#BlogLife | Juillet je voyage en livres - Arménie

9 juillet 2019


Cette année encore @Riendetelque nous propose de voyager en littérature ! 
En effet, depuis le 1er juillet, un roadtrip littéraire s’organise autour du hashtag #juilletjevoyageenlivres sur instagram. Ce ne sont pas moins de 31 participants qui ont, ou vont se joindre à cet élan pour présenter chaque jour 3 titres qui représentent un pays ! 

J’ai beaucoup hésité avant de choisir mon pays.. Oman, Madagascar, Arménie, mon cœur a balancé. Pour finalement opter pour la belle, la tourmentée, la farouche Arménie.
Pour être tout à fait transparente avec vous, ce n’est pas moi qui ai choisi, ce sont les livres ;-)

   


Pour vous parler d’Arménie, j’ai choisi : un guide, un album et un roman. Leur point commun ? Ils sont étourdissants d’originalité ! Une belle mise en bouche pour découvrir ce pays dont l’aura vous transcende quand vous y mettez les pieds. 


  • « Nazare le Brave » d’après Hovannes Toumanian, illustré par Frédéric Pontarolo (conté par de Simon Abkarian et interprété par la philharmonie de Poche de l’orchestre philharmonique de Strasbourg dans le livre-CD).
    Mon avis : Un conte arménien ou le héros n’est pas un prince charmant, un superhéros avec une cape et des pouvoirs magiques, c’est un petit bonhomme qui a peur de tout. Malgré lui, il va être entraîné dans une aventure qui le dépasse et va affronter des créatures dont l’ombre seule le terrorise. Il va s’en sortir idem (et grandit ?) grâce à...

    Je suis une grande amatrice de conte et celui-ci est sans conteste un de mes favoris. D’ailleurs, c’est également celui que mes nièces/neveux adorent que je leur raconte.

    Bonus : j’ai eu l’occasion d’écouter la mise en musique par La Philharmonie de Poche de Strasbourg. C’était évidemment fabuleux ! 

 

  • « Arménie : à l’ombre de la montagne sacrée » de Tigrane Yégavian (Nevicata - 24/03/2015)Résumé : Le journaliste et poète, issu de la diaspora arménienne, mêle souvenirs et lectures pour évoquer l'Arménie contemporaine, les traces laissées par le génocide de 1915 et la période soviétique, les relations des Arméniens avec ceux de la diaspora, etc. Avec en fin d'ouvrage, trois entretiens de chercheurs spécialistes de l'Arménie.

    Mon avis : Un guide qui va bien plus loin que ses co-disciples.
    C’est un guide de l’âme du pays, du peuple.
    Une entrée en matière dans le pays par son histoire, ses blessures et ses aspirations ; par sa culture et ses valeurs ; par ses croyances.
    Une manière de rencontrer le pays avant de fouler sa terre.
    Une autre manière de voyager.


  • « La maison dans laquelle » de Mariam Petrosyan (Monsieur Toussaint Louverture - 18 Février 2016)Mon avis : Ce roman, il mérite toute l’attention et la concentration du lecteur et paradoxalement, d’entrée de jeu il faut accepter de s’y perdre et de ne pas tout saisir dans l’instant. Accepter de ne pas avoir toutes les réponses.

    Ce roman, c’est avant tout une expérience, pas toujours agréable, pas toujours plaisante, pas toujours positive. Une expérience plutôt violente de la vie en huis clos avec des individus atypiques. Des individus qui sont là pour s’initier à la vie. Là dans cette maison isolée. Imaginaire ? Une sorte de pensionnat pour enfants et adolescents porteurs de handicaps qui s’organise autour d’une seule loi : celle du plus fort. Alors, ils se sont regroupés en bande qui rivalise de noirceurs, mais aussi de solidarité.

    L’auteur brouille volontairement la lecture avec des sauts dans le temps et surtout avec un grand nombre de personnages qui prennent un surnom à leur arrivée dans la maison et en change ; des personnages éphémères ; des personnages qui semblent détenir toutes les réponses dans leur silence. Chaque page devient une énigme qui répond à la précédente.

    Mariam Petrosyan est une virtuose de l’écriture. Il n’y a pas un mot de trop. Tout est calibré à la perfection. 

 


Je profite de cette publication pour saluer la démarche de la France, qui a, cette année, instauré une journée nationale de commémoration du génocide arménien. Évidemment, la date choisie est celle du 24 avril. « Ce même jour, en 1915, 600 intellectuels arméniens furent assassinés à Constantinople sur ordre du gouvernement. C’était le début d’un massacre qui coûtera la vie à environ 1,2 million de personnes : les deux tiers des Arméniens de l’Empire ottoman. »

Poursuivez votre roadtrip et retrouvez sur le compte de @riendetelque le récap des participations ! D'ailleurs, si vous souhaitez vous aussi prendre part au voyage et partager des titres sur un pays, n'hésitez pas à vous emparer du #juilletjevoyageenlivres !⠀

N'oubliez pas, c'est mon avis : Aimez, détestez, peu importe respectez.
Au plaisir.

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