Les émois du mois #60

30 septembre 2018

LE « MOI » DE SEPTEMBRE

En chaque fin de mois, un petit recap' en facette de mes lectures ! Avec en quelques lignes mes impressions sur la "meilleure" et la "moins bonne"  lecture du mois.





Septembre,

Les défis titanesques sont derrière moi ! Néanmoins toujours pas de trace de douce routine, dont j'attends le retour avec impatience et puis même soyons fous : vivement les vacances.

Octobre, be cool, please. 

TOP

  • Frère d'âme de David Diop
La force de frappe de ce roman d'à peine 176 pages est indicible, innommable, inexprimable, indéfinissable, inénarrable. Les synonymes me manquent ! D'ailleurs pour en parler de je n'aurai pas assez de superlatif.

J'ai trouvé cette lecture absolument passionnante. L'écriture de l'auteur est riche et flamboyante. D'une originalité et d'une créativité incroyable. Sa manière de jouer avec les répétitions pour faire échos et taper encore plus fort, c'est jouissif !


  • Simple de Julie Estève
Ici, tout est suggéré, c'est au lecteur de tracer le dessin point à point. Quand finalement arrive le dernier trait, tout s'enclenche pour faire apparaître la vérité. Volontairement, je préfère ne pas en dire davantage pour permettre à chacun de rencontrer Antoine sans a priori et ainsi, lui laisser le bénéfice du doute.⠀
L'auteur nous propose ici une immersion complète dans la tête d'Antoine Orsini. Ses pensées ne sont pas toujours faciles à appréhender. Plus d'une fois Antoine m'a fait peur, mais il m'a davantage fait de la peine. Cette plongée dans son esprit est incroyable. Il n'y a aucune fausse note. C'est une véritable prouesse de la part de l'auteur.⠀
Je suis ressortie de cette lecture profondément secouée, par l'histoire, par les personnages et surtout par le travail d'écriture de l'auteur.⠀


  • A son image de Jérôme Ferrari (Actes Sud - 22/08/2018)
  • Onze jours de Lea Carpenter (Gallmeister - 06/09/2018)
Mon cerveau a été mis en pièces par ces deux romans d'une puissance incroyable, d'une beauté renversante. Je n'arrive pas à mettre des mots sur mes impressions de lecture, j'y travaille mais je sais d'avance que je ne le rendrais pas justice. 


BOF


  • La vérité sort de la bouche du cheval de Meryem Alaoui
J’ai adoré ce roman. J’ai adoré Jmiaa. Son franc-parler, sa vulgarité et sa mauvaise foi. Tout de même, je pense que l’auteur n’est pas allé au bout de son sujet. Elle a complètement occulté la réception du film par les spectateurs, bien qu’elle nous parle d’une distinction par la critique. Comme si le film avait été projeté sur une autre planète.
Au vu des vives réactions suscitées par le film « Much Loved » de Nabil Ayouch avec Loubna Abidar et Asmaa Lazrak dont le sujet rejoint « la vérité sort de la bouche du cheval » j’ai l’impression que la boucle n’est pas bouclée. Elle remplace un final en apothéose par un épilogue idyllique et peu crédible. C’est dommage.


Au plaisir.

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