La librairie des rêves suspendus de Emily Blaine

5 juillet 2019


Résumé :
Entrez dans un monde où tout devient possible…
Sarah, libraire dans un petit village de Charente, peine à joindre les deux bouts. Entre la plomberie capricieuse de l’immeuble, les murs décrépis et son incapacité notoire à résister à l’envie d’acheter tous les livres d’occasion qui lui tombent sous la main, ses finances sont au plus mal. Alors, quand un ami lui propose un arrangement pour le moins surprenant mais très rémunérateur, elle hésite à peine avant d’accepter. C’est entendu  : elle hébergera Maxime Maréchal, acteur aussi célèbre pour ses rôles de  bad boy  que pour ses incartades avec la justice, afin qu’il effectue en toute discrétion ses travaux d’intérêt général dans la librairie. Si l’acteur peut survivre à un exil en province et des missions de bricolage, elle devrait être capable d’accueillir un être vivant dans son monde d’encre et de papier…  Une rencontre émouvante entre deux êtres que tout oppose mais unis par un même désir  : celui de vivre leurs rêves.  

Moi j'en dis :
En lisant le résumé du roman, j’ai eu peur. Peur que l’auteur nous propose un réchauffé de son roman « Les filles bien ne tombent pas amoureuses des mauvais garçons »... le star-system, le bad-boy autodestructeur. Et, évidemment, pas du tout.

L’histoire c’est celle de Sarah, libraire de livres d’occasion en Charente. C’est une force tranquille. Elle est solaire tout en étant d’une timidité maladive. La vie ne lui a pas fait de cadeaux et malgré tout, elle mène son petit bonhomme de chemin sereinement. Chemin qui n’aurait pas dû croiser celui de Maxime Maréchal, l’acteur désabusé, coureur de jupons accro à l’adrénaline (surtout celle avant d’utiliser ses poings). Mais voilà, elle a besoin d’argent et lui d’effectuer des travaux d’intérêt général loin des flashs des paparazzis.

Évidemment, ce n’est pas dans la joie qu’ils démarrent leur cohabitation. La mauvaise humeur de Maxime ne les met pas sur la même longueur d’onde. Et pourtant, pas à pas (tout en reculant de deux pas régulièrement), Sarah va l’apprivoiser à coup de rougissement et de regard fuyant et une drôle de complicité va naître entre eux. Une complicité très touchante où Maxime pourra partager un peu du désespoir qu’il traîne dans sa bandoulière.

Verdict : L’auteur nous propose ici une histoire plaisante sur la puissance de l’Amour, notamment celui sans faille des proches qui sont toujours là pour cacher un cadavre. C’est aussi une histoire de confiance, d’acceptation du soutien des autres.

Bonus : 

Tout de même, pour chipoter, je dois dire, que je trouve la fin du roman un brin expédiée. Deux points m'ont particulièrement gênée.

  1. La vente d'une bibliothèque par une collectivité à un particulier... Et cela en si peu de temps ? Bon. Pourquoi ne pas avoir choisi une reprise de librairie ? Avec une géolocalisation dans les livres offerts par Maxime, style Bookcrossing ?
  2. C'est un sujet qui me touche particulièrement en ce moment : pourquoi c'est Sarah qui rejoint Maxime à Paris ? Entre ces mille et un tournages le mec n'est jamais là alors autant laissé Sarah dans son cocon, non . Elle y gagne quoi . Et puis est-ce crédible de lui faire tirer un trait aussi facilement sur la librairie de sa grand-mère ?

Les infos : 
Date de parution : 05/06/2019
Editeur : Editions Harlequin
Collection : &H
Nb. de page : 324 pages

N'oubliez pas, c'est mon avis : Aimez, détestez, peu importe respectez.
Au plaisir.


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