29 janvier 2014

Les derniers jours de Stefan Zweig de Laurent Seksik et Guillaume Sorel

Résumé : 
Le 22 février 1942, exilé à Petropolis au Brésil, l'écrivain autrichien Stefan Zweig se suicide avec son épouse, Lotte. Le désespoir a eu raison du grand humaniste, acteur essentiel de la littérature européenne et témoin majeur de la première partie du XXe siècle.

En 2010, conjuguant réel et fiction, le roman de Laurent Seksik revisitait les six derniers mois de la vie du couple, entre nostalgie des fastes de Vienne et appel des ténèbres. Passés successivement par l'Angleterre et les États-Unis après avoir fui l'Autriche, Stefan et Lotte avaient cru fouler au Brésil une terre porteuse d'avenir. Mais c'était sans compter avec l'épouvante de la guerre.

L'évocation romanesque de l'exil brésilien des Zweig, de septembre 1941 à février 1942, devient une bande dessinée, magnifiée par le dessin intense de Guillaume Sorel. Laurent Seksik en a personnellement réalisé l'adaptation.

Première bulle : 
Une coupe ?

Dernière bulle : 
Une immense clarté.

La bulle : 
Plus douce est la ronde des heures, quand les cheveux déjà grisonnent...
Le pressentiment des ténèbres prochaines n'effraie pas, il soulage !
Seul peut goûter la joie de contempler le monde celui qui ne désire plus rien, qui ne pleure plus de ce qu'il a perdu et pour qui vieillir n'est que les prémices de son départ.
Jamais la vue n'est plus étincelante et libre qu'à la lumière du couchant,
Jamais on n'aime plus sincèrement la vie qu'à l'ombre du renoncement.

Moi j'en dis :
Une BD hors du commun. Laurent Seksik et Guillaume Sorel nous offre un témoignage vraiment touchant. On découvre Stefan Zweig torturé, profondément affecté par le sort de l'humanité. Lui et sa femme on fuit le nazisme à temps, et pourtant c'est déjà trop tard.

Cette BD m'a permis de découvrir sa femme, Lotte, dont j'avais peu entendu parlé. J'ai vraiment été surprise par son dévouement. Sa peur de le perdre, de ne pas être à la hauteur.. C'est un personnage déchirant, amoureuse jusqu'au bout des ongles. Doté d'un optimisme certain et d'une joie de vivre. La fin est d'autant plus bouleversante une fois qu'on a fait la rencontre de cette femme qui voulait tourner la page et y croire.

Ce témoignage gagne en valeur grâce aux somptueux dessins ! Je suis amoureuse des dessins à l'aquarelle dans la bande dessinée, follement amoureuse. Il y a une magie dans cette technique, ça donne des frissons.

Verdict : Une bande dessinée qui vous fait frissonner.

N'oubliez pas, c'est mon avis : Aimez, détestez, peu importe respectez.
Au plaisir.

Enregistrer un commentaire

Sur Instagram

© Hors les murs. Design by Fearne.