Break the Rules de Victoria Arabadzic

18 août 2020


Résumé :
Par amour, elle est prête à briser toutes les règles...

Hayden Smith. Un nom synonyme de puissance, de violence et de danger. Un nom redouté aussi bien par les prisonniers que les gardes de l’établissement pénitentiaire où Adria vient d’être embauchée en tant qu’infirmière. Son but  : se rapprocher de Jake, son frère, condamné pour avoir vengé le meurtre de leur sœur. Mais la réalité est bien plus sombre qu’elle l’imaginait  : dans cet univers carcéral froid et cruel, seules règnent la violence et la loi du plus fort. Si elle veut aider Jake, Adria va devoir apprendre les codes de ce monde impitoyable. Et qui de mieux placé qu’Hayden Smith pour l’initier  ? Face au chef de cartel aussi séduisant que manipulateur, Adria va devoir respecter une seule règle  : ne jamais baisser sa garde…

Moi j'en dis :
J’ai terminé cette lecture péniblement. 

J’ai enchaîné les soupirs, les grognements et je n’ai pas compté les fois où les rebondissements m’ont fait lever les yeux au ciel ! Pourtant, l’histoire commençait plutôt bien avec une intrigue palpitante et un premier revirement de situation surprenant et original dans un environnement peu exploré : l’univers carcéral. Même si, honnêtement, il y a quand même de grandes similitudes avec « L’évadé » de Julie Christol. J'entends, similitudes au-delà du plot de départ à savoir l’infirmière qui craque pour le détenu qui semble le plus féroce de la prison... 

Les actions / réactions s’enchaînent vite, trop vite. Le schéma Wattpad rattrape l’histoire : l’équilibre des intrigues correspond à la dynamique classique, autrement dit : des rebondissements, des révélations et des cliffhangers, encore des rebondissements, des révélations et des cliffhangers et toujours plus de rebondissements, des révélations et des cliffhangers. Une surenchère qui finit par faire perdre en crédibilité l’histoire… mais entraîne une lecture addictive et intense.
J’ai avancé avec un pincement de culpabilité, admettant sans mal que cette lecture n’était pas d’une grande intelligence, sans une once de bon sens, mais avec l’envie de la terminer pour savoir le fin mot ! Un peu comme de regarder en douce un bout de télé-réalité en zappant. Regarder pour avoir une idée (1 minute), puis pour comprendre (5 minutes) puis pour SAVOIR (50 minutes). Évidemment, c’est une lecture de déni. Je n’assume pas l’emballement que ça provoque chez moi, mais à peine terminé = aussi vite oublié.

Mon grand problème dans cette lecture a été l’héroïne. Bon sang, elle m’a tapé sur le système. Son arc narratif est bourré de trop de choses… mais au-delà de ça, je l’ai trouvé peu crédible dans son rôle d’infirmière, sans parler de ses soi-disant compétences psy. Bouh, elle dit et pense des horreurs qui vont contre tous les principes et valeurs incarnés par sa profession. Par ailleurs, elle est passive, terriblement naïve et malléable. Au début, pourquoi pas, mais elle aurait dû prendre de la bouteille au fur et à mesure des pages. Elle est ébranlée par un rien, par contre, les gros chocs (kidnappings en pagaille) et elle n'est jamais en PLS ?!! Franchement les dernières pages m’ont poussé dans mes retranchements tant j’étais frustrée par ses bêtises, ses tourments et ses tergiversations.

Face à elle, le héros est un truand, un vrai, sans circonstances atténuantes. Pour la première fois, je ne vois pas dans l’histoire une romance, mais un bon syndrome de Stockholm. Si vous avez des doutes, relisez le début de l'histoire ! Il se découvre une conscience au contact de l’héroïne grand bien lui fasse (et encore, il faut pousser mémé dans les orties)… en attendant, aucun regret, aucun remords. Ça dit quoi d’un point de vue psy ça ?

C'est sans doute la première fois de l'année que je me réjouis d'un triangle amoureux... mais évidemment, il est balayé par le plus grand des hasards. #FacePalm

Verdict : Difficile d’être en phase avec l’histoire quand je ne le suis pas avec l’héroïne, c’est mon credo. Alors quand l’auteur boucle en 30 pages l’intrigue principale, et en plus, sans nous en dire davantage dans l’épilogue… Ça sent le tome compagnon, mais cette fois-ci, sans moi.

Les infos : 
Date de parution : 01/07/2020
Editeur : Editions Harlequin
Collection : &H
Nb. de page : 450 pages

N'oubliez pas, c'est mon avis : Aimez, détestez, peu importe respectez.
Au plaisir.


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