Les émois du mois #67 | Mai 2019

1 juin 2019

LE « MOI » de Mai

En chaque fin de mois, un petit recap' en facette de mes lectures ! Avec en quelques lignes mes impressions sur la "meilleure" et la "moins bonne"  lecture du mois.


Mai, 

Le mois du retour ! 

Peu de lecture et pourtant j'en avais du temps avec cette succession délicieuse de jour férié, mais l'oisiveté du Pays m'a rendu hyperactive ici. Hyperactivité nourrie par la fin des saisons culturelles au théâtre, au maillon, à l'orchestre philharmonique. S'ajoute à cela un rythme intense au boulot pour compenser les absences précédentes et suivantes avec des projets plus canons les uns que les autres ! 

Je réalise que je n'ai lu que des romances... autant dire qu'il fallait de la douceur pour panser l'après-Pays. Des romances ordinaires, des romances déjantés, des romances qui m'ont donné envie de poser des questions à leurs auteurs, je n'ai osé le demander qu'à l'une d'elles Camille Lanvin, dans un article sobrement intitulé Des questions, des questions, des questions... et c'est passionnant !

Le mois de Juin s'annonce palpitant. Avant de retourner au Pays pour un nouveau séjour d’acclimatation, il est temps de partir en vacances. Cette fois-ci c'est Madagascar qui nous accueille.

Haut les cœurs !


Mes lectures : 


TOP 

Un roman entre mélancolie et exaltation.
Sous couvert d’une histoire de passion amoureuse, l’auteur nous raconte aussi, et surtout, les désarrois d’une génération qui pense avoir facilité les rapports humains grâce au pouvoir du clique et qui se retrouve malmenée dans les courants contradictoires de la communication via écran ; qui semble exiger mais finalement se contente ; qui prône la franchise et se cache derrière les faux-semblants. Une génération qui a perdu son insouciance des lendemains avec les attentats. Une génération dont le leitmotiv est : « aimez-moi, même si moi je ne n’aime pas ». 

L’écriture est incandescente : lumineuse, chaleureuse et évocatrice. Un brin pudique. Tout en finesse et en élégance. Le style est poétique et virevoltant. J’ai été complètement hypnotisé par chacun des mots. J’ai quitté Réjane, comme on quitte une amie, en lui souhaitant le meilleur. 

Ce livre est envoûtant. Il y a une véritable ambiance qui s’en dégage. 

Ce roman en plus d’être courageux, porte en lui un vrai message ! 
Il est porté par une écriture d'une grande sensibilité, pleine de délicatesse et de douceur.

L'auteur nous propose une histoire qui sort des sentiers battus. L’histoire d’une mélancolie amoureuse, l’histoire d’une quête de soi par des errements sentimentaux, l’histoire d’une reconstruction parle regard des autres.

L’histoire, les personnages, l’écriture tout est maîtrisé. 
Il n’y a pas de fausse note, pas de raccourci, pas de précipitation. L’auteur prend le temps de donner à chaque héroïne l’importance qu’elle mérite avec un arc narratif étoffé par des rebondissements et des moments de tension. 

Comme à son habitude, l’auteur ne se prive pas d’aborder des thématiques sensibles, toutes plus intéressantes les uns que les autres, et de bousculer ses personnages en les questionnant et les faisant douter.

L’écriture et la répartition de la narration sont d’une grande intelligence. L’histoire avance selon un rétroplanning qui mène le lecteur au jour J, avec une alternance des voix entre les différentes héroïnes. Avec de temps en temps un narrateur omniscient qui vient nous donner un indice sur ce qui attend nos sept femmes. Cette narration multiple permet de recoller les différents morceaux du puzzle tout en s’arrachant les cheveux de ne pas en savoir plus, maintenant, tout de suite. Cela dit, la cadence est telle qu’il est difficile d’interrompre la lecture !


BOF


Angélia méritait tellement mieux ! C'est la pépite du roman. Elle est forte, intelligente, généreuse. Bouleversante dans ses questionnements et ses doutes perpétuels. Impressionnante dans sa lutte vers la résilience. L’auteur a parfaitement construit sa personnalité, entre faille et éclat, faiblesse et bravoure. 

Dans ce roman il y a une banalisation de violence ordinaire qui est particulièrement gênante. J’ai été très mal à l’aise plus d’une fois, notamment quand la violence (verbale ou physique) était à l’encontre de femmes. Au vu du thème du roman, c’est très maladroit de la part de l’auteur. 

Des Chiffres


Au plaisir.

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