu hostile. Et il faut dire que l’auteur a su créer un univers impitoyable, cruel et crédible. Il est question ici de harcèlement, de culpabilité, de justice et du poids de la sanction judiciaire.

Je n’en dis pas plus pour permettre à chacun de découvrir tous les rebondissements anxiogènes de cette histoire qui pousse à une lecture intensive pour savoir le plus rapidement possible l’issue de cette aventure humaine.


Verdict : un roman dense et intense qui se situe dans un futur proche plutôt réaliste. Un futur qui fait tout bonnement froid dans le dos, alors pour me rassurer, disons qu’il s’agit d’une dystopie.

Les infos : 
Date de parution : 12/06/2019
Editeur : Editions Hachette
Nb. de page : 396 pages

N'oubliez pas, c'est mon avis : Aimez, détestez, peu importe respectez.
Au plaisir.


Les petits garçons de Théodore Bourdeau

12 juillet 2019


Résumé :
C’est l’histoire de deux amis qui traversent ensemble l’enfance, puis l’adolescence, et qui atterrissent à l’âge adulte le coeur entaillé.
C’est l’histoire d’un jeune homme maladroit, le narrateur, un peu trop tendre pour la brutalité du monde, mais prêt pour ses plaisirs.
C’est l’histoire d’un parcours fulgurant, celui de son ami Grégoire, et des obstacles qui l’attendent.
C’est aussi l’histoire d’une société affolée par les nouveaux visages de la violence.
C’est enfin une histoire de pouvoir, de déboires et d’amour.
Mais avant tout, c’est l’histoire de deux petits garçons.

Moi j'en dis :
Qu'il est doux ce roman.
Qu’il est piquant ce roman.

Le narrateur nous invite dans un récit intimiste, dans le récit de sa vie. Vie qu’il retrace à partir de sa plus tendre enfance et cela jusqu’à l’âge adulte. Il se raconte et se dévoile. Il n’oublie pas d’installer son parcours dans un contexte à la fois solide et flou. Il nous donne suffisamment d’éléments pour situer son histoire dans le temps et l’espace, pour reconnaître ceux qu’il croise, sans jamais enfermer la perception dans la précision.

Il nous balade dans son ordinaire de petit gars simple, maladroit, influençable et téméraire. Il nous raconte les petits et les grands évènements qui ont rythmé son parcours. Les choix qu’il a faits, souvent hasardeux, souvent en appuient sur un consensus global. Les combats qu’il a menés et les stratégies qu’il a déployées pour attraper quelques miettes de plaisir pendant que son meilleur ami, Grégoire, se place sur la route du succès, loin des aspirations triviales du narrateur.

Ils vont grandir ensemble : expérimenter, faire des choix, les assumer, se perdre, se trouver... en tentant d’éviter de trébucher sur les angoisses qui pavent la vie. Même quand elle est bousculée par le hasard. Surtout quand pèse sur elle le poids de la famille.

Devenir adulte, c’est s’accoucher soi-même, dans le sang et les larmes et l’amour des siens. Même si franchement ce que cherche le narrateur, c’est l’amour des autres, et surtout celui des femmes.

Par ses personnages, l’auteur nous pose des questions sur notre rapport au monde, à la réussite et au bonheur. Il s’intéresse aussi à l’autodétermination et l’amitié. Il place le tout dans le contexte hautement inflammable, celui des médias et de la politique.

L’écriture est mélodieuse et poétique. Le style de l’auteur est à la fois pêchu, doux et piquant. Une combinaison peu ordinaire, mais succulente.

Verdict : C’est truculent. C’est sensible. C’est féroce.

Les infos : 
Date de parution : 02/01/2019
Editeur : Editions Stock
Collection : Arpège
Nb. de page : 256 pages

N'oubliez pas, c'est mon avis : Aimez, détestez, peu importe respectez.
Au plaisir.


#BlogLife | Juillet je voyage en livres - Arménie

9 juillet 2019


Cette année encore @Riendetelque nous propose de voyager en littérature ! 
En effet, depuis le 1er juillet, un roadtrip littéraire s’organise autour du hashtag #juilletjevoyageenlivres sur instagram. Ce ne sont pas moins de 31 participants qui ont, ou vont se joindre à cet élan pour présenter chaque jour 3 titres qui représentent un pays ! 

J’ai beaucoup hésité avant de choisir mon pays.. Oman, Madagascar, Arménie, mon cœur a balancé. Pour finalement opter pour la belle, la tourmentée, la farouche Arménie.
Pour être tout à fait transparente avec vous, ce n’est pas moi qui ai choisi, ce sont les livres ;-)

   


Pour vous parler d’Arménie, j’ai choisi : un guide, un album et un roman. Leur point commun ? Ils sont étourdissants d’originalité ! Une belle mise en bouche pour découvrir ce pays dont l’aura vous transcende quand vous y mettez les pieds. 


  • « Nazare le Brave » d’après Hovannes Toumanian, illustré par Frédéric Pontarolo (conté par de Simon Abkarian et interprété par la philharmonie de Poche de l’orchestre philharmonique de Strasbourg dans le livre-CD).
    Mon avis : Un conte arménien ou le héros n’est pas un prince charmant, un superhéros avec une cape et des pouvoirs magiques, c’est un petit bonhomme qui a peur de tout. Malgré lui, il va être entraîné dans une aventure qui le dépasse et va affronter des créatures dont l’ombre seule le terrorise. Il va s’en sortir idem (et grandit ?) grâce à...

    Je suis une grande amatrice de conte et celui-ci est sans conteste un de mes favoris. D’ailleurs, c’est également celui que mes nièces/neveux adorent que je leur raconte.

    Bonus : j’ai eu l’occasion d’écouter la mise en musique par La Philharmonie de Poche de Strasbourg. C’était évidemment fabuleux ! 

 

  • « Arménie : à l’ombre de la montagne sacrée » de Tigrane Yégavian (Nevicata - 24/03/2015)Résumé : Le journaliste et poète, issu de la diaspora arménienne, mêle souvenirs et lectures pour évoquer l'Arménie contemporaine, les traces laissées par le génocide de 1915 et la période soviétique, les relations des Arméniens avec ceux de la diaspora, etc. Avec en fin d'ouvrage, trois entretiens de chercheurs spécialistes de l'Arménie.

    Mon avis : Un guide qui va bien plus loin que ses co-disciples.
    C’est un guide de l’âme du pays, du peuple.
    Une entrée en matière dans le pays par son histoire, ses blessures et ses aspirations ; par sa culture et ses valeurs ; par ses croyances.
    Une manière de rencontrer le pays avant de fouler sa terre.
    Une autre manière de voyager.


  • « La maison dans laquelle » de Mariam Petrosyan (Monsieur Toussaint Louverture - 18 Février 2016)Mon avis : Ce roman, il mérite toute l’attention et la concentration du lecteur et paradoxalement, d’entrée de jeu il faut accepter de s’y perdre et de ne pas tout saisir dans l’instant. Accepter de ne pas avoir toutes les réponses.

    Ce roman, c’est avant tout une expérience, pas toujours agréable, pas toujours plaisante, pas toujours positive. Une expérience plutôt violente de la vie en huis clos avec des individus atypiques. Des individus qui sont là pour s’initier à la vie. Là dans cette maison isolée. Imaginaire ? Une sorte de pensionnat pour enfants et adolescents porteurs de handicaps qui s’organise autour d’une seule loi : celle du plus fort. Alors, ils se sont regroupés en bande qui rivalise de noirceurs, mais aussi de solidarité.

    L’auteur brouille volontairement la lecture avec des sauts dans le temps et surtout avec un grand nombre de personnages qui prennent un surnom à leur arrivée dans la maison et en change ; des personnages éphémères ; des personnages qui semblent détenir toutes les réponses dans leur silence. Chaque page devient une énigme qui répond à la précédente.

    Mariam Petrosyan est une virtuose de l’écriture. Il n’y a pas un mot de trop. Tout est calibré à la perfection. 

 


Je profite de cette publication pour saluer la démarche de la France, qui a, cette année, instauré une journée nationale de commémoration du génocide arménien. Évidemment, la date choisie est celle du 24 avril. « Ce même jour, en 1915, 600 intellectuels arméniens furent assassinés à Constantinople sur ordre du gouvernement. C’était le début d’un massacre qui coûtera la vie à environ 1,2 million de personnes : les deux tiers des Arméniens de l’Empire ottoman. »

Poursuivez votre roadtrip et retrouvez sur le compte de @riendetelque le récap des participations ! D'ailleurs, si vous souhaitez vous aussi prendre part au voyage et partager des titres sur un pays, n'hésitez pas à vous emparer du #juilletjevoyageenlivres !⠀

N'oubliez pas, c'est mon avis : Aimez, détestez, peu importe respectez.
Au plaisir.

La librairie des rêves suspendus de Emily Blaine

5 juillet 2019


Résumé :
Entrez dans un monde où tout devient possible…
Sarah, libraire dans un petit village de Charente, peine à joindre les deux bouts. Entre la plomberie capricieuse de l’immeuble, les murs décrépis et son incapacité notoire à résister à l’envie d’acheter tous les livres d’occasion qui lui tombent sous la main, ses finances sont au plus mal. Alors, quand un ami lui propose un arrangement pour le moins surprenant mais très rémunérateur, elle hésite à peine avant d’accepter. C’est entendu  : elle hébergera Maxime Maréchal, acteur aussi célèbre pour ses rôles de  bad boy  que pour ses incartades avec la justice, afin qu’il effectue en toute discrétion ses travaux d’intérêt général dans la librairie. Si l’acteur peut survivre à un exil en province et des missions de bricolage, elle devrait être capable d’accueillir un être vivant dans son monde d’encre et de papier…  Une rencontre émouvante entre deux êtres que tout oppose mais unis par un même désir  : celui de vivre leurs rêves.  

Moi j'en dis :
En lisant le résumé du roman, j’ai eu peur. Peur que l’auteur nous propose un réchauffé de son roman « Les filles bien ne tombent pas amoureuses des mauvais garçons »... le star-system, le bad-boy autodestructeur. Et, évidemment, pas du tout.

L’histoire c’est celle de Sarah, libraire de livres d’occasion en Charente. C’est une force tranquille. Elle est solaire tout en étant d’une timidité maladive. La vie ne lui a pas fait de cadeaux et malgré tout, elle mène son petit bonhomme de chemin sereinement. Chemin qui n’aurait pas dû croiser celui de Maxime Maréchal, l’acteur désabusé, coureur de jupons accro à l’adrénaline (surtout celle avant d’utiliser ses poings). Mais voilà, elle a besoin d’argent et lui d’effectuer des travaux d’intérêt général loin des flashs des paparazzis.

Évidemment, ce n’est pas dans la joie qu’ils démarrent leur cohabitation. La mauvaise humeur de Maxime ne les met pas sur la même longueur d’onde. Et pourtant, pas à pas (tout en reculant de deux pas régulièrement), Sarah va l’apprivoiser à coup de rougissement et de regard fuyant et une drôle de complicité va naître entre eux. Une complicité très touchante où Maxime pourra partager un peu du désespoir qu’il traîne dans sa bandoulière.

Verdict : L’auteur nous propose ici une histoire plaisante sur la puissance de l’Amour, notamment celui sans faille des proches qui sont toujours là pour cacher un cadavre. C’est aussi une histoire de confiance, d’acceptation du soutien des autres.

Bonus : 

Tout de même, pour chipoter, je dois dire, que je trouve la fin du roman un brin expédiée. Deux points m'ont particulièrement gênée.

  1. La vente d'une bibliothèque par une collectivité à un particulier... Et cela en si peu de temps ? Bon. Pourquoi ne pas avoir choisi une reprise de librairie ? Avec une géolocalisation dans les livres offerts par Maxime, style Bookcrossing ?
  2. C'est un sujet qui me touche particulièrement en ce moment : pourquoi c'est Sarah qui rejoint Maxime à Paris ? Entre ces mille et un tournages le mec n'est jamais là alors autant laissé Sarah dans son cocon, non . Elle y gagne quoi . Et puis est-ce crédible de lui faire tirer un trait aussi facilement sur la librairie de sa grand-mère ?

Les infos : 
Date de parution : 05/06/2019
Editeur : Editions Harlequin
Collection : &H
Nb. de page : 324 pages

N'oubliez pas, c'est mon avis : Aimez, détestez, peu importe respectez.
Au plaisir.


Les émois du mois #68 | Juin 2019

1 juillet 2019

LE « MOI » de JUIN

En chaque fin de mois, un petit recap' en facette de mes lectures ! Avec en quelques lignes mes impressions sur la "meilleure" et la "moins bonne"  lecture du mois.



Juin, 
Un mois chaotique ! 


Mes lectures : 


TOP 

  • La plus précieuse des marchandises : Un conte de Jean-Claude Grumberg
  • La guerre est une ruse de Frédéric Paulin
  • Toutes ces choses qu'on n'a jamais faites de Kristan Higgins : 
Kristan Higgins c’est ma déesse. Elle siège en haut lieu dans le Panthéon de mes auteurs de romance favoris. C’est simple, à la lecture de chacun de ses livres, je change de roman préféré. Elle et moi sommes dans un grand chelem de lectures appréciées et plus encore. Et son dernier roman ne fait pas exception ! Il m’a épaté : il est lumineux d’intelligence et transpire la bienveillance et la sincérité. L’auteur se mouille clairement avec une thématique épineuse que peu d’auteurs ont eu le courage d’aborder. Évidemment, elle le fait avec finesse et subtilité. Ne se laisse pas tenter par les raccourcis, bien au contraire elle nous propose un roman riche, dense et profond. Un roman engagé avec une portée puissante qui ne laissera personne indifférent ! 


BOF

  • Mais sinon, tout va bien ! de Max Deloy
Oh bon sang, j’ai eu toutes les peines du monde à finir ce roman !
J’ai trouvé Georges, le personnage principal, complètement antipathique d’un bout à l’autre du roman, et pourtant il gagne quelques points de bon sens... il reste bourré de préjugés. Certaines de ses répliques sont méprisantes et même abjectes. Il est certain que sa situation est désastreuse par bien des aspects, mais rien ne justifie ses tendances condescendantes. Bouh !

Des Chiffres


Au plaisir.

Sur Instagram

© Hors les murs. Design by FCD.