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I still love you de Cristina Chiperi

18 mai 2018


Résumé :
Tomber amoureuse de son meilleur ami ? Mauvaise idée… Au mépris de ses sentiments, Lucy décide d’aider Dylan à conquérir celle qu’il aime. Mais l’arrivée d’un nouveau venu pourrait bien chambouler le fragile équilibre de ce triangle amoureux…

Moi j'en dis :
C’est l’histoire de Dylan et Lucy deux ados actuellement en terminale au lycée de Cannon Beach. Ils partagent une amitié passionnelle, fusionnelle et exclusive. Le genre d’amitié propre à l’adolescence où tous les sentiments, toutes les émotions, sont exacerbés. Une amitié qui pousse, qui soutient, qui console, qui conseille. Idéal pour une période qui ne l’est pas... Dommage, dans le cas de Dylan et Lucy cette amitié est déséquilibrée ! En effet Lucy est complètement et désespérément amoureuse de Dylan ! Sa présence met ses sens en pagaille, elle s’émoustille quand ils se touchent et quand il lui parle elle se perd dans ses plans sur la comète. Malheureusement pour Lucy, elle se retrouve définitivement reléguée dans le friendzone quand Dylan lui demande d’œuvrer pour lui dans la conquête amoureuse de la très parfaite Caroline.

Lucy est obsédée par Dylan, qui lui est obsédé par Caroline. À partir de là commence un triangle amoureux où personne ne communique et où chacun se prélasse dans des interprétations de tout et de rien. Et comme si ce n’était pas suffisant un nouveau belligérant s’invite dans l’équation amoureuse : le très mystérieux Daniel ❤️ ! Il s’invite par hasard et va secouer activement ce sac de noeuds. Il sera secondé par les autres copains du groupe, à savoir Beth et Tyler (qui eux-mêmes semble avoir de véritable problème relationnel !)

J'ai avancé d’une traite dans ma lecture avec l'envie d'en savoir toujours plus. Savoir comment Lucy allait se dépatouiller et comment l'intrigue se dégoupillerait. Et puis aussi, ce livre a titillé ma curiosité, chacun a des secrets... Évidemment, j'avais envie d’en savoir toujours plus sur eux. On ne va pas se mentir c’est aussi la frustration qui a fait avancer ma lecture, j’ai beaucoup râlé à voix haute avec un slogan en étendard : communiquez maintenant !

Concernant les personnages, j’ai beaucoup aimé Lucy, même si j’ai eu plus d’une fois envie de la secouer ou juste de la mettre sur "muet". Néanmoins, elle est dotée d’une empathie à toute les épreuves et même dans des situations qui la plongent dans des états de tristesse ! Elle est profondément positive et juste, à aucun moment elle ne rabaisse Caroline par exemple.
Dylan est présenté par Lucy sur un piédestal de la perfection incarnée, donc forcément, après quelques apparitions il m’a profondément agacé. Et puis je l’ai même trouvé assez chelou et j’ai fini par le soupçonner de tout et n’importe quoi. Face à lui Daniiiiiiel : le très serviable et très mature Daniel ❤️ !

Verdict : Une romance annoncée par l'éditeur pour un public à partir de 15 ans, et bien pour une fois, je suis d'accord, c'est tout à fait le genre de romance simple, douce et intelligente que j'ai envie de voir dans les mains de ma nièce ! Elle correspond tout à fait à cette période où les riens ne se transforment en montagne. Où le sentiment d'être incompris prend le pas sur la volonté d'être compris. Elle aborde des problématiques intéressantes de l'adolescence, notamment les relations perverses.
Il y a quelques incohérences, quelques raccourcis, des rebondissements dont on aurait pu se passer. Néanmoins, c'est un titre qui a toutes les chances de plaire à nos ados !

Les infos : 
Date de parution : 03/05/2018
Editeur : Pocket Jeunesse
Nb. de page : 286 pages
Prix : 16.90€

N'oubliez pas, c'est mon avis : Aimez, détestez, peu importe respectez.
Au plaisir.

Je Dis : BD #33

17 mai 2018


LIBREMENT INSPIRÉ DU RENDEZ-VOUS "C'EST LUNDI, QUE LISEZ-VOUS ?"JE VOUS PROPOSE, CHAQUE JEUDI, UN NOUVEAU RÉCAP' HEBDOMADAIRE DE MES LECTURES DE BANDES DESSINÉES, DE MANGAS ET D'ALBUMS !



QU'AI-JE LU LA SEMAINE PASSÉE ?


  • L'homme gribouillé de Serge Lehman et Frederik Peeters (Delcourt - 17/01/2018)
De l'auteur, j'ai lu "Pilules bleues" que j'ai adoré d'amour fou et "RG" que j'ai peiné à lire et finir. J'ai avancé tout doucement, presque comme une punition. Pas de ça ici. Pour "L'homme gribouillé", l'auteur nous propose une histoire enlevée et dynamique. Une histoire pleine de secrets (de famille) et de mystères, entre légendes et sociétés occultes.

L'histoire, c'est celle de Betty Couvreur, de sa mère Maud et de sa fille Clara. Trois générations de femmes qui vont se retrouver au coeur d'une enquête généalogique et ésotérique ! Quand Maud est immobilisée par un accident de la vie, les deux autres découvrent qu'elle est sous l'emprise d'un maître-chanteur, Max Corbeau, ensemble, elles vont tenter de comprendre la situation et de s'en extirper. Au passage, Betty et Clara vont grandir, se découvrir l'une et l'autre et développer une nouvelle complicité. 

J'ai passé un excellent moment de lecture. Je me suis posée mille et une questions et j'ai attendu le dénouement avec beaucoup d'impatience. Un dénouement loin d'être prévisible, ce qui est un véritable plaisir.

Côté dessin : La palette de noir et blanc rend le trait du dessinateur très élégant. L'histoire se déroule en temps de pluie, et bon sang on sent les gouttes au travers des pages !

  • Otto, l'homme réécrit de Marc-Antoine Mathieu (Delcourt - 26/10/2016)
Otto Spiegel est artiste performeur reconnu, dont le travail porte essentiellement sur la dualité d'un existant, qu'il transpose dans ses œuvres (éphémères ou non) grâce à des miroirs. Au sommet de sa gloire, il connaît une crise existentielle qui lui donne l'impression d'être allé au bout de son processus créatif. Mais ça, ça, c'était avant d'être complètement remis en question en tant que personne par un événement ordinaire, qui va bouleverser sa vie de façon extraordinaire. 

En effet, par un concours de circonstances, il va avoir la possibilité de retracer le détail de ses 7 premières années de vie. À partir de là, les questions pullules dans son esprit, mais paradoxalement, il se redécouvre et va connaitre la dualité à laquelle il aspire artistiquement. 

C'est un très beau conte philosophique sur la détermination et la réalisation en tant qu'"être" ! Il mérite une ou plusieurs relectures. 

  • La saga de Grimr de Jérémie Moreau (Delcourt - 13/09/2017) *Fauve d’or du meilleur album 2018 (Festival de la BD d'Angoulême)* 
Il m'a fallu trois tentatives pour arriver au bout de cette lecture... c'est peu dire si je vous dis que je n'ai pas été très emballée par l'histoire. Dommage parce que le dessin est à tomber à la renverse !

C'est l'histoire de Grimr, pauvre et orphelin en Islande des années 1780, autant dire que son quotidien n'est pas joyeux. Heureusement pour lui, un homme un peu menteur, un peu voyou, mais très valeureux et loyal, va le prendre son aile. À partir de là commence son histoire, qui doucement mais surement, au gré des rencontres et des retournements de situation, se transforme en épopée ! 

  • Ar-Men : l'enfer des enfers de Emmanuel Lepage (Futuropolis - 16/11/2017)
Un album extraordinaire entre fiction et documentaire ! 

L'histoire et le dessin, je suis tombée amoureuse de cette combinaison absolument réussie. Et pourtant, je n'ai aucune affinité avec les phares, je ne connaissais pas du tout l'histoire d'Ar-Men le phare breton le plus exposé... mais voilà c'est Emmanuel Lepage aux commandes et je trouve qu'il rend intéressant tout ce qu'il touche ! 

Je n'ai pas encore eu le temps de regarder le reportage DVD qui l'accompagne, mais ça ne saurait tarder tant l'album m'a rendu curieuse d'en savoir plus. 

  • Couleurs de Sylvain Escallon (Ed. Sarbacane - 01/03/2017)
C'est l'histoire d'un jeune homme sans souvenir, a priori traumatisé par un accident dont il n'est pas la seule victime. Faute de place à l'hôpital, il est accueilli pour sa convalescence chez un peintre, Herman Desonge. Et.. C'est typiquement l'histoire dont on ne peut rien dire sous peine de révéler un détail crucial de l'intrigue. 

Alors, je dirais simplement que je me suis complètement fait balader, je me suis posé autant de questions que le héros et je suis allé de surprise en surprise ! 

  • L'aimant de Lucas Harari (Ed. Sarbacane - 23/08/2017)
Je ne suis pas sûre d'avoir saisi tous les tenants et les aboutissants de cette histoire. Cela dit, elle remarquable d'un point de vue graphique. La palette de couleurs est ramenée à l'essentiel et le dessin est très géométrique, cela donne une certaine élégance à l'album.

C'est l'histoire de Pierre, un jeune-ex-étudiant en architecture, qui se prend de passion et même d'obsession pour le sujet de sa thèse : les thermes de Vals, situés au coeur des Alpes Suisse. 

Bien que sa thèse soit derrière lui, il va retourner en Suisse pour mener une enquête architecturale, et tenter de comprendre la mystérieuse attraction qu'il semble vivre avec le bâtiment. 

  • Gung Ho, Vol. 2. Court-circuit de Benjamin von Eckartsberg (Paquet - 11/02/2015)
Entre survie et créature monstrueuse : Clairement, cette série ce n'est pas ma tasse de thé  ! L'histoire, le dessin... rien qui ne s'apparente à ma zone de confort. Et pourtant, pourtant, il me tarde de savoir le fin mot de cette histoire. 

QUE SUIS-JE EN TRAIN DE LIRE EN CE MOMENT ?



QUE VAIS-JE LIRE ENSUITE ?

BONNE SEMAINE DE LECTURES ! 
AU PLAISIR.

Les guerres de mon père de Colombe Schneck

15 mai 2018


Résumé :
« Quand j’évoque mon père devant ses proches, bientôt trente ans après sa mort, ils sourient toujours, un sourire reconnaissant pour sa générosité. Il répétait, il ne faut laisser que des bons souvenirs. Il disait aussi, on ne parle pas des choses qui fâchent. À le voir vivre, on ne pouvait rien deviner des guerres qu’il avait traversées. J’ai découvert ce qu’il cachait, la violence, l’exil, les destructions et la honte, j’ai compris que sa manière d’être était un état de survie et de résistance.
Quand je regarde cette photo en couverture de ce livre, moi à l’âge de deux ans sur les épaules de mon père, je vois l’arrogance de mon regard d’enfant, son amour était immortel. Sa mort à la sortie de l’adolescence m’a laissée dans un état
de grande solitude. En écrivant, en enquêtant dans les archives, pour comprendre
ce que mon père fuyait, je me suis avouée, pour la première fois, que nous n’étions pas coupables de nos errances en tout genre et que, peut-être, je pouvais accepter d’être aimée. »

Moi j'en dis :
Il y a un peu de La promesse de l'aube de Romain Gary dans ce roman ! 

L'auteur nous raconte l'histoire de son père, et à travers lui, elle nous raconte l'Histoire d'une communauté, l'Histoire d'un pays. Elle nous parle avec justesse de la "malédiction d’être juif, d’être un étranger, d’être toujours en dehors et dans la crainte". La crainte d'être dépossédé de tout, même de son identité. 

​Pour nous parler de son père, elle tente de le faire avec précision, et pour cela, elle va mener une enquête minutieuse. Abattre un travail de recherche et de lecture titanesque, notamment avec tous les supports d'archives qui lui sont accessibles. Avec ses recherches elle tente de recomposer le parcours de son père, pour le saisir et pourquoi pas le comprendre. Revenir à la source pour expliquer sa personnalité, ses choix et ses travers. 

Enfin "travers", il faut le dire vite ! Elle dresse le portrait d'un homme profondément positif et optimiste. Un homme qui a connu l'exil vers la France en étant petit, enfant il a survécu à la Seconde Guerre mondiale, adolescent à une honte injuste et à peine adulte à la barbarie de la guerre d'Algérie. Abîmé par la vie, il s'est bricolé un masque souriant. Il n'en était pas moins un homme généreux, aimant, qui avait pour devise de ne jamais parler des choses qui fâchent. J'ai découvert en la personne de Gilbert Schneck, un homme inspirant !

L'auteur nous propose ici une véritable leçon sur le devoir de mémoire. Envers les personnes assassinées pendant la seconde Guerre Mondiale ; envers tous les bienfaiteurs, les Justes, qui, malgré les risques ont porté secours et assistance aux membres de la communauté juive. Elle nous parle aussi, sans détour, des bourreaux, des collaborateurs, des hauts fonctionnaires zélés, elle les cite l'un après l'autre et elle dénonce leur stratégie. Elle questionne intelligemment le comportement des uns et des autres.

Elle ancre son histoire dans le présent, en faisant des parallèles très intéressants sur les situations de l'époque et celle d'aujourd'hui, notamment autour de la question de l'accueil réservé aux migrants.

Verdict : Son récit, cathartique et libérateur, en plus d'être intéressant est profondément inspirant ! Par cette reconstitution de l'histoire familiale, elle lutte contre ses propres errements. Elle se pose des questions existentielles autour de sa réalisation en tant que femme et de son rapport à l'amour. 

Les infos : 
Date de parution : 23/03/2018
Editeur : Editions Stock
Nb. de page : 272 pages
Prix : 18.50€

J'ai découvert ce roman grâce aux éditions Stock.
Merci à vous, pour cette opportunité de lecture !

N'oubliez pas, c'est mon avis : Aimez, détestez, peu importe respectez.
Au plaisir.

C'est lundi que lisez-vous ? #186

14 mai 2018


Rendez-vous repris et organisé par Galleane.
Le principe est simple et sympa, chaque lundi le blogueur
qui se prête au jeu doit répondre à trois questions :

Héritiers des larmes, tome 2 : La belle des salines de Penny Watson-Webb

11 mai 2018


Résumé :
Aziliz se sent investie d’un devoir nouveau depuis qu’elle a appris que sa jeune sœur était la fille illégitime de Dame Katel et avait été confiée à la naissance à ses parents. Aujourd’hui, c’est à elle de prendre soin d’Aelig, poursuivie par des ennemis puissants et invisibles. Heureusement, les deux sœurs peuvent compter sur la protection de Pierre de Flouville, envoyé par Dame Katel pour veiller sur elles jusqu’à ce que la situation s’apaise. Rassurée par sa présence, Aziliz ne peut toutefois s’empêcher d’être troublée par le regard que le séduisant chevalier pose sur elle… 

Moi j'en dis : 
J’avais adoré le premier tome de cette série. Soyons honnête, j’étais tombée amoureuse, et encore plus que ça, en pâmoison pendant ma lecture. Ce premier tome a été un coup de foudre intersidéral. Du début à la fin, ça a été une lecture pleine d'émotion, je suis passée de l'insouciance à la frustration, de la joie à la colère (féroce, la colère). L'histoire de Brune et Conan était originale, entre conflits insolubles, complots et manigances. L'un pense que leur union est impossible et s'acharne à la faire capoter, l'autre pense au contraire qu'elle symbolise le trait d'union idéal pour garantir la paix. Évidemment la situation devient explosive !

Dans cette nouvelle histoire, le héros à l’honneur est Pierre de Flouville. Le très mystérieux et mélancolique Pierre. Redoutable et féroce dans le premier tome, je n’étais pas certaine de tomber sous son charme. Maaaaaaaais, voilà, la magie de l’auteur a opéré : à chacune de ses prises de parole j’activais mon FanGirling. Comment résister à sa peine et ses yeux tristes ? Il partage la parole avec Aziliz. La très belle, très brave, très courageuse, très têtue, et très loyale ! Elle se retrouve sur le chemin de Pierre, quand celui-ci est missionné par Conan pour protéger les intérêts de la petite sœur de Aziliz, Aelig. 

Elle travail dans une saline, il est chevalier. Il s’apprête à faire vœux d’abstinence, elle vient de perdre son fiancé. A priori aucune étincelle amoureuse entre eux, néanmoins, ils seront complices dans la protection de la jeune Aelig face à des ennemis puissants et insaisissables.

Ce sera l’occasion pour l’auteur de leur faire subir le pire. Entre complots, machinations et manigances, leur destin ne tient qu’à un fil ! Les embûches seront nombreuses sur leur parcours. Ils subissent, encaissent, trinquent, sans jamais se résigner. La situation dérape, l’espoir se carapate plus d’une fois, mais jamais ils ne cessent de lutter ! Ainsi, s’ensuit un enchaînement intelligent et pertinent de rebondissement et de retournement de situation. Comme dans le tome précédent, pas de place pour la délicatesse. Elle ne leur épargne rien et surtout elle n’édulcore pas l’époque dans laquelle ils évoluent. 

L’auteur a le sens du suspense. Elle interrompt une action pour revenir sur un autre fil conducteur de l’histoire dont on avait oublié l'importance. Forcement, c’est un roman qui se lit d’une traite. Une traite pour répondre au plus vite à toutes nos questions, se rassurer sur le devenir de nos héros et se rassasier au plus vite du malheur de ceux qui se mettent sur leur route. Et puis d’un coup, c’est l’heure de la dernière page. Et il faut attendre la suite. Vous entendez ma frustration ?

Son écriture est tout simplement canon. Elle est entraînante et fluide avec un vocabulaire riche (plus d'une fois j'ai dû sortir mon dictionnaire) et des figures de style imagées qui nous immergent complètement dans l’époque. 


Verdict : L’histoire, les rebondissements, les personnages, l’écriture, tout est au top. J’ai été impressionnée par le sens de la précision et du détail de l’auteur pour la contextualisation de l’époque ! Tout comme le premier, ce deuxième tome entre tout droit dans mon TOP 10 de mes romances historiques favorites de tous les temps.

Les infos : 
Date de parution : 02/05/2018
Editeur : Harlequin
Collection : Victoria
Nb. de page : 304 pages
Prix : 7.90€

J'ai découvert ce roman grâce à la plateforme NetGalley et les éditions Harlequin. 
Merci à vous, pour cette opportunité de lecture !

La série sur le blog : 


N'oubliez pas, c'est mon avis : Aimez, détestez, peu importe respectez.
Au plaisir.

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