1 juin 2017

Je dis : BD #21


LIBREMENT INSPIRÉ DU RENDEZ-VOUS "C'EST LUNDI, QUE LISEZ-VOUS ?"
JE VOUS PROPOSE, CHAQUE JEUDI, UN NOUVEAU RÉCAP' HEBDOMADAIRE
DE MES LECTURES DE BANDES DESSINÉES, DE MANGAS ET D'ALBUMS !

QU'AI-JE LU LA SEMAINE PASSÉE ?




  • Little Yu, tome 1 de Da Xia :
De l'auteur, j'ai lu et adoré la série "Princesse Vagabonde" (dont j'attends la suite avec impatience). Après ma lecture du premier tome, quand j'ai demandé les suivants pour Noel, j'ai également glissé dans ma WL, le premier tome de Little Yu. L'idée était de confronter mes impressions et mon point de vue du travail de l'auteur à une nouvelle série.

Une initiative que j'ai eu du mal à concrétiser jusqu'au bout. En effet, vu mon engouement amoureux pour la Princesse Vagabonde, sortir Little Yu de ma PAL a été une véritable prouesse de courage ! J'avais des appréhensions et surtout une peur très franche de la déception. 

Verdict ? L'auteur nous propose ici une histoire tout en douceur, poésie et sagesse. Celle de la petite Yu qui s'installe à la campagne avec ses parents. Pendant que ces derniers sont au travail, elle furète, s'aventure, se perd, fait des rencontres et s'émerveille de cette nature entre rêve et réalité dont elle ne connaît rien. 

Face à la Princesse Vagabonde, Little Yu correspond davantage à mes goûts et mes attentes en terme de lecture, il me tarde de lire les suivants pour savoir ce que l'auteur nous réserve. Mais, il est sûr que je suis déjà complètement sous le charme.. Les dessins sont du même acabit que dans la Princesse vagabonde : de toute beauté ! #JeSuisAmoureuse

Lors de notre rencontre IRL avec @Nintendark et @Api_Apichua, ils m'ont offert ce petit manga (qui cache une suite de 14 tomes) pour lequel ils sont d'accord tous les deux : il est tip-top ! 

Ce premier tome est une bonne entrée en matière, je ne compte pas les éclats de rire que j'ai eu ! 
C'est l'histoire de Seishû Handa, un maître calligraphe de renom qui s'exile sur une petite île après avoir dérapé publiquement. Sa mission ? Améliorer sa pratique de la calligraphie, la rendre plus spontanée et originale. 
Il s'imagine se retirer dans un environnement solitaire, loin de tout et de tout le monde.. Et bien, il est loin, tellement loin du compte. Dès son arrivé sur l'île, une flopée de personnages va se mettre à graviter autour de lui. Des personnages plus drôles, les uns que les autres. Évidemment, la petite Naru est ma favorite. 

Il va découvrir avec bonheur les joies des petits villages : propagations des rumeurs à la vitesse de l'éclair, mais aussi et surtout l'entraide, les amitiés sincères et le soutien sans faille pour les petites et les grandes choses de la vie.

Ce manga, ce sont des scènes de la vie de tous les jours où se mêle humour et questions existentielles sur l'identité. Avec par exemple, le jeune voisin, qui ne fait pas suffisamment d'effort pour être satisfait de ses résultats. Ou encore, Seishû Handa en pleine quête de soi par le biais de son talent. Il est doué, pourtant, il va devoir réapprendre à concevoir, revoir son processus de création artistique, abandonner le classique pour des créations portées par l'amusement.

Des questions intéressantes et pertinentes. Vivement la suite ! 

Des bouts de relations amoureuses dans toutes leurs complexités, associées à des astuces, des réponses (à base de violence) proposées par l'auteur. Je dois dire que c'est une lecture qui m'a laissée septique. Elle est certainement à prendre au 36 degrés, toutefois, il me manque des jalons d'humour pour rire de ce type de propos. 

Dommage, le dessin est phénoménal ! L'auteur à un don pour rendre le mouvement. J'étais complètement soufflée.

L'auteur nous propose ici l'adaptation d'un récit publié sous forme de feuilleton. Un récit jamais achevé. 

Il s'agit du parcours de la petite Shôko, une orpheline de guerre dans le Japon d'après-guerre. Sa survie est entièrement motivée par la vengeance et la colère. Ceux qui lui ont fait du mal, ceux qui ont fait du mal à ses proches.. Personne n'est à l'abri. Loyale, farouche et intrépide... Elle m'a soufflée par sa schizophrénie : tantôt courageuse et rancunière, tantôt naïve et insouciante ! 

L'auteur propose une histoire d'une tristesse sans fond et pourtant sans concession avec notamment des scènes de violences insoutenables. C'est bouleversant. Il n'y aura jamais de suite, et pourtant, je souhaite le meilleur à cette petite que la guerre a privé de tout. 

  • Brigade des mineurs : immersion au coeur de la brigade de protection des mineurs de Raynal Pellicer et Titwane
J'ai pris mon temps, j'ai rationalisé ma lecture (un chapitre par week-end), mais voilà la dernière page est tout de même arrivée. Cette immersion de quelques semaines au sein de la brigade de protection des mineurs est très certainement l'album le plus sombre du triptyque, le plus bouleversant, le plus canon ! 

Le dessin est toujours aussi majestueux et le propos est toujours aussi intéressant et pertinent avec une petite touche d'humour (quand c'est possible, évidemment). C'est un bel hommage à ces équipes confrontées aux pires horreurs. 

  • Imbroglio de Zerocalcare
Après Kobané calling, quand j'ai découvert que l'auteur avait complété son propos par un petit fascicule, je n'avais qu'une hâte le découvrir. Problème de stock chez mon libraire, je l'ai finalement acheté lors de ma petite excursion parisienne.

Quelques pages pour remettre à niveau la situation politique en Syrie, après la sortie de la bande dessinée.. Quelques pages, qui elles sont aussitôt obsolètes. L'auteur le dit lui-même dans son introduction, tout va trop vite.. En Syrie et dans le reste du monde. Résultat, le temps de dessiner sa planche et op, il peut la mettre à poubelle. Nous voilà prévenus, pas de remise à niveau, juste un instant T de la situation. D'ailleurs, la VF a été publiée en France en mars 2017 et la VO a été initialement publiée en 2016 dans La Repubblica.

Il a une touche d'humour pour parler des drames, c'est saisissant ! 

Je lirais avec plaisir son album précédent La prophétie du tatou et j'attends avec impatience la sortie de son prochain album Oublie mon nom (septembre 2017).

Ce tome est encore plus flou que le précédent, le mystère s'épaissit la frustration aussi.. Bon sang que j'ai hâte d'avoir toutes les cartes en mains, de saisir les tenants et les aboutissants de l'histoire de la petite Sheeva, du Professeur, de sa tante. Quelques pages et je fourmille de questions !

L'atmosphère est toujours aussi tendue, le dessin toujours aussi canon et l'alliance des deux donne un ton très poétique à l'histoire. Ah, ce manga, c'est une petite beauté.


QUE SUIS-JE EN TRAIN DE LIRE EN CE MOMENT ?




QUE VAIS-JE LIRE ENSUITE ?

BONNE SEMAINE DE LECTURES ! 
AU PLAISIR.

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