​C'est lundi que lisez-vous ? #189

16 juillet 2018


Rendez-vous repris et organisé par Galleane.
Le principe est simple et sympa, chaque lundi le blogueur
qui se prête au jeu doit répondre à trois questions :


Morosité pré-anniversaire est bien installée depuis le mois de juin. Je n’ose pas regarder depuis quand je n’ai pas publié de C’est Lundi que lisez-vous. Mais d’un autre côté, je lis à peine, alors, j’avais de bonnes raisons de sécher.


QU'AI-JE LU LA SEMAINE PASSÉE ?


  • Textrovert de Lindsey Summers (M. Lafon - 11/05/2017)
Keeley et Tavin, deux élèves de terminale dans des lycées différents, ne se connaissent pas et pourtant ils vont devoir coopérer ! En effet, la veille de la rentrée, ils se rendent à une fête foraine où par inadvertance ils vont intervertir leur téléphone, sans se croiser.

L'inversion de leur portable les oblige à communiquer le temps de procéder à l'échange. Cette logistique comprend la transmission des appels et des messages reçus sur leurs portables respectifs. Rapidement, leur communication par défaut dérape sur une complicité avant d'aboutir à une rencontre IRL. Là, les personnalités se révèlent et nos deux héros bataillent avec des secrets et des non-dits qu'il était aisé de dissimuler par téléphone.

J'ai apprécié davantage cette intrigue à celle de PhonePlay, où l'équilibre entre les personnages n'était pas respectée. Ici, Keeley et Tavin ne se connaissent pas tous les deux. Leurs échanges sont naturels et sincères.

Évidemment, en grande parano, j'ai soupçonné Tavin de tout et de n’importe quoi jusqu’à la dernière page. Définitivement, je crois que les correspondances entre inconnus qui débouchent sur une rencontre font surgir tous les pires scénarios dans mon esprit ! 

  • Palestine de Hubert Haddad (Zulma - 23/08/2007) | Prix des Cinq Continents de la Francophonie 2008. Prix Renaudot poche 2009.
Acheté il y a mille ans, commencé dans la foulée puis interrompu parce que trop juste, trop intense et donc trop de résonance. En 2012, j’ai laissé un petit ticket de caisse en guise de marque page dans l’idée de reprendre ma lecture rapidement. 5 plus tard, d’un coup, j’ai eu envie de savoir le fin mot de l’histoire. Je savais exactement où je m’étais arrêtée, où en étaient les personnages, mais j’ai recommencé ma lecture depuis le début, arrivée à mon marque-page, j’avais à nouveau envie de m’offrir une pause, mais non, je l'ai terminé et bon sang, quelle œuvre, quelle histoire. 

L’histoire c’est celle d'un jeune soldat israélien prit en otage alors qu'il était en patrouille en dehors de son temps de service. Il ne devait pas être sur place, il n’est donc réclamé par personne. S’il n’est pas réclamé il n’a pas de valeur, s’il n’a pas de valeur autant s’en débarrasser. 

Il sera pourtant recueilli par une famille palestinienne où il sera invité à remplir un vide. Le vide va se transformer en acculturation psychologique. Je n’en dis pas plus.

Bonus : Dans ma PAL, j'ai un autre roman abandonné pour les mêmes raisons et de la même façon, il y a tout autant de temps : Le poète De Gaza de Yishaï Sarid ! Je sais exactement où j'ai abandonné les personnages, je les retrouverai peut-être bientôt. En attendant, j'ai acheté du même auteur "une proie trop facile" qui me semble encore plus bouleversant si c'est possible. 

  • Or et nuit de Mathieu Rivero (Les Moutons électriques - 02/04/2015)
En grande amoureuse des milles et une nuit, quand j’ai découvert ce roman lors d’un live YouTube de Treky en début d’année. Je n’ai pas hésité une seconde en l’achetant, d’autant plus que le roman faisait l’objet d’une lecture commune programmé pour le mois de juin. Depuis mon achat, jusqu’à la lecture commune j'ai trépigné d’impatience ! 

Quand enfin, elle est arrivée.. j’ai déchanté ! C’est entièrement de ma faute, je ne sais pas me détacher de l’œuvre originale dans le cas des adaptations. 

J’ai lu ce roman avec plaisir, toutefois il y a eu des hauts et des bas. Je n’ai pas adhéré à certains rebondissements, notamment un qui couve entre nos héros dès le départ et qui est tout bonnement agaçant. Ensuite, j’ai trouvé que certains personnages étaient amené dans l’intrigue puis sous-exploité. J’ai eu deux ascenseurs émotifs avec deux légendes du monde oriental qui débarquent, pour finalement ne faire que de la figuration ! De façon générale, la galerie de personnages ne m’a pas convaincue. 

Certains trouveront la construction de l’histoire intéressante, moi ce n'est pas ce que j'en attendais : le roman commence comme un conte et se boucle en récit et ce n’est pas tout à fait les mêmes enjeux.

Néanmoins, je dois reconnaître que l’auteur s’est réapproprié l’univers du conte et il nous entraîne avec brio dans le mysticisme oriental. Il s’est également aligné sur le langage soutenu et le vocabulaire riche et chatoyant de l’œuvre originale.


QUE SUIS-JE EN TRAIN DE LIRE EN CE MOMENT ?




QUE VAIS-JE LIRE ENSUITE ?

Cette semaine, je ne m'impose pas mes lectures suivantes.
Bonne semaine de lectures ! 
Au plaisir.

Sur Instagram

© Hors les murs. Design by FCD.