7 juillet 2017

Clash, tome 2 : Passion coupable de Jay Crownover


J'ai découvert ce roman grâce à la plateforme NetGalley et les éditions Harlequin. 
Merci à vous, pour cette opportunité de lecture !

Résumé :
Une fille à papa, sans diplômes, sans travail, menteuse et petite délinquante. Avett n’a aucune illusion sur l’image que se fait d’elle son avocat bien sous tous rapports. Quaid Jackson, rasé de près, costume à deux mille dollars, sex-appeal à damner une sainte – ce qu’elle est très loin d’être –, est sans doute le seul à pouvoir lui épargner la prison aujourd’hui. Alors qu’elle s’est juré de revenir sur le droit chemin, coucher avec l’homme qui tient son avenir entre ses mains serait sans doute la plus mauvaise décision possible… Mais n’est-ce pas sa spécialité ? Si elle en est là aujourd’hui, c’est parce qu’elle a toujours été incapable de faire le bon choix…

Moi j'en dis :
Une fois encore, l'auteur poursuit sa démarche autour des apparences qui ne trompent que ceux qui s'y arrêtent, mais cette fois-ci, elle ne traite pas aux apparences physiques, elle va plus loin et s'intéresse à ces personnalités au caractère fort qui dissimulent des doutes, des craintes et des vulnérabilités.

Dans ce nouveau tome, elle nous parle d'accomplissement personnel, de réalisation de soi, de la valeur qu'on accorde aux regards des autres et de façon générale de cette recherche perpétuelle d'accréditation de ses paires, de ses proches, et même d'inconnus dans la rue sur les actions qu'on mène.

Une thématique intéressante, traitée de façon pertinente et décapante. Pour cela, elle met au service de son histoire deux personnages aussi incroyables l'un que l'autre : 

  • Avett, petit bout de femme, jeune, très jeune, d’à peine un mètre cinquante, tout en formes, aux cheveux rose pâle et dévastatrice. Elle est sa propre ennemie. Elle a une image d'elle-même déplorable, plus d'une fois, elle se qualifie de dernière des dernières, de calamité et s'auto-humilie à tour de bras. Typiquement, une personnalité toxique pour elle-même.
    Il faut dire qu'elle est rongée par une culpabilité sans fin qui la pousse dans une spirale d'autodestruction dont elle a pleinement conscience et se dit témoin de son naufrage. Elle expie une faute sans fin, à l'image de Sisyphe. Elle s’asphyxie dans un verre à moitié vide.

    Elle a fait les 400 coups, s'est fait chopper 400 fois et pourtant à chaque fois ce n'est pas pour elle qu'elle s'inquiète, mais pour ses proches et ses parents, qui la soutiennent quelles que soient ses frasques.

    "Désolé", c'est son mot favori, elle agit plus qu'elle ne réfléchit. Et quand elle agit, elle prend systématiquement la mauvaise décision. D'ailleurs, quand elle n'agit pas, quand elle joue la carte de la passivité, là aussi la vie tourne au drame.. Parce que le gros problème d'Avett, c'est surtout qu'elle ne sait pas s'entourer, résultat, elle attire les problèmes comme un aimant.

    Loin d'être fuyante, elle assume toutes ses actions, leurs conséquences et leurs dommages collatéraux, mais elle ne laisse jamais aux autres la possibilité de lui pardonner, de lui accorder l’absolution. D'ailleurs, sa spirale toxique la pousse bien loin de recherche de cette miséricorde.

    Au début du roman, elle se retrouve menottée et vêtue dans un uniforme orange.. Elle est accusée de complicité d'attaque à main armée dans un bar, et pas n'importe quel bar. Pour assurer sa défense, Asa, va mettre Quaid Jackson sur son chemin, de son côté Avett va tenter de rejoindre le chemin de la raison et bon sens.

  • Quaid, en apparence impeccable, est un homme riche, beau (au sourire, digne d'une arme interdite), sophistiqué et intelligent (noté que je n'aurai jamais utilisé cet ordre pour une héroïne). Actuellement au sommet de son art en tant qu'avocat peu scrupuleux, doué pour sortir son client de toutes les situations possibles, quitte à être manipulateur et calculateur. Une chance qu'il soit dans la #TeamAvett !
    Professionnellement, il est au top.. À quelques dossiers de passer associer dans le cabinet qui l'emploie. Personnellement, il est dans la tourmente depuis sa séparation et surtout, il est loin d'être authentique. Quaid, est surtout complètement schizophrène ! Son passé, qu'il a pris grand soin de dissimuler, et son présent se sont dissociés au point de lui donner l'impression de ne plus se connaître.. et même plus, d'avoir peur de découvrir la personnalité qui se cache sous ses signes extérieurs de richesse.

    Dans l'affaire d'Avett, il va prendre des initiatives dont il n'est pas coutumier, avoir des réactions qui le laissent perplexe et surtout s'investir plus que ne l'oblige leur relation client / avocat. À son contact, il va reprendre contact avec la vie, la vraie, celle qui fait ressentir des choses. 

Verdict : ce roman, au-delà de la romance, tout à fait suffisante cela dit, c'est aussi et surtout l'histoire de deux personnages qui vont devoir mener une bataille contre eux-mêmes, apprendre à lâcher prise et faire confiance aux autres. Une belle leçon, d'ailleurs, je garde en tête le mantra du père : les bêtises, ça fait de belles histoires à raconter !

Les infos : 
Date de parution : 31/05/2017
Editeur : Harlequin
Collection : &H
Nb. de page : 396 pages
Prix : 15.90€

N'oubliez pas, c'est mon avis : Aimez, détestez, peu importe respectez.
Au plaisir.

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