8 octobre 2014

A Fleur de Peau, Tome 3 : Fire de Maya Banks

Résumé : 
Ash McIntyre a toujours obtenu tout ce qu'il voulait, tant sur le plan professionnel que personnel. Il n'a jamais manqué de conquêtes, toutes prêtes à se plier à ses exigences impérieuses et à celles de son meilleur ami, Jace. Mais désormais Jace n'a d'yeux que pour Bethany, sa fiancée, et n'a plus le temps pour son ami. Il y a bien cette jeune artiste rencontrée par hasard, mais cette dernière semble insensible au charme et à sa fortune, ce qui ne fait qu'attiser son désir. Déterminé à ne pas la laisser s'échapper, il va devoir user de toutes ses ressources pour la conquérir.

Première phrase : 
Debout au milieu de Bryant Park, en plein cœur de Manhattan, Ash McIntyre respirait l'air printanier, les mains dans les poches.

Dernière phrase : 
— Aux soirées entre copines !

Moi j'en dis :
Dans le cadre du club des sociologues du dimanche, nous avions une consigne de lecture pendant nos vacances : Lire un roman érotique à voix haute avec sa moitié. La lecture à voix haute c'est un exercice qu'on adore avec copain, du coup nous étions assez emballés. Petite pensée pour une copine qui venait à peine de se mettre en couple au moment où la consigne a été donnée (il s'est dit qu'elle avait de drôle de fantasme la petite).

Pas de livre sélectionné, le choix était ouvert à chaque binôme. Alors, je ne sais plus pourquoi on a pris ce roman de Maya Banks, ce tome 3 en plus hahaha. Sans doute parce que justement c'était Maya Banks, nous nous sommes fait avoir parce que j'avais adoré ses romans historiques. Et bien, on a vite déchanté.

La lecture a été éprouvante. Le style est simplet. Non, il faut être honnête, il n'y en a pas.. une suite de phrases qui donnent des paragraphes, puis des chapitres. Les enchaînements d'actions ne sont pas très fluide et les relations ultra directs (il la voit, elle lui plait, il la fait suivre) (dans les romans avec des highlanders je veux bien, mais dans le monde contemporain, c'est limite..).

Il faut dire que l'histoire n'est pas aidée par les personnages : Le héros, Ash, est égocentrique comme pas possible, autoritaire, exigeante, inflexible... Il m'a agacé dès sa première apparition. L'ensemble de ses problèmes familiaux pour le rendre attachants n'ont pas suffi. Il m'a insupporté ! Je n'ose même pas parler du caractère de l'héroïne. Fade, inexistante.. Alors qu'elle se vante d'avoir du caractère. Un inconnu lui dit une petite phrase dans la rue et elle bouleverse ses habitudes.

D'un point de vue érotique, à chaque fois qu'on arrivait à un passage sensuel, le vocabulaire cru nous donnais envie de sauter les pages. Parce que oui, ça s'étale sur des pages et des pages. A moins que ce soit l'impression que ça a donné (la lecture à voix haute change les impressions de lectures). Copain a grincé des dents dès la première apparition de l'abréviation "Dom". Cette appropriation, ce côté propriétaire d'une tierce personne, c'est vraiment difficile à lire quand on ne partage pas le point de vue des personnages.. Loin de moi l'intention de juger, attention.

Verdict : De façon générale l'histoire et la morale m'ont donné envie de hurler. Depuis quand tout se règle par la violence ?! Terrible. Terrible. Terrible.

Bonus : Dans le cadre des discussions du club, on a un long débat sur les fameuses marques de possessions. Notamment les colliers que porte certaines héroïnes de romans. Chacun à son avis sur la question, le ton monte et là un Jules demande le silence et nous dit "Finalement, le mariage c'est la plus grande marque de possession, avec la bague comme symbole physique. Et ça va plus loin, parce que l'épouse change carrément de nom de famille, si ça ne ce n'est pas de la domination, qu'est-ce que c'est ?!" Silence dans la pièce. Il n'a pas tort. Si j'estime qu'il a raison, copain aussi, et là révélation > Copain ne fera jamais sa demande après ça...


Previously : Depuis Noël, un groupe d'amis s'est attribué une mission hautement sociologique dans l'optique de dresser une étude sur la façon dont sont traités les fantasmes dans la littérature romantique (pseudo) érotique. Il y a eu :
  • Passion sous contrat de Emily Blaine avec le plus répandu des schémas : le patron (mystérieux et ténébreux) qui s'éprend de la fragile/naïve petite assistante (ultra canon, mais qui ne se rend pas compte de son potentiel glamour). Peu mieux faire.
  • Dublin Street de Samantha Young avec la fille brisée par la vie qui tente de soigner ses tendances d'auto-destructions et bien sûr elle est inconsciente de son potentiel glamour.. J'avais adoré.
  • The boy next door de Julie Cohen avec une nouvelle perspective de la littérature romantique-érotique, parce qu'on suit l'envers du décors et on assiste en coulisse à l'écriture d'un livre érotique. Sympa et drôle.
  • Seducing Cinderella de Gina L. Maxwell avec le coach en amour. Oui, oui, ce titre a été choisi "parce qu'il aborde les phases de la séduction et les méthodes pour aboutir à son "envie"". Plus d'infos sur cette phrase entre guillemet dans l'article en question ;) #Teasing 
  • Séduis-Moi Si Tu Peux de Jennifer Crusie avec l'analyse du phénomène amoureux. Les héros ont plusieurs explications à l'amour : la théorie psy de Cynthia, celle des contes de fées de Bonnie et celle du chaos de Tony. Des approches différentes et intéressantes.
N'oubliez pas, c'est mon avis : Aimez, détestez, peu importe respectez. 
Au plaisir.

1 commentaire

  1. Je suis morte de rire devant ton avis : ta pauvre pote qui vient juste de se mettre en couple, ça devait être folklorique ! ^^
    Je dois dire que je n'ai jamais testé la lecture à voix haute avec quelqu'un (juste de la poésie avec un ami au lycée =) ) mais avec mon copain tu me donne une idée... =)
    Bon je pense que je tenterai de lire cette série que j'ai trouvé en occasion à 3 euros le tome, pour voir ce que cela donne mais sans grande conviction.
    Par contre, point bonus pour ton ami Jules parce que je suis entièrement d'accord avec lui !

    RépondreSupprimer

Sur Instagram

© Hors les murs. Design by Fearne.