6 mars 2014

Virtuosity de Jessica Martinez

Résumé : 
Deux virtuoses.
Le concours de violon le plus prestigieux qui soit.
Une seule place.

Équation fatale surtout quand une inconnue de taille s'en mêle : les sentiments.

Carmen a tout pour réussir et remporter le prestigieux prix Guarneri. Elle n'a pas le droit à l'échec. Seulement, Carmen a beau être violoniste, elle ne déchiffre plus la partition de sa vie. Et ce depuis que Jeremy, son rival le plus dangereux, mais aussi le plus séduisant, a croisé sa route.

Carmen pourrait bien y perdre beaucoup plus que sa réputation de musicienne ...

Première phrase : 
Le balcon me glaçait la joue.

Dernière phrase : 
J’avais le choix.

Le paragraphe : 
- On devrait éviter de devenir amis, tu sais, décréta-t-il sans conviction.Il ne semblait pas avoir remarqué que nos jambes se touchaient.
- Tu as sans doute raison. Dans l'immédiat, on ne fait que se balancer quelques vacheries, mais d'ici quinze jours on se détestera carrément. Ou du moins, l'un de nous.
- Je ne crois pas que je te détesterai.
- C'est parce que tu es persuadé de gagner.
- Non, dit-il avant de marquer un silence. Enfin, oui. Je suis certain de remporter le prix. Pourtant, même si je perdais, je ne pense pas que je pourrais te détester.

Moi j'en dis : 
Tomber sous le charme d'une couverture et acheter le livre.. voilà comment ma PAL a atteint les 300 titres en attente.. C'est de cette façon un peu hasardeuse que Virtuosity à rejoint ma PAL. Et il faut dire que le hasard est souvent bon conseil, parce que j'ai vraiment passé un chouette moment de lecture.

Carmen est une jeune fille de 17 ans. Loin d'être une ados comme les autres, c'est une virtuose, une des meilleurs violoniste de sa génération. En apparence sa vie est passionnante : elle voyage de continents en continents pour ses concerts, elle se produit avec les meilleurs, est adulée par ses pairs et est au contact d'une élite qui apprécie autant qu'elle la musique classique.

Elle s'apprête à faire son entrée dans la fameuse école privée New-Yorkaise The Juilliard School, mais avant ça, il lui reste à participer à un concours, celui du prix Guarneri qui "offre une somme de cinquante mille dollars, le prêt pour quatre ans d'un violon du célèbre luthier Guarneri del Gesù, fabriqué en 1742, et la possibilité de se produire avec des orchestres du monde entier". Bon Carmen, elle s'en fiche un peu de tout ça, elle joue déjà avec un instrument qui vaut un million deux cent mille dollars... Ce qu'elle souhaite c'est gagner pour ne pas perdre la face, pour se prouver qu'elle peut y arriver et aussi le prouver à sa mère.

Sa mère, Diana, est également son manager, ainsi la pression, le stress et la compétitivité démarrent au petit-déjeuner et se prolonge jusqu'au coucher. Impitoyable. Il faut dire que Diana à presque des circonstances atténuante, c'est une ancienne chanteuse d'opéra qui après avoir touché les étoiles, s'est écrasée brutalement. Du coup, elle fait un transfert de sa carrière avortée sur celle de sa fille, mais sans les encouragements. S'ajoute à sa terrible mère, un prof de musique tyrannique et lunatique qui pousse les répétitions jusqu'aux larmes.

Dans ce contexte, j'ai vraiment attendu le moment où Carmen finit par craquer. Et voilà qu'elle se rajoute une nouvelle pression : dresser un profil de son concurrent. Elle va faire des recherches et même espionner le favoris du prix : Jeremy King.

A partir de leur rencontre, ou plutôt à partir d'une conversation (après les échanges d'insultes) Carmen va secouer son quotidien, elle va prendre du recul sur sa vie, sur sa façon de voir la musique et surtout sur sa relation avec sa mère. Elle va prendre des décisions et elle va choisir d'avoir le choix.

Verdict : L'auteur m'a fait découvrir avec beaucoup de réalisme l'envers d'un univers qui en apparence est merveilleux, plein de poésie, de délicatesse et de magie. Un milieu troublant, compétitif et malsain. Il fait presque froid dans le dos. Maintenant je verrais les artistes de mes petits concerts symphoniques différemment. C'est surtout les joueurs d'un instrument classique qui jouent un autre genre de musique que je verrais différemment. 

Plus : Une nouvelle rencontre littéraire qui atterrit direct dans mon top 10 des salopards de roman : Diana.

N'oubliez pas, c'est mon avis : Aimez, détestez, peu importe respectez.
Au plaisir.

6 commentaires

  1. Okay maintenant je comprends pourquoi tu dis que tu dois arrêter d'acheter des livres ^^ Je suis rassurée par ma PAL là ^^ Merci de me rassure :D
    En tout cas ce bouquin me donne bien envie même si à mon avis je ne vais pas pouvoir encadrer la maman. Et elle a une histoire avec Jéremy? * curieuse *

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    1. Il ne faut pas se moquer des gens malade hahaha !
      La mère est terrible, olalala terrible. Mais je crois que les gens avec ce genre de personnalité vampirisante prennent conscience de leur comportement. Plutôt que terrible, c'est surtout triste.
      Ouuuuui y a une rencontre avec Jérémy, mais je ne dirais rien de plus ;)

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  2. Comme toi, j'aurais craqué rien qu'en voyant sa couverture. Et à cause de ta chronique, maintenant ! C'est un monde dont j'ignore tout, mais je ne serais vraiment pas contre de voir l'envers du décor. Merci pour la découverte :)

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    1. C'est très surprenant comme découverte ce milieu, vraiment je m'en remets à peine. J'ai toujours vu le classique et les concerts comme de la pure distraction... ne jouant aucun instrument je vais à ce type de concert pour la beauté des mélodies, et découvrir que les joueurs méprise un peu ce type d'auditeurs... hmm vraiment je m'en remets à peine.

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  3. Je me suis limitée à lire le résumé et ton verdict et je dois dire que ça me donne bien envie de découvrir ce livre.
    Ce n'est pas comme ça que nos PAL vont réussir à diminuer.

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    1. Heeey je crois que c'est le bon truc pour s'éviter les spoiler !!
      Dire que y a des gens avec des PAL de 5 livres... Honte à nous

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