8 janvier 2014

La guerre des banlieues n'aura pas lieu de Abd al Malik

Résumé : 
De la cité, Peggy connait tout : la galère, la délinquance, la prison. Mais Peggy veut comprendre ce monde dans lequel il vit, alors il questionne sans cesse pour essayer de trouver du sens. Ses appels restent sans réponse. Pourtant, un jour, il rencontre l’Islam, c’est une révélation. Changement de nom, il devient Souleyman, changement de vie, il connait une véritable renaissance. Il porte alors sur la banlieue un tout autre regard et essaye de transmettre un message de paix et de tolérance. Comme une prophétie qu’il aimerait voir se réaliser, sans cesse il le répète : « la guerre des banlieues n’aura pas lieu ».

Première phrase : 
Est ce qu'on parle des banlieues ou est ce qu'on parle de la France ?

Dernière phrase :
La guerre des banlieues n'aura pas lieu... (insh'allah).

Le paragraphe : Demandez-vous : comment auriez-vous agi si vous étiez nous ? Je trouve ça marrant de me demander ce que j'aurai pensé si j'avais été vous !

Moi j'en dis :
J'ai commencé ce livre, et immédiatement le style m'a frappée. Avant d'aller plus loin, il faut dire que Abd al Malik est un rappeur et que j'aime le rap, bien que je n'aime pas la musique de Abd al Malik, vous suivez ? Bref, je vous dis ça parce qu'il a construit son texte, du moins le début et la fin, comme un texte de rap, avec beaucoup de poésie et plein d'enseignements. Le texte est mélodieux, grâce à un style plein de rythme.

L'auteur nous offre un texte très riche, tellement riche, que j'ai choisi de le lire à voix haute pour le partager avec copain. Plein de vérités et de belles phrases, j'ai d'ailleurs truffé mon petit livre de post-it tellement il était bourré de phrase magique, qu'on appelle dans le Rap des punch'lines.

Et puis, d'un coup, au milieu du livre, on se retrouve avec la plus grande amalgame de vingt-et-unième siècle : Banlieues = religion = islam. Ainsi, pendant une vingtaine de pages (sur moins de 100 pages c'est trop, beaucoup trop) l'auteur nous donne une leçon de religion, qui n'avait rien à faire là. C'est tellement dommaaaage. Il avait tout bon jusque là.

Il se rattrape avec les dernières pages, qui sont de la même qualité que le début, mais je dois avouer que le charme était rompu.

Verdict : Une fois le livre refermé en moins de 1h30. Beaucoup de bonnes choses, mais l'auteur s'éparpille et finalement, son récit n'a pas vraiment de trame, c'est brouillon et ça manque cruellement de cohérence.

N'oubliez pas, c'est mon avis : Aimez, détestez, peu importe respectez.
Au plaisir.


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