18 août 2013

Rien n'est trop beau de Rona Jaffe

Résumé : 
Lorsqu'il fut publié, en 1958, le premier roman de Rona Jaffe provoqua l'engouement de millions de lectrices américaines. Elles s'identifièrent immédiatement à ses personnages, de jeunes secrétaires venues d'horizons différents employées dans une grande maison d'édition new-yorkaise. Leurs rêves et leurs doutes reflétaient ceux de toute une génération de femmes. Il y a la brillante Caroline, dont l'ambition est de quitter la salle des dactylos pour occuper un poste éditorial. Mary Agnes, une collègue obnubilée par les préparatifs de son mariage. La naïve April, jeune provinciale du Colorado venue à New York pour faire carrière dans la chanson. Si la ville semble leur offrir d'infinies possibilités professionnelles et amoureuses, chacune doit se battre avec ses armes pour se faire une place dans un monde d'hommes.

Première phrase : 
On les voit chaque matin à neuf heures moins le quart, émergeant des bouches de métro, sortant de Grand Central Station, traversant Madison Avenue, Park Avenue ou la Cinquième Avenue, on les voit par centaines.

Dernière phrase : 
Quelquefois, la vie est quand même simple... juste au moment où on croit qu'elle ne le sera plus jamais.

Le paragraphe :
Pour ceux que le présent favorise, il est facile d'oublier le passé, même si on n'y parvient jamais tout à fait. Lorsque l'hiver arrive, le printemps ne représente plus qu'un vague souvenir évoqué avec nostalgie ; l'hiver qui s'installe réclame aussitôt toute votre énergie. Si le printemps devait disparaître sans que rien ne vienne le remplacer, on vivrait à jamais avec des souvenirs du passé. On peut parfois en dire autant de l'amour, mais pas toujours. Certaines amours perdurent des années, même si les amants sont séparés et qu'il n'existe aucun espoir de les voir de nouveau réunis, sauf en tant qu'amis courtois et distants. (Le livre de poche - p. 591 )

Florence Dalmas du Dauphiné Libéré en dit : 
Un roman passionnant et édifiant sur ce que fut la vie de ces femmes qui allaient finalement révolutionner ce que l’on n’appelait pas encore la condition féminine.

Pascale Frey de Elle en dit : 
Ce récit peut se lire soit comme un roman un peu désuet, mais plein de charme, soit comme le document d’une époque. Dans un cas comme dans l’autre, on se régale.

Moi j'en dis : 
Un roman fabuleux sur les prémisses de l'émancipation féminine dans la (déjà) superbe ville de New York !

Nous sommes dans les années 50, au tout début de l'indépendance féminine et de l'entrée des femmes dans le monde du travail. On assiste aux premiers pas de cette première génération de femmes qui décident d'aller travailler dans l'attente d'avoir un foyer à gérer. Secrétaires, journalistes, rédactrices, actrices, elles se croisent et se ressemblent dans leurs doutes, leurs questions et leurs aspirations.

On adore suivre leurs destins, assister à leurs prises de décisions et aux répercutions qui en découlent.
L'auteur a parfaitement su peindre leurs situations dans ce contexte fabuleux, au travers de Caroline, Barbara, April et Gregg. Des personnages attachants et haut en couleurs.

Verdict : Une lecture vintage et par bien des moments : délicieuse !

N'oubliez pas, c'est mon avis : Aimez, detestez, peu importe respectez. 
Au plaisir.

psst : Livre en troc ici !

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