Les émois du mois #71 | Septembre + Octobre 2019

1 novembre 2019

LE « MOI » de
Septembre | Octobre

En chaque fin de mois, un petit recap' en facette de mes lectures ! Avec en quelques lignes mes impressions sur la "meilleure" et la "moins bonne"  lecture du mois.



Septembre, Octobre,

L’oisiveté est plus difficile à supporter que prévu.

Novembre, be cool, please. 


Mes lectures : 

TOP 

En lectrice assidue de l’auteure, je dois dire que « Avec toi, je suis moi » est très certainement mon roman préféré. Il est, à mon sens, son roman le plus précis, le plus abouti, le plus parfait ! 
L’orchestration est fine et fluide. Le récit dégage de l’authenticité tant il est cohérent. Cela se ressent grâce à la narration faite de mille et un détails qui n’en sont pas. Des détails qui composent une contextualisation solide dans laquelle les personnages ont suffisamment d’espace pour évoluer. S’ajoute à cela une construction intelligente et imprévisible ! J’ai avancé de surprise en surprise. Chaque rebondissement m’a ravie en plus de me surprendre.

En grande fan de l’auteur, j’ai attendu cet album avec impatience et c’est avec un immense plaisir que j’ai retrouvé Chadia qui continue à nous conter les aventures truculentes de sa famille nombreuse ! Cette fois-ci, elle pioche dans les souvenirs d’un de ses voyages en Tunisie. Celui durant lequel sa famille pose les premières pierres de ce qui deviendra leur résidence secondaire au pays. Un projet auquel ils seront tous associés alors que clairement leur seule ambition était de parfaire leur bronzage.
Chaque vignette de cet album transpire la sincérité, l’amour et la tendresse. Au-delà des souvenirs que l’auteur partage avec nous, j’ai eu l’impression qu’elle adressait à ses proches une déclaration d’amour. Une déclaration bourrée d’humour, saupoudrée d’une touche de mysticisme.
Dire que j’ai adoré cet album c’est peu dire. J’ai ri à gorge déployée. J’ai souri à m’en faire mal aux zygomatiques. J’ai eu les larmes aux yeux. Il m’a fait l’effet d’une madeleine de Proust. Il m’a entraîné dans une mélancolie joyeuse que je me suis empressée de partager avec mes proches en leur envoyant quelques planches en photo. Bon sang, je repense à certaine vignette et immanquablement je suis proche de la crise de fou rire/de larme.

Dans cet ouvrage courageux et fort à-propos, deux philosophes, d’obédience différente, sont invités à questionner l’Islam. « La controverse » nous propose ainsi, une conversation spontanée autour de questions fondamentales, essentielles et déterminantes sur l’Islam et sa genèse, et aussi autour de petites et grandes questions du quotidien. 
L’échange est proposé sous la forme d’une conversation. Ce qui rend le dialogue spontané et vif. Bien que j’ai adoré cette dynamique, j’aurai préféré une construction plus académique, avec par exemple une réponse argumentée et précise apportée par chaque philosophe, accompagnée d’un échange, lui spontané sur leur position. Afin de leur donner l’occasion de développer des réponses complètes, sans être orientés par le propos de l’autre et risquer des digressions, tout en débattant sur les points de discordes. 
Bien que le propos soit pertinent et intéressant (et passionnant) d’un bout à l’autre, j’ai été frustrée plus d’une fois par la tournure que prend l’échange entre joutes verbales et combat de coqs sur le mode : vous avez tort et j’ai raison / j’ai encore plus raison que vous. Néanmoins, il devient, à mon sens, une référence sur le questionnement factuel de l’Islam, sa conciliation et ses contradictions avec la modernité. Sans fard, sans faux-semblants et sans langue de bois les philosophes répondent en se basant sur le Coran, la Sunnah et la vérité historique.

BOF

Une histoire sympathique et charmante.
La narration est portée par Alexis, l’héroïne. Elle est sans conteste la force de ce roman. Entière, franche et honnête, elle est aux antipodes des héroïnes dont on a l’habitude dans la romance. Elle est imprévisible : ses prises de paroles font mouche à chaque fois. Elle est surprenante et attachante. Le pragmatisme avec lequel elle aborde les crasses de son passé m’a donné envie de lui faire un énorme câlin. Câlin qui l’aurait terriblement mis mal à l’aise !
Face à elle, le héros, Matisse, est directement confronté au monde de ceux que la vie a malmenés. Il prend une belle leçon de fracture sociale. Timide et généreux ; doux et délicat... il m’a, pourtant, laissée indifférente. Sa personnalité est complètement survolée. Je l’ai trouvé fade et transparent.
Même si j’ai pris plaisir à lire la complicité naissante entre les héros je n’ai pas était convaincue par le couple qu’ils forment. 

Des Chiffres


Au plaisir.

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