Les émois du mois #59

8 septembre 2018

LE « MOI » d'Aoüt

En chaque fin de mois, un petit recap' en facette de mes lectures ! Avec en quelques lignes mes impressions sur la "meilleure" et la "moins bonne"  lecture du mois.



Août,

C’est un mois compliqué. 
Mon anniversaire le rend acerbe et la rentrée littéraire le rend succulent. 
Alors, c'est certain je suis ravie de le savoir derrière moi, mais cette année le mois de septembre me semble bourré de défis titanesques. Vivement les vacances.

Septembre, be cool, please. 

TOP

  • Vivre ensemble de Emilie Frèche⠀ 
Un roman féroce qui secoue les convenances et bouscule l'ordre établi selon lequel nul compagnon n'est censé critiquer l'enfant issu d'une union précédente. Et il ne s'arrête pas là, il fait office de brise-glace du vernis social qui s'est installé après les attentats de Paris le 13 novembre 2015 et notamment de la récupération politique du "vivre-ensemble". Il nous parle aussi de la crise migratoire en Europe, de la banalisation de l’islamophobie, de la peur de l'autre et de la colère envers l'autre.⠀
Ce roman il a la poigne et férocité de "Il faut qu'on parle de Kevin" de Lionel Shriver. C'est un roman social par excellence et dans le même temps, il dépasse le genre. Il fait plus que rapporter notre société, nos comportements en collectivité et nos rapports entre individus, il dénonce et critique sans fard les dérives et leurs effets. C'est audacieux, et c'est succulent !⠀

  • Confessions d'une cleptomane de Florence Noiville⠀
Valentine de Lestrange, l'héroïne de ce roman, n'est pas que la femme d'un ministre, elle est une historienne d'art reconnu par ses pairs. Bien que les finances de son mari lui permettent de mener une vie oisive, elle parcourt le monde de long en large à la recherche d'un nouvel artiste à couver. Loin de s'ennuyer, elle mène une vie qui la satisfait pleinement. D'autant plus que ses allées et venues lui permettent de s'adonner à une manie qu'elle partage avec sa mère, qui elle-même la partageait avec sa propre mère : la cleptomanie.⠀
Qui vole un oeuf vole un boeuf ? Valentine nous explique sa philosophie, ses codes, ses principes et sa ligne de conduite. Elle nous raconte quelques-uns de ses larcins aussi, ses méthodes et ses techniques. Et surtout, surtout, elle démêle pour nous le pourquoi du comment elle, cette femme loin du besoin, vole ! ⠀
Jusqu'au moment où sa vie se met à trembler rien qu'à l'idée que sa déviance soit dévoilée. ⠀
Ce coup de cœur je n'ai pas vu venir et je ne dirai même plus, je n'ai pas vu grossir à mesure que j'avançais dans ma lecture. Le sujet de ce roman a poussé ma curiosité à son paroxysme. L'auteur fait plus que nous parler d'une manie, elle nous permet d'explorer intelligemment une facette du psychisme humain et nous offre également une belle leçon sur les apparences trompeuses en allant jusqu'à introduire un nouveau phénomène : la cleptocratie. ⠀

  • Une longue impatience de Gaëlle Josse
Un roman qui raconte le couple mère-fils quand il est séparé. Un roman d'une tristesse redoutable sur l'attente et sur la force de l'espoir. Un roman d'une beauté indicible. 


BOF

  • Babylone Express de Mathilde-Marie de Malfilatre : 
Dire que j'ai déchanté, c'est peu dire. Je n'ai eu aucune affinité : ni avec le personnage, ni avec l'histoire, ni avec la façon dont c'est écrit et raconté. Après avoir lu des avis élogieux d'autres lecteurs, je réalise que mes attentes étaient peut-être trop grandes, tout simplement. Autrement ce n'est pas lui, c'est moi.


Au plaisir.

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