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Unité d'élite, tome 1 de Loraline Bradern

14 décembre 2018


Résumé :
Ils se sont rencontrés dans le noir. Captifs d'un groupe terroriste, ils ont partagé la même cellule et, par sécurité, utilisé des faux noms. Elle était Jessi. Lui, Woody. Au milieu de l'enfer, sans jamais se voir, ils se sont chamaillés, désirés. Et il l'a sauvée au péril de sa vie. Presque trois ans plus tard, Alyssandra travaille au sein des forces spéciales de la Navy, le Black Squadron. Elle croit son Woody mort. 
Leur histoire, fantasmée. Leur passé, enterré. Jusqu'à ce qu'une mission ébranle toutes ses certitudes.

Moi j'en dis :
Il y a quelques semaines, j’ai commencé un avis de lecture sur mon blog de cette façon : "La couverture, le titre, le sujet... ce roman, il avait tout pour ne jamais s'approcher de ma PAL... et puis voilà, les passages réguliers sur le blog de copine Gwenlan m'ont fait changer d'avis, il faut dire qu'elle sait se montrer très persuasive!". J'ai envie de vous dire rebelote !

Je ne suis pas une grande adepte des séries paramilitaires. La seule que j’ai lue, c’est celle de Maya Banks, KGI, mais je me suis arrêtée au tome qui dérape dans le paranormal. Je n'avais pas forcément d’attentes particulières pour Unité d'élite, j’étais assez curieuse de savoir ce qui avait autant emballé Gwenlan.

Rapidement je suis tombé dedans. Je l’ai commencé en fin de soirée, j’ai dû m’arrêter au bout de la nuit (à regret) pour aller dormir. Et j’ai évidemment bouclé ma lecture dès le lendemain matin. Addiction totale je vous dis.

L’histoire c’est celle Alyssandra, une opératrice des forces spéciales de la Navy. Plus que talentueuse, ses compétences sont reconnues et appréciées de ses pairs. Quand on la rencontre au début du roman elle est en fâcheuse posture. En effet, il se trouve qu’elle est séquestrée par un groupe de terroristes en Somalie. Rien n'indique qu’elle va s’en sortir indemne, il faut dire que l’auteur est particulièrement cruelle (et réaliste) avec les personnages qui l'accompagnent dans sa captivité. Notamment avec Woody, l’homme qui partage sa cellule. Murmure après murmure ils vont s’apprivoiser, se faire confiance et finalement développer une complicité tout à fait particulière. Une complicité qui donnera le courage à Alyssandra de demander à son co-détenu un service singulier.
Ce service c’est la dernière chose qu’ils vont partager, de lui découlera également un prolongement qui permettra à l’héroïne de sortir de cette éprouvante épreuve.

Héroïne qu'on retrouve quelques mois plus tard, quand elle prend ses nouvelles fonctions auprès de l’unité d’élite Black Squadron. Alors qu’elle tourne la page pour mettre définitivement derrière elle ses rudes souvenirs, des questions et des doutes commencent tout doucement à la tarauder.

Ce roman donne une part égale à l’action et à l’introspection. D’un côté l’héroïne se pose mille et une questions sur son rapport aux hommes, à la vie et à l’amour et de l’autre elle se démène pour faire respecter la place qui est la sienne dans la hiérarchie militaire. L’auteur ne se contente pas d’une « coquille militaire » qui lui permettrait d’amener une romance, une grande part de l’intrigue est donné aux interventions militaires, à leurs fonctionnements sur le terrain et à l’arrière, et à leurs enjeux. Sans oublier, les interactions qu’elles impliquent. J’ai trouvé ça passionnant !

Dans cette histoire rien n’est amené sans être étayé par des explications qui fourmillent de détails. L’auteur ne laisse pas de place à l’ambiguë, ou l’approximation. Le contenu est cohérent et donne une impression de véracité féroce. Ce roman transpire un travail de recherche et de documentation titanesque.

La force de ce roman c’est sans conteste l’écriture. Une écriture précise, mûre et intelligente. Il n'y a pas un mot de trop ! L’écriture est cinématographique, elle est profondément évocatrice, elle nous transporte dans une cave somalienne comme dans une piscine en Virginie sans mal.

Verdict : Un très, très bon roman avec une fin à tomber par terre, qui implique forcément d’avoir le tome 2 à sa disposition avant de commencer. Cette préconisation n’est pas à prendre à la légère.

Les infos : 
Date de parution : 02/03/2018
Editeur : Editions BMR
Nb. de page : 450 pages
Prix : 14,90€

N'oubliez pas, c'est mon avis : Aimez, détestez, peu importe respectez.
Au plaisir.



Over the bars de Lindsey T

11 décembre 2018



Ça fait longtemps que je n'ai pas eu l’occasion de lire un roman de cette maison d’édition. Je dois dire que j’ai boudé le catalogue de l’éditeur, après une très mauvaise expérience avec un des auteurs publié par la maison. Celui-ci n’avait pas du tout apprécié mon avis de lecture et avait laissé le soin à sa communauté de me le faire savoir. C’est d’ailleurs depuis ce moment-là, que l’espace de commentaire a disparu sur mon blog. Ma réaction n’a pas été très « adulte », mais on se protège comme on peut !

Malgré cela, je continue à lire les résumés de leur publication, et c’est grâce à NetGalley que j’ai découvert la série Over the bar. Il faut dire que le résumé du premier tome est hautement, hautement, hautement, intriguant et surtout très originale ! J’avais très envie d’en savoir plus Nell évidemment, mais aussi, et surtout sur son frère Luke, incarcéré depuis 8 ans.

  • Over the bars, tome 1
Résumé : Sur son vélo, Nell parcourt les avenues de New York comme elle mène sa vie : à cent à l’heure.Libre, casse-cou et éternelle optimiste, elle prend des risques calculés sur son deux-roues, défilant entre les voitures et accumulant les courses pour gagner l’argent qui lui permettra d’obtenir la libération de son frère Luke, en prison depuis huit ans.
Mais alors qu’elle est à deux doigts de réaliser son rêve, elle se heurte violemment à son passé. À son ancien meilleur ami. Celui qui savait la faire rire, sourire, avant de la trahir de la pire des manières… Macsen Sander James, IIIe du nom.
Le choc est douloureux, et les blessures mal cicatrisées se remettent à saigner.

Moi j'en dis : Ce matin, Nell, coursière de talent à vélo dans les trépidantes ruelles de New York rencontre son nouveau patron. Elle n’en fait pas un grand évènement jusqu’au moment où elle réalise que son nouveau patron n’est autre que Macsen, son premier amour. Là, elle en fait plus qu’un grand évènement, elle tombe dans les pommes.

Nell et Macsen partagent un passé schizophrène : d’un côté de la douceur, des rires et des premières fois et de l’autre côté, du tourment, des secrets, des non-dits, des reproches. Ils ont fait des choix, se sont bousculés, ont tenté de se préserver et la vie a fait le tri... C'est simple et tellement compliqué.
Rien ne prémédite leurs retrouvailles, toutefois l’un d'eux décide d’en profiter pour renouer avec les plaisirs de leur passé, encore faut-il qu'il fasse table rase des pires moments ! Pour le faire ils vont devoir communiquer, manque de chance, pour communiquer il faut être deux et ce n’est pas au goût de l’autre.

L’auteur nous propose une histoire à deux voix, celle de l’héroïne, Nell et celle du héros, Macsen. Pour nous la raconter, elle la fait avancer à deux cadences temporelles : dans le présent et dans le passé. Tour à tour chacun complète la parole de l’autre, nous révèle un élément du passé qui nous permet de comprendre le présent. À eux deux, ils permettent au lecteur d’avoir une perspective plus grande, de saisir les tenants et les aboutissants de leur situation. Et de se poser mille et une questions !

Ce tome est bien plus qu’un tome d’introduction qui se contenterait de nous présenter les personnages et le contexte. Ici, l’auteur installe intelligemment l’Histoire de ses personnages, en matière de besoins et d’attentes qu’ils ont dans la vie, par simplement dans leur relation. Elle parvient à nous convaincre que tous les deux sont en lutte contre le cadre dans lequel il semble embourbé. On découvre qu’ils font face à des problématiques majeures, loin des futilités ou des superficialités des jeunes de leurs âges. Pour l’un il s’agira de lutter contre l’emprise dévorante d’un père, pour l’autre de lutter contre le système judiciaire. Leur lutte peut se rejoindre, mais pour ça, il faudrait qu’ils discutent et s’apprivoisent.

Verdict : ce roman est d’une grande intelligence. En plus de nous proposer une histoire complexe, pleines de contraste et d’aspérité, elle fait intervenir des héros à la personnalité riche et profonde avec des vulnérabilités réalistes. Le héros n’en est pas moins charmant, intelligent et sexy et l’héroïne indépendante, drôle et bienveillante. Ils ont des défauts à la hauteur de leurs qualités. Il transpire l’authenticité ! Le personnage le plus parlant est sans conteste Luke, qui après 8 années de prison, ne ressemble pas du tout au jeune freluquet naïf du début de son incarcération.
Je réalise en relisant mon avis de lecture qu’il est plutôt sibyllin et opaque. Mais elles sont rares les romances que je trouve intelligente et du coup, je n’ai pas envie d’en dire trop.

Les infos : 
Date de parution : 31/10/2018
Editeur : Editions BMR
Nb. de page : 326 pages
Prix : 9€99
  • Over the bars, tome 2
Résumé : Depuis que la route de Nell a recroisé celle de Macsen, rien ne va. Ses colocataires commencent à se lasser de ses cachotteries, et son cœur s’est remis à battre pour lui faire plus mal que jamais. Elle n’est vraiment pas prête pour une nouvelle trahison. Surtout que son frère, toujours en prison, a plus que jamais besoin de son aide.Nell est tombée… et cette fois, elle n’est pas sûre de pouvoir se relever.

Moi j'en dis : Toutes les questions distillées avec intelligence par l’auteur dans le premier tome trouvent des réponses. Les réactions des personnages prennent du sens.

Alors que dans le premier tome, l’auteur nous propose un tome plutôt contemplatif largement tourné vers l'introspection et la construction des bases de son histoire, ses intrigues, ses personnages, dans le deuxième tome tout va très vite, tout est bousculé pour mieux se remettre en place. Ici, l’auteur est dans la dynamique action/ réaction.

L’écriture devient aussi rapide qu’une course effrénée dans les rues de New York quand Nell fait une livraison ! L’auteur n’oublie pas de donner du sens à ses intrigues « d’à côté », au-delà de la romance. Elle permet à ses personnages de grandir et mûrir et de trouver une certaine sérénité. J’ai adoré ma lecture.

Mon seul reproche ? Je suis frustrée de ne pas en savoir plus sur l’avenir de Luke, qui disons-le, mérite un tome à part entière !​

Les infos : 
Date de parution : 23/11/2018
Editeur : Editions BMR
Nb. de page : 391 pages
Prix : 9€99

N'oubliez pas, c'est mon avis : Aimez, détestez, peu importe respectez.
Au plaisir.


From New-York with love, Tome 1 : Rencontre dans l'Upper East Side de Sarah Morgan

7 décembre 2018


Résumé :
Voici Molly.
Rédactrice au courrier du cœur à New York, elle se considère comme une experte en relations amoureuses. Enfin, seulement celles des autres. Car pour elle, le grand amour de sa vie, c’est son dalmatien.
Et voici Daniel.
Avocat spécialiste des divorces, il est bien placé pour savoir que les relations amoureuses sont à éviter à tout prix. Pourtant, un beau matin, il se retrouve à faire des pieds et des mains pour emprunter un chien… tout ça dans le but de provoquer une rencontre avec la mystérieuse joggeuse qu’il croise quotidiennement à Central Park avec son dalmatien…

Molly et Daniel ont un avis bien arrêté sur les relations amoureuses. Leur rencontre risque de tout bouleverser…

Moi j'en dis :
Sarah Morgan, ma fée, l’auteur qui m’a donné des envies de vacances au ski !
C’est d’ailleurs sa série Snow Crystal qui l’a placé dans Parthénon de mes auteurs de romance favoris. Place confortée avec sa série Coup de foudre à Manhattan. Par ailleurs, j’ai lu un petit roman d’elle que j’ai trouvé presque abominable d’incohérences, de précipitations et de clichés éculés... sans le citer, nous parlerons d’une œuvre de jeunesse qui ne méritait pas une réédition. Malgré tout, cela n’a pas remis en question son positionnement dans mon podium.

Je dis tout ça pour amorcer le fait que je n’ai pas du tout accroché au roman Rencontre dans l'Upper East Side qui inaugure sa nouvelle série From New-York with love. Ne me tapez pas, je le dis tout de suite : ce n’est pas lui, c’est moi !

Sans déconner, il avait tout pour lui ce roman, des personnages canons en l’occurrence Molly psychologue en relation interpersonnelle de jour et rédactrice au courrier du coeur de nuit et Daniel, avocat spécialiste des divorces. Deux handicapés du coeur qui vont s’entendre à merveille pour développer une liaison passionnelle sans attachement émotionnel, jusqu’à ce que tout déraille évidemment. Des intrigues à base de secrets, de révélation, de trouble psychologique dû à des traumatismes. L’écriture de l’auteur est toujours aussi fluide et dynamique, le tout saupoudré d’un humour tout à fait délicieux. C’est sexy à souhait. Comme d’habitude avec l’auteur elle ne se prive pas de parler de sujets profonds et intéressants, ici, il est question de bashing sur les réseaux sociaux, des relations abusives, des conflits parentaux et des conséquences sur les enfants. Le métier de l’héroïne permet d’ailleurs à l’auteur d’amener des contenus pertinents et précieux sur de nombreuses problématiques amoureuses.

Et ben c’est quoi le problème ?

Je ne supporte pas les histoires où la moitié de l’intrigue tourne autour d'animaux. Ça me soûle comme d’écouter un match de foot à la radio et au bout d’un moment ça devient pire qu’une punition. Pour ce roman ça n’a pas loupé, j’ai mis plusieurs semaines à le terminer. Chaque fois que le chien revenait sur le devant de la scène j’étais obligée de faire une pause... Et autant vous dire que jusqu’à la dernière page il est question de chien. J’étais ravie.

Verdict : ce n’est pas lui, c’est moi. Néanmoins, il me tarde de lire le prochain roman de la série, qui me semble safe niveau taux de présence animal et surtout très très très intrigant. Soyons fou pour Felicity, je veux bien qu’elle se balade de temps en temps avec un chien.​

Les infos : 
Date de parution : 07/03/2018
Editeur : Editions Harlequin
Nb. de page : 468 pages
Prix : 14,90€

N'oubliez pas, c'est mon avis : Aimez, détestez, peu importe respectez.
Au plaisir.



La kippa bleue de David Allouche

4 décembre 2018


Résumé :
Kippour, c'est le jour que Sasha Cohen a choisi pour annoncer à son père qu'il ne croit plus en Dieu. Deux jours le séparent de cette confrontation. Au fil de ses rencontres et de ses déambulations parfois hallucinées dans Paris, se dessine le caractère d'un jeune homme impétueux et romantique qui entend conquérir sa liberté et son autonomie intellectuelle et affective. Dans les cheveux de Carla, sa muse, il fait l'apprentissage de la vie d'adulte. Le retour des identités religieuses le fera-t-il revenir sur sa décision et accepter la religion familiale, ou bien son cheminement intérieur sera-t-il plus fort et le conduira-t-il à s'émanciper ? La vérité qui lui sera finalement révélée lors de l'affrontement avec son père ne fera qu'ajouter à son trouble et renforcer sa détermination à tracer sa propre route.

Moi j'en dis :
L’histoire, c’est celle de Sacha, un jeune Marseillais de 17 ans expédié par son père en escapade à Paris pour « le salon de l’étudiant » afin de lui donner des perspectives d’avenir plus formatées. Mal lui en a pris, Sacha va profiter de ces quelques instants de liberté pour s’émanciper.

Sacha c'est un personnage solaire, un personnage lumineux, éclatant et dynamique. Bouillonnant d’hormones, il invincible, sûr de lui et confiant, c’est typiquement l’ados dont on a envie de partager la conversation quand on entend ses éclats de rire à l’autre bout de la pièce. Quand on le rencontre dans les premières pages du roman, il est au croisement de sa vie. Il ne sait pas encore ce qu'il veut, mais il sait ce qu'il ne veut pas. Il ne sait pas encore celui qu’il voudrait être, mais sait celui qui ne veut plus être. Il voudrait se délester du poids de la religion dans sa vie, pour cela, il va devoir affronter son père qui aurait bien fait de lui un rabbin. Il va le faire. Il sait déjà quand il va le faire, le jour du Kippour. Il lui reste deux jours d’insouciance, il compte bien en profiter et il nous amène avec lui dans ses déambulations parisienne.

Avec du recul, maintenant que j'ai terminé ma lecture, je peux dire que je me suis davantage retrouvée dans la philosophie et la manière de penser du père plutôt que dans celle de Sacha. Sacha, je l’ai suivi tout au long de ces pages un petit peu comme si j'avais suivi mon petit frère dans les balbutiements de sa construction en tant qu'homme, dans ses questions, ses doutes et ses insécurités. Je l’ai trouvé adorablement versatile. Difficile de le prendre au sérieux quand il change de grand amour à chaque fois qu’il croise une belle paire de jambes. Du coup, on se pose des questions sur sa crise de foi. Temporaire ou irrévocable ? N’est-ce pas tout simplement un écho à retardement de sa crise d’ados ?

Mon grand regret ? La peu de place qui est laissée à la confrontation entre Sasha et son père. J’ai avancé dans ma lecture en fourmillant d’hypothèses sur son déroulement, sur la joute verbale qui allait en découler. Et quand elle arrive, il ne se passe rien ou si peu. Il y a bien une révélation surprenante, mais elle n’a pas suffi à me contenter. Ou plutôt, elle n’a pas été suffisamment développée pour lui donner de la profondeur. J’ai eu l’impression que le soufflet était retombé.

Verdict : Ce roman c’est une petite douceur qui nous amène superficiellement dans les habitudes d’une communauté et d’une religion. Il pose des doutes (par forcément des questions) sur la foi et les dogmes qui la régisse. C’est intéressant d’autant plus que l’impertinence de l’adolescence de Sacha donne du caractère aux questions. On ne répond pas à un ados « C’est comme ça », on lui doit une argumentation. Et dans ce roman il manque cruellement cette partie-là, la partie « à décharge ». J’ai l’impression que l’auteur n’est pas allé au bout de sa démarche, il manque pour cela une bonne centaine de pages. Néanmoins j’ai passé un excellent moment de lecture en compagnie de Sacha qui m’a fait sourire plus d’une fois et à la lecture des dernières pages je lui ai souhaité sincèrement le meilleur.

Les infos : 
Date de parution : 15/11/2018
Editeur : Editions Eyrolles
Nb. de page : 168 pages
Prix : 14€

J'ai découvert ce roman grâce à l'auteur.
Merci à vous, pour cette opportunité de lecture !

N'oubliez pas, c'est mon avis : Aimez, détestez, peu importe respectez.
Au plaisir.



Les émois du mois #61

1 décembre 2018

LE « MOI » D'Octobre & Novembre

En chaque fin de mois, un petit recap' en facette de mes lectures ! Avec en quelques lignes mes impressions sur la "meilleure" et la "moins bonne"  lecture du mois.



Octobre, novembre, 

J'ai loupé un mois ? Me voilà de retour dans la faille temporelle ! 
Je n'ai aucune illusion pour décembre, il ne sera pas plus doux. 

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  • Salina : les trois exils Laurent Gaudé (Actes Sud - 03/10/2018)
Pour permettre à sa mère d'être inhumé dans un lieu prestigieux, Malaka doit convaincre le passeur. Pour cela il lui raconte sa mère, il dresse son portrait, il décrit ses aspirations, il retrace ses exils. Son enfance, ses naissances, ses rejets, ses douleurs et ses colères mises bout à bout pour raconter une vie douloureuse au sein du clan de Mamambala puis au fin fond du désert.

Bien que j'aie adoré cette histoire, je dois dire qu'on est loin de la souplesse d'écriture à laquelle l'auteur nous a habitués. Ici, pas de chassé-croisé dans le temps, pas de convergence entre plusieurs personnages, pas de polyphonie. Laurent Gaudé troc sa recette contre un conte féroce et mystique. Un très bon conte africain qui véhicule des messages et des vérités existentielles à la pelle.

J'ai découvert en rédigeant ces quelques lignes, qu'il s'agit d'une réédition d'un livre qui date de 2003. Cela explique beaucoup de choses et cela conforte mes impressions de lecture. 


  • Grace and fury, Vol. 1 de Tracy Banghart (Hachette romans - 26/09/2018)
C'est un roman universel, profondément féministe qui aborde intelligemment des thématiques qui ne peuvent qu'entrer en résonance avec toutes les lectrices (et tous les lecteurs qui ont à coeur l’égalité femme / homme). C'est un roman qui pousse à la colère et même à des velléités de révolte.

J’ai adoré. J’ai avancé dans ma lecture avec avidité. J’ai trouvé l’histoire surprenante et entraînante. L’auteur a su créer un univers crédible et cruel. Un univers qui fait froid dans le dos où la clémence n’a pas sa place. Il me tarde de lire la suite.

Au plaisir.

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