9 juin 2016

Le Cœur de l'ombre de Laura Iorio, Marco D'Amico et Roberto Ricci


Résumé : Luc a 10 ans, et il a peur de tout, surtout de l'Uomo nero, sombre héros d'une berceuse que lui chante sa grand-mère italienne. « Idioties ! » s'exclame son père. Pourtant, Luc n'a peut-être pas tort d'avoir peur... Avec ce one shot, Marco Cosimo d'Amico nous plonge au tréfonds de nos terreurs enfantines. Un voyage entre le merveilleux et l'univers des cauchemars que Roberto Ricci et Laura Iorio mettent en scène comme un théâtre d'ombres aux ambiances fantasmagoriques.

Avis : 
Un délicieux moment de lecture portée par une belle histoire et surtout, surtout un dessin, une mise en couleur, un jeu de case et de perspective à tomber à la renverse ! Whaouw, dès les premières pages, je suis irrémédiablement tombée amoureuse de ce canon absolu et il me tarde de découvrir les autres travaux des auteurs.

Une lecture dépaysante, oui, oui, très loin des sentiers battus, dans le monde effrayant des ombres où l'on croisera El Cucuy, le Croquemitaine, le Boogeyman, le Bunyip, les Djalus en suivant l'Uomo Nera et Luc. Le courageux et brave Luc. Un jeune garçon de 10 ans, qui a peur de tout, même de son ombre..

Luc, bon gré mal gré, va se lancer dans une quête pour répondre à une question : pourquoi les ombres peuvent-elles le toucher. Cela va le mener dans un voyage vers la délivrance de chacune des ses peurs et vers son accomplissement. Une aventure merveilleuse. Un fabuleux conte initiatique. 

C'était fabuleux, c'était incroyable de le voir équilibrer ses peurs et se réaliser.

Cette BD nous offre, une analyse très fine des "catalyseurs de peurs". J'ai trouvé le parallèle entre les peurs traditionnelles/ ancestrales avec les figures des folklores et les peurs diffusées "par les boites" et les "médias de la terreur" qui répercutent la peur d'un bout à l'autre du monde directement dans les salons des gens, très intéressant.
Les deux alimentent les phobies comme un cercle vicieux. Résultat : on inculque les peurs et on se berce dans les craintes. Les peurs qu'on cultive deviennent des terreurs, dont on n'arrive plus à se défaire.

Sans être moralisateur, on quitte de cette BD avec une leçon forte en tête : même dans les moments les plus sombres, il ne faut pas perdre espoir, la lumière est toujours à notre portée.

Une BD douce, délicate et touchante.

Un coup de coeur renversant !

2 commentaires

  1. Je note, déjà j'adore la couverture et l'idée me plaît beaucoup, moi qui avait très peur des ombres et du noir étant enfant =)

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    1. Tu vas adorer, l'album est d'une beauté *soupir*
      De mon côté depuis sa lecture, je suis à la recherche de mes peurs, et pour l'instant, je ne trouve pas.. à mon prochain passage chez mes parents, je nne manquerai pas de demander xD

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