3 janvier 2014

Passion sous contrat de Emily Blaine

Résumé :
Quand elle apprend qu’elle va désormais être l’assistante d’Alexandre Kennedy, le grand patron de l’entreprise où elle travaille depuis quelques années, Sarah voit d’abord cela comme une bénédiction : terminés les caprices de sa chef tyrannique ! Sauf qu’Alexandre exige aussitôt d’elle une conduite impeccable et une disponibilité maximum, au point qu’elle se retrouve bien vite obligée de passer une grande partie de ses soirées et de son temps-libre à ses côtés. Pourtant, même s’il lui mène une vie impossible, avec ses exigences et ses contradictions, Sarah ne peut se résoudre à mettre fin à cette situation intenable. D’abord parce qu’elle a envie de se prouver qu’elle est à la hauteur de la mission qu’on lui a confiée. Mais surtout parce qu’Alexandre est scandaleusement sexy, et qu’elle ne peut s’empêcher de se demander si cette façade dure et catégorique ne cacherait pas un tout autre homme…

Première phrase : 
– Sarah ? Il vient ce café ? hurla ma chef adorée.

Dernière phrase : 
– Encore un excès de gratitude… Je vais faire comme si je n’avais rien entendu.

Moi j'en dis : 
Pour comprendre comment j'en suis arrivé à lire ce livre, il me faut revenir en arrière et expliquer quelques petites choses.

Noël chez moi c'est en deux étapes : un maxi repas familial plein de magies, de rires, de paillettes et de cadeaux. Des cadeaux par milliers et comme il s'agit de la famille (essentiellement frères/ soeurs/ beaux-frères/ belles-soeurs/ nièces/ neveux) quand les cadeaux ne plaisent pas çaaaa balance sans pitié (dans un esprit bon enfant). Du coup, dans ma famille plus personne ne m'offrent de livres, parce que je ne peux m'empêcher de les juger. Oui, oui... (dans un esprit bon enfant, toujours).

J'en arrive à la deuxième étape de Noël : un petit repas sans prétention entre amis. Eux ne m'offrent que des livres, malgré mes mises en garde. D'ailleurs, un jour je leur ai avoué que m'offrir des livres c'était beaucoup s'exposer. Je m'explique : quand on offre un livre c'est soit sous l'angle "je l'ai adoré, donc je veux le partager" soit sous l'angle "je pense que tu vas adorer". Dans les deux cas, j'ai l'impression que la personne (ou pire moi-même) se retrouve en lingerie fine devant une assemblée. Du coup, chaque année, j'ai le droit à ma cascade de livre pour voir lequel va me déstabiliser devant témoin.
Cette année, mon amie pensait tenir le gros lot avec deux livres de romance pseudo érotique "Passion sous contrat" chez les éditions Harlequin et "Dublin Street" de Samantha Young chez l'éditeur J'ai Lu (dont je vous parle bientôt). Au lieu de ça, nous avons engagé un débat terrible autour du fantasme le plus rependu dans la littérature romantique/ érotique : le patron (mystérieux et ténébreux) qui s'éprend de la fragile/naïve petite assistante (ultra canon, mais qui ne se rend pas compte de son potentielle glamour).

Je l'ai donc lu "Passion sous contrat" avec un fou-rires en arrière-plan avec pour mission de transmettre mes impressions de lecture à mon petit groupe de sociologue du dimanche.

Ce livre ressemble plus à un "storyboard" qu'à une histoire à part entière. L'auteur nous donne le brouillon de son histoire, ou plutôt la trame sans développer les intrigues. 78 pages pour tous les rebondissements que vie l'héroïne ce n'est pas crédible. C'est dommage, parce que finalement ça va trop vite.

Sarah (la-petite-assistante-fragile-et-naïve) après des années à être tyrannisée par une responsable instable et lunatique, se voit déménager de quelques étages pour devenir l'assistante du fameux patron. Un contrat est signé ("L'assistante s'engage à une disponibilité entière, au service de son responsable hiérarchique.") hmm hmm. Nous sommes déjà à 1/4 du livre. Reste donc 3/4 du livre pour qu'elle se rende compte que son béguin pour le responsable du service des RH ne peux pas aller plus loin ; tombe amoureuse de son patron ; fasse tomber ses incertitudes face à cette relation ambivalente ; doute du bien fondé de cette relation ; fasse une méga crise de jalousie pour une "Chérie" prononcé à une autre ; apprenne à faire confiance ; rencontre sa mère... Et là je n'ai pas parlé de la tentative d'espionnage industriel avorté.


Verdict : Dans ce livre tout va trop vite, mais je crois que c'est fait exprès. En 78 pages, le lecteur dispose d'une histoire riche en rebondissement et ne s'ennuie pas. Plus d'une fois j'ai été surprise par la tournure des événements. Ce livre de 78 pages passe depuis de mains en mains pour une "étude sociologique" du phénomène. Hahahaha.

N'oubliez pas, c'est mon avis : Aimez, détestez, peu importe respectez.
Au plaisir.

3 commentaires

  1. Je suis morte de rire, parce que c'est trop drôle que ton amie t'ai offert cela, ça va faire débat et c'est ça qui est génial !

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    1. Mes amis sont terribles, aucune pitié pour la pauvre mijaurée que je suis !

      Nous sommes déjà trois à l'avoir lu, nos confrontations d'avis sont tordant, du coup sans s'en rendre compte on est un peu lancé dans un challenge de lecture "les clichés du genre romantique"....

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    2. Ah mais j'adore !!! Je sens que je vais bien rire en lisant tes avis alors ^^

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