Dollars, Tome 1 : Pennies de Pepper Winters

7 avril 2020


Résumé :
Autrefois, quand j’avais dix-huit ans, j’étais étudiante en psychologie.
Maintenant, je suis la propriété d’un homme.
Volée et vendue, je suis couverte de bleus depuis le jour où mon monde a changé, il y a deux ans.
Je souffre en silence, je brûle de retrouver ma liberté.

Et puis, il est arrivé.
Elder Prest, le seul homme qui me regarde et qui me voit. Le seul qui soit plus cruel encore que mon maître.
Il me veut pour des raisons que je ne comprends pas.
Il me prend l’espace d’une nuit, puis il s’en va sans un regard en arrière.
Jusqu’à ce qu’il revienne.
Et que la vie devienne bien plus compliquée.

Moi j'en dis :
L’histoire c’est celle de Pim, une héroïne intelligente et déterminée à qui la vie avait promis un bel avenir. Mais cela, c’était avant qu’elle se retrouve entre les mains d’un bourreau de la pire espèce, après avoir été kidnappée, séquestrée et vendue comme esclave sexuelle. Un drame.

Sans faire d’étalage ostentatoire de la violence que l’héroïne subit, grâce à des stratagèmes subtils d’ellipse, l’auteur parvient à faire transpirer chaque page de douleurs.
D’ailleurs, c’est un véritable supplice de découvrir le décompte de jours qui passent, quand une ellipse nous épargne la peine, le désespoir et la terreur de l’héroïne.

De page en page, l’auteur fait monter en pression du côté du lecteur une haine pour le bourreau et du côté de l’héroïne une résignation à l’idée voir apparaître une étincelle au bout du tunnel. Quand finalement le tunnel, plutôt que de s’éclairer, bifurque et laisse à l’héroïne un choix cornélien, tomber de Charybde en Scylla​. Un drame.

Ici, il n’est pas question de séquestration déguisée en romance. À aucun moment, l’auteur ne tombe dans, ne serait-ce que les prémices, du syndrome de Stockholm. *Spoiler* l’amorce d’une « romance » n’intervient que dans la dernière partie du roman, et n’inclut pas du tout le bourreau de l’histoire. *Spoiler*. D’ailleurs, je préfère en rester là dans la lecture de cette série, avant qu’elle dérape vers l’inconcevable.

Verdict : À ce jour, « Pennies » est très certaine la Dark-romance la plus sombre que j’ai eu l’occasion de lire (exception faite de « Captive in the dark » de C.J. Roberts, qui est hors grille de lecture), mais aussi la plus complexe et la plus originale, dans le sens premier du terme, c’est à dire qu’elle ne ressemble à aucune autre. L’histoire est audacieuse et anticonformiste. L’auteur s’émancipe des codes mêmes de la dark-romance, pour une histoire proche du roman noir et du thriller psychologique.


Les infos : 
Date de parution : 24/10/2018
Editeur : Editions Milady 
Nb. de page : 448 pages

N'oubliez pas, c'est mon avis : Aimez, détestez, peu importe respectez.
Au plaisir.


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