
Résumé :
Mon avis :
Avant d’entrer dans le vif du sujet, il convient de rappeler que ce livre s’adresse à un lectorat averti en mesure de mettre une distance entre ce qui est présenté et la réalité. Ici, il n’est pas question d’une quelconque apologie de la violence ou des relations toxiques. Cette fiction décrit des relations évidemment problématiques, où la violence est omniprésente, la notion de consentement est inexistante. Cela dit, il ne s’agit pas de la juger ou de la comprendre (autant stopper les vagues avec ses mains), il s’agit d’apprécier (ou non) la façon dont l’auteur imagine cette histoire et la raconte avec ses tenants et ses aboutissants. Ses enjeux et ses dommages directs et collatéraux.
J’ai commencé ce tome intermédiaire avec l’idée d’avancer dans mes séries en cours et c’était satisfaisant de le lire d’une seule traite : il faut dire que c’est très court !
On retrouve deux personnages déjà aperçus dans le tome précédent, mais honnêtement je ne me souvenais plus vraiment d’eux. L’histoire devait être une aventure sans lendemain. Sauf qu’il y a un détail que l’héroïne n’a pas révélé tout de suite, elle était vierge. Bishop Bohanan devient son premier partenaire et à partir de là il décide qu’il sera le seul. Et il n’envisage pas qu’elle puisse refuser...
On est clairement sur une romance dark dans un univers mafieux.
Mais le thème central m’a mise mal à l’aise. Pour lui, c’est de l’"instant-obsession". Le fait qu’elle soit vierge semble déclencher chez lui une forme d’appropriation. Je me suis demandé si sa réaction aurait été la même sans cet élément ?
L’héroïne, elle, est au début de son indépendance. Elle s’apprête à prendre son propre appartement, elle construit doucement sa distance avec son milieu. Sa famille est stable, aimante, loin des clichés habituels liés à la mafia. Il n’y a ni cris ni reproches, juste un cadre solide. Et lui vient bousculer et tenter de freiner l’autonomie qu’elle cherche à construire ? Alors ok, il va lui faire une démonstration de force de sa capacité à lui laisser de la liberté… mais wow, quelle chaîne longue il lui montre !
Je ne sais pas exactement quel message l’autrice a voulu faire passer avec cette dynamique.
J’aime beaucoup son travail d’habitude, mais ici je n’ai pas adhéré.
C’est dommage, parce que j’en attendais plus malgré le format court.
Au plaisir.









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